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 Homme et animal

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MessageSujet: Homme et animal    Lun 24 Oct 2016 - 22:51

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Ethan et Dorian Ortensia

On a tous une part bestiale en nous, libre à nous de l'exacerber ou non

  • Âge29 ans
  • Origine(s)Finlandais
  • sexeHommes
  • OrientationBisexuels
  • Groupehybrides Rebelles
  • métierFabricant de marionnettes et Libraire
  • Niveau socialmoyen
  • RaceRenard Polaire et Python Regius Blanc
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caractère

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Eau et feu, créateur et destructeur… On a toujours prétendu que les deux jumeaux étaient des exacts opposés. Si l’un se destinait à une analyse poussée et à une longue quête de réflexion, l’autre avait jeté son dévolu sur une vie où seule la force et l’instinct était à même de le guider. Différents, mais unis dans une complicité qui faisait d’eux des êtres complémentaires.

Dorian est l’instinctif du duo. Un peu frustre et brut de décoffrage sur les bords, on le verrait volontiers comme le bûcheron nordique un peu sauvage et ne désirant pour simple compagnie que la dureté de la nature. A dire vrai, c’est véritablement ainsi qu’il se voit dans le futur: directement au contact de la nature, à ne compter que sur lui même et sans se préoccuper pour tout et n’importe quoi. N’allez pourtant pas croire qu’il ne puisse s’intégrer à la vie moderne que lui offre la ville, Dorian sait évoluer tout aussi bien entre les immeubles qu’entre les racines noueuses des arbres. Sa manière de penser à la “Oeil pour oeil” le fait passer pour une personne dure, voir froide par moments.

Notre homme n’est pourtant pas un animal malgré la forte propension à le faire croire du fait de son hybridation. Sujet à des pertes de contrôle, dualité entre une éducation rigoureuse et un instinct animal puissant, Dorian peut se montrer protecteur envers des personnes qu’ils aime mais peut aussi recourir à une violence sadique envers les personnes qui l’énervent trop. Bipolaire? Il ne l’était pas avant, au temps où il était tout à fait humain, l’homme avait assez de patience et de sang froid pour pouvoir désarmer une bombe dans l’enfer d’une guérilla. La patience est une vertu qui se fait rare chez lui, tout comme l’empathie. Oui, si Dorian a quelque chose à dire, il vous le lancera à la gueule même si la situation ne s’y prête pas.

Bien qu’il soit très nature, il semble pourtant doué d’une empathie certaine envers certaines personnes dont son frère fait partie. Bien qu’il ne sache pas toujours jusqu’où vont mener les plans de son frère, il suivra toujours ses conseils, presque aveuglement à certains moments.

Ethan est bien plus calme que son frère jumeau. La force tranquille, qui prend le temps de penser à la meilleure manière de faire avant d’agir, ne laisse rien au hasard. Pour lui, le concept de doute n’est présent que pour amorcer une action de réflexion afin de présenter la meilleure solution. Tout jeune, il démontrait déjà un caractère analytique poussé qui lui valait de passer pour le grand frère du duo. Sérieux, discipliné et calme, voici comment décrire Ethan. Il tient de sa mère le calme et enjoué qui le rendent très populaire auprès des étudiantes et très apprécié des professeur lorsque Dorian lui a gardé la fougue et le franc-parler de son père.

Bien que populaire, Ethan n’en reste pas moins un solitaire endurci dans l’âme qui ne supporte vraiment que son jumeau. Il ne se mouille pas vraiment dans le domaine de l’amitié malgré une facilité déconcertante à entretenir des relations cordiales avec la plupart des gens. Non pas qu’il prenne les autres comme des personnes indignes de lui, il pense plutôt qu’une personne normalement constituée n’aurait aucun gain à être ami avec un manipulateur comme lui.

Car oui, Ethan est un fieffé manipulateur. Sous ce masque qu’est son visage, l’on trouve une multitude de plans et actions visant à son propre intérêt. Notre ancien docteur a perdu foi en l’humanité, il était aux premières loges pour voir que l’homme pouvait faire à son compatriote et cela l’a dégoûté. Dégoûté des autres comme de lui-même, il admire néanmoins son frère pour rester si nature en tout temps. Admettant peut être intérieurement que les hommes ne doivent pas être plus que ce qu’ils sont: des membres du règne animal.  

Les deux jumeaux ont un caractère assez libérés. Ils ont choisit de se ranger aux côtés des rebelles par défaut, en effet ils n'imaginent pas vraiment se retrouver comme deux petits toutous à la solde d'un maître. Ethan rirait de cette idée, argumentant qu'il était du genre à se trouver du bon côté de la laisse quand Dorian vous enverrait un simple regard noir voulant tout dire. S'ils n'aiment pas spécialement les Humanis, ils ne portent pas vraiment les Ileris dans leurs coeurs. Eux, ce qu'ils veulent, c'est simplement vivre leur vie, aussi comptent ils bien se servir des troubles causés par la petite gueguerre que se font les Humanis, les Aegis et  les Ileris pour tirer leur épingle du jeu. Après tout, tout le monde à le droit d'avoir son opinion, eux sont du genre à afficher une neutralité déconcertante...
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physique

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[size=30]Les jumeaux partagent bien des traits communs que l’hybridation n’a pas effacé à son passage.


Par où commencer ? Ce n’est pas par pur caprice artistique que je tente de choisir mes premiers mots, c’est surtout pour que vous ne tombiez pas dans le piège de leur jolie gueule d’ange. J’ai vu bien des jeunes femmes tomber sous leur charme et mieux vaut pour vous que vous vous les imaginiez repoussants. Ainsi vous sauverez vos fesses et moi le peu d’humanité que leur présence n’a pas envoyé au loin.


C’en est presque frustrant de voir la musculature de combattant de Dorian être animé par une mentalité pareille. Un bien beau morceau à regarder en fait, si je ne cautionne pas ses actes, je dois admettre que son mètre quatre-vingt-deux entrainé au combat et à une discipline de fer fait beaucoup d’envieux et d’envieuses… pas forcément pour les mêmes raisons d’ailleurs. Il a beau avoir la pire chance de cocu que j’ai jamais vu, son corps a quand même subit les marques de ses conneries. Pas de vilaines cicatrices qui font tâche, après tout ce que je vous ai dit vous croyez pas encore à sa belle étoile ? Moi j’évite de trop en parler, ça me déprime trop… Nous disions donc, son corps est couvert de cicatrices CLASSES (le conteur que je suis est en train de pleurer dans un coin après avoir écrit ce dernier mot) qui rehaussent de manière HONTEUSE (oui monsieur, c’est honteux tout ça !) la masculinité du bougre. Comme si cela ne suffisait pas pour combler son capital charisme, le sagouin se targue d’exposer deux tatouages minimalistes soulignants ses yeux avec candeur.


Parlons-en! Les yeux dorés, une rareté parmi les hommes, sont de véritables gouffres où votre regard pourrait se perdre si vous n’y faites pas attention. Fascinant et dangereux, cet homme l’est aussi mentalement que physiquement. Son sourire désarmant est encadré par des cheveux blancs et juste assez en bataille pour le faire paraître entre l’homme et l’animal. C’est déprimant de voir à quel point un processus comme l’hybridation peut donner des atouts à des gens comme lui… Auparavant beau brun ténébreux, sa chevelure blanche comme neige lui donne un air mystique, décalé… Le genre de look qui attire…


Son charme brut et sa dégaine de bad boy ne font pas tâche avec ses goûts vestimentaires. Les vestes en cuir et chemises classiques sont souvent de sortie, ainsi que les jeans justes assez usés d’où pendent quelques chaînes d’acier.


Ethan n’est pas moins lotit. Notre grand scientifique aux yeux d’ambre a rattrapé les différences que l’hybridation de son frère a fait apparaître par sa propre hybridation. Eux qui, naguère, pouvaient se faire passer pour un duo de beaux ténébreux avec leurs cheveux noirs de jais, se sont retrouvés affublés d’une chevelure d’un blanc aussi pur que la neige. Ah mon grand dam, ils ont gardé cette teinte si rare d’yeux qui attirent inévitablement l’attention.


Tout comme son frère, le python (non, pas d’allusion grasse messieurs, un peu de tenue s’il vous plait, je sais bien qu’il est bien formé mais j… comment ça je suis étrangement bien informé?) arbore des marques faites par la main humaine. C’est assez étrange de voir cela sur un ancien docteur, mais son bras est couvert d’un volumineux tatouage représentant la déchéance de l’ange Lucifer. Une représentation très ironique de sa propre déchéance. Je le savais amateur de lettres, mais pas poète…  


De son hybridation, l’homme dans la force de l’âge en a gardé des traces bien moins visibles que son frère: des crocs légèrement plus effilés, une peau un peu plus sèche et froide… La température de son corps est en outre bien plus basse que la plupart de ses confrères. Lui même s’en étonne un peu de pouvoir ainsi vivre avec un corps aussi froid, tout comme il s’étonne de pouvoir produire une quantité, infime mais stratégique, de poison paralysant qu’il peut transmettre par morsure.


Côté vestimentaire, notre larron n’est pas difficile. Il peut très bien s’habiller en fonction des évènements pour « parfaire son rôle » comme il le dit si bien. Il privilégiera souvent des vêtements confortables et donnant une grande liberté de mouvement bien que les costumes ne l’handicapent pas plus que ça, tout comme les tenues de scientifique qu’il garde précieusement hors de vue de tous, comme une dernière trace de son ancienne vie.[/size][/font][/color]
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Mon premier souvenir? Une vision déformée, nouvelle, colorée… Celle d’un enfant dont la connaissance en est à la simple valeur de zéro. Ma première vision, je m’en souviens pourtant comme si c’était hier, tu étais là, mon cher frère. Tu reflétais cette image que tu avais de moi par ta ressemblance parfaite.

Je ne sais pas ce que tu pensais de moi à l’époque, si tu comprenais ce lien fusionnel qui nous unissait ou bien si tu faisais tout pour t’en éloigner. Moi qui pouvait sans grand problème comprendre les émotions des autres et en jouer à mon avantage, je ne pouvais pas comprendre ce que tu ressentais. Ton esprit m’était aussi fermé que ta logique et, avec le recul, c’était peut être cela qui me fis m’accrocher tant à toi. Moi qui paraissait si proche des autres mais si distant en réalité, tu étais le seul à voir à travers mon jeu, le seul à savoir sans reprocher.

Etions nous destinés à rester si proche malgré l’épreuve du temps? Différents, complémentaires, peu de gens pouvaient vraiment déterminer si nous nous entendions ou non, pas même nous, mais c’était cette question qui faisait que nous avions assez de temps seuls pour que jamais notre duo n’explose.

Toi le sportif, moi le scientifique. La force brute avec l’érudition, un duo parfait tant dans notre vie étudiant que lorsque nous entrions dans le monde adulte.

* * * * *

Tu t’en souviens? Ce jour où nous avions décidé de mettre notre vie au service des autres. Toi, le médecin de génie, moi, le démineur enchaînant missions compliquées sur missions à risques?

De ce monde s’étendant devant nous lorsque nous avons accepté de faire partie de cette famille que sont les casques bleus? Tu n’as pas oublié le frisson d’adrénaline qui parcourait notre peau lorsque nous étions mobilisé pour protéger les habitants des zones de conflit?

Le destin nous souriait assez souvent pour que nous nous retrouvions sur les mêmes zones. Tu aides les populations à survivre par tes soins et le protège leurs maisons avec mon expertise. Maman et Papa auraient été si fiers de nous…

C’est à ce moment qu’on se l’est promis…

Tu t’en souviens?

Cet accident de métro, cette déchirure dans notre univers. Tout ce sang, cette peine… Papa est partit rapidement, nous laissant seuls, maman et nous. Seuls pour nous occuper de notre dernière famille qui ne pouvait à présent plus bouger. Je ne le blâme pas, loin de là, s’il pouvait être des nôtres, il n’aurait pas hésité à prendre sur lui pour que nous ayons une enfance normale.

Tu as d’abord promis à notre mère, que tu deviendrais chercheur et que tu trouverais un jour un moyen de la faire marcher et parler de nouveau. Moi je lui ai promis que j’empêcherai les autres de subir ce qu’elle avait subi, le contrecoup d’une bombe terroriste qui avait réduit tant de vies à néant.

Tu t’en souviens?

De cette froide détermination qui nous animait tous les deux pendant nos études, chaque lien que nous forgions nous permettait de gravir les obstacles sans que notre complicité n’en pâtisse. Tu étais le plus sociable de nous deux, toujours à plaisanter avec les autres alors que je préférais regarder de loin, un livre à la main.

Nos chemins divergèrent à un moment, mais jamais nos âmes ne se délièrent. Nous tracions notre route dans le but commun d’aider, tout simplement, les personnes dans le besoin. Ironique, après y avoir bien réfléchit. Nous qui étions si égoïstes dans le fond, notre finalité était bien trop noble à mon sens…

* * * * *

Nos années dans l’armée furent calmes et monotones comparé à ce à quoi nous nous attendions. Dorian et moi ne nous voyions pas souvent, mais cela n’avait pas détérioré notre complicité. Un moyen aussi archaïque que des courriers nous permettait de rester informé de l’état de l’autre. On pouvait dire que son parcours était impressionnant: décoré de la médaille de la paix à seulement 24 ans pour son intervention en Bosnie, sa dextérité avait plus d’une fois sauvée de nombreux camps de réfugiés.

Ce qu’il a entrepris est admirable.

En comparaison, le goût amer qui me resta en bouche en cette période me faisait dénigrer un rôle tout autant important. Médecin en chef d’une unité affiliée à Médecins sans frontières, celui que l’on appelait docteur Ortensia se donnait toujours à fond pour traiter les urgences, et dieu seul savait qu’il y en avait en ce temps là. Les crises économiques et politiques se faisaient de plus en plus fréquentes à l’Est…

Je pense que ce qui m’a fait tenir, c’était cette lettre qui m’attendais toujours le samedi -ou bien le dimanche lorsque je ne voyais pas passer les heures- lorsque le reste de l’équipe me tirait de mon poste pour me forcer à prendre du repos. Cette lettre où l’on lisait d’une écriture sobre, mais souple “A l’attention du docteur Ethan Ortensia”, celle là même qui commençait toujours par le rituel “Mon cher frère,”.

* * * * *

Mon cher frère,

Comment te portes tu? J’imagine que la situation n’est pas mieux de ton côté que du mien, mais on vit toujours dans l’espoir de voir tout ça se calmer.

Plus sérieusement, j’espère que tu ne te tues pas à la tâche, bien que je n’en doute pas une seule seconde, je te connais bien assez pour cela. Croit-moi, rester à 100% dans ton boulot, c’est peut être bien dans nos jobs respectifs, mais cela va te ruiner petit à petit. Prend le temps de respirer un peu, trouve toi une occupation autre, ça sera bien plus sain.

Personnellement, je tiens avec ces courriers entre autres… Je vois pas les heures défiler… Mais quand je prend le temps d’écrire, ça me permets de faire le point, de souffler un coup. C’est peut être pour ça que je me suis mis à écrire de plus en plus fréquemment.

Ah non, je t’arrête tout de suite, ce n’est pas par rapport à elle, je sais ce que tu es en train de penser! Bon… J’avoue que ça me fait un peu de bien de lire les mots qu’elle appose sur le papier… Il faudrait que je la voie un jour…


* * * * *

Ma plume s’arrête ici, mes mots se brouillent dans mon esprit. J’ai toujours détesté ce moment d’hésitation, il pouvait être létal dans mon travail. Ethan allait trouver ça ridicule… Une fille que je n’ai jamais vu, mais que je connais pourtant si bien, toutes ces lettres envoyées entre nous avaient tissé un lieu si fort à présent que de véritables sentiments semblaient s’être formés.

Soupirant, je n’arrive pas à terminer cette lettre pour mon frère, voilà qui ne me ressemblait pas. De mémoire, là seule fois où je n’étais pas arrivé à trouver mes mots, c’était lorsque j’avais annoncé à mon frère que j’échangeais avec quelqu’un, et que ces échanges commençaient à devenir importants pour moi. Tout cela avait commencé par une simple lettre, un peu maladroite il faut l’avouer… La réponse l’était tout autant je pense.

* * * * *


Bonjour Taylor,

Moi c’est Dorian, j’ai 14 ans et je vis à Tampere, en Finlande avec mon frère. Comme toi, on vit pas dans notre vrai famille mais chez un couple d’amis de nos parents.

Lire ta lettre m’a fait plaisir, je suis sûr qu’on s’entendra super bien! Ne t’inquiète pas pour ton écriture c’est très compréhensible, tu te débrouilles super bien, qui t’as appris?

Je suis désolé pour ta maman et ton papa, moi aussi papa est mort et ma maman ne peut plus bouger du tout… C’est pour ça que je m’occupe de ma maman avec mon frère. On a décidé de grandir et de faire des métiers qui sauveront les gens comme nos parents pour qu’il y ai plus d’enfants comme nous!

Je suis désolé, je sais jamais quoi dire dans une lettre mais j’espère qu’on pourra s’en envoyer plein et discuter de tout ensemble!

A très vite!

Dorian


* * * * *

Rien que d’y penser, cette réponse me fit sourire. Si je suis devenu habile à l’écriture de lettres, c’est sans aucun doute grâce à cette fille, Taylor. On se ressemble tellement tous les deux, on aurait pu croire à un coup du destin finalement, mais non, rien que ce bon vieux hasard…

Finalement, nous prîmes l’habitude de nous écrire. Chacun était toujours de plus en plus impatient d’écrire à l’autre, du moins, c’était ce que je ressentais. Je n’en parlais pas à mes frères d’arme, mais un sentiment pareil ne mentait pas et ils se mirent à me charrier là dessus, profitant du moindre signe de faiblesse pour me demander des informations croustillantes. Moi qui passais pour l’associable du groupe, je me retrouvais catapulté au rang du mec un peu renfermé mais sympa. C’est peut être  à ce moment que j’ai commencé à vraiment me donner à fond pour ma vocation, à penser à la sécurité de mes confrères. Non pas que j’ai été un jour négligeant, mais cela à dû se ressentir car très vite, on commença à me récompenser pour un travail que je trouvait juste naturel.

Tu t’en souviens, Ethan, de ces jours où nous nous demandions comment cela allait se passer une fois dans l’armée ? A se trouver en première ligne ? A présent je sais, mon frère, que cela est ma vraie place, tout comme toi je pense…

* * * * *
 
Je m’en souviens

Je me souviens de cette joie mêlée à un pressentiment étrange et incongru. De ces simples mots indiquant à l’équipe de se rendre en Afrique du Sud, sur la base où tu étais présentement déployé depuis un moment. La joie simple de pouvoir te revoir mêlé à un je-ne-sais-quoi mettant mes sens en alerte. Drôle d’idée non ? Sur le coup, je crois bien m’être maudit plus d’une fois d’attirer la guigne sur nos retrouvailles à force de trop penser à ce qu’il pourrait arriver…

Me pardonneras tu un jour ?

Deux frères dans la force de l’âge, salués pour leurs exploits personnels. Nos confrères s’étaient ligués contre nous pour préparer une fête surprise. Il ne faut pas les blâmer, le moindre événement heureux est à fêter quand on côtoie blessées et morts.

Je m’en souviens

De cette fameuse soirée où nous nous étions éloignés des fêtards pour nous retrouver seuls, comme à nos habitudes d’étudiants. Là nous discutâmes de tout et de rien, surtout de rien à vrai dire. Après tant de mois passés à s’envoyer des lettres, cela faisait du bien de se reparler à nouveau, face à face… Nous n’étions pas très téléphone malgré la surabondance de technologie que nous maitrisions. Etait ce un commun accord ? Nous préférions nous parler face à face.

Je t’expliquais mes doutes, mes anecdotes, sans jamais te dire directement que tu étais ma plus grande fierté bien que cela se devinait. Tu m’écoutais à ton habitude avec un léger sourire que seul ceux qui te connaissent pouvaient voir avant de parler sobrement de ton quotidien. Une véritable entente entre frères…

Les journées passèrent sans que rien de problématique n’arrive, mais le sentiment d’un drame imminent ne me quitte pas. Rien de quoi affecter mon travail, mais je préfère alors ne pas t’en parler, tu as bien d’autres chats à fouetter.

Me pardonneras tu un jour ?

Car même si ce n’est pas ma faute, je n’arrive pas à me pardonner ce qu’il s’est passé. Une intervention toute simple, apporter de l’aide à un village touché par la guérilla. Combien de fois ai je fais une mission semblable ? J’avais l’habitude que l’on me retourne de la crainte lorsque j’intervenais sur ce genre de terrain. Après tous, nous n’étions ni de la résistance, ni du gouvernement, juste une troisième force qui souhaitait simplement réduire le nombre de victimes de chaque côté. Une idée stupide d’idéalistes totalement inconscients maintenant que j’y repense. Mais il faut croire que les gens se confrontent à la réalité seulement une fois que celle ci les a rattrapé.

* * * * *

C’était en fin d’après midi si je me souviens bien, les jours défilaient de sorte à ce que je ne me souviens plus vraiment de la date exacte. Nous étions dans ce petit village sinistré lorsque la résistance nous pris en « otage ».

C’est ce qui a été officiellement dit aux casques bleus et, sur le moment, c’était ce que je pensais aussi. Avec du recul, comment pouvaient ils faire autrement ? Privés de ressources et vivant dans la clandestinité, ils ne pouvaient pas simplement taper à notre porte pour demander de l’aide.

Nous fûmes amenés dans un de leurs camps, une scène qui restera gravée dans ma mémoire… Il y avait tant de blessés que je renonçais même à donner une estimation. L’atmosphère était si pesante que, lorsque nous nous regardâmes avec l’équipe, chacun reflétait une détresse qui ne pouvait pas être loupée. Ravalant notre salive, nous hochions tous la tête de concert, nous savions ce que notre instinct nous dictaient.

Ce furent trois jours remplis d’urgences, de peines et de joies. Trois jours que nous achevâmes fatigués, autant physiquement que psychologiquement. On aurait dit que le flot de blessés ne s’arrêterait jamais…  

* * * * *

Je m’en souviens

De ce jour où la nouvelle nous est arrivée, de ce frisson de peur ayant remonté mon échine lorsque j’appris que tu avais été fait prisonnier avec toute l’équipe et que vous étiez introuvables. Je n’étais pas tranquille, pour la première fois de ma vie, je me sentais seul au monde, incapable d’interagir avec le monde extérieur, renfermé, silencieux, froid…

Je participais aux recherches autant que je pouvais, comme une âme désespérée. Trois jours, trois jours avant que nous ne retrouvions ta piste. Trois jours d’insomnies à penser au pire avant d’apprendre que le gouvernement avait trouvé la planque des résistants. J’étais du voyage pour te récupérer, tu te doutes bien. On avait essayé de m’en dissuader, je leur répondait toujours avec la même et froide détermination que je serais là pour te protéger.

Nous arrivâmes dans la zone alors que cette dernière se faisait attaquer par le gouvernement. Nous étions l’armée de la paix, mais nos effectifs étaient bien trop maigres pour les arrêter, aussi un petit groupe de libération s’infiltra dans la base assaillie. Pour tenter de vous retrouver, chose faite bien que cela ai été le chaos. Le reste de l’équipe de médecins sans frontières a été découvert avant toi et exfiltré de la zone, bon sang, pourquoi joues tu tant le héros ?

Je t’ai retrouvé dans une grande salle commune a essayer de transporter un patient blessé au pied, nos yeux se sont croisés, pas le temps pour les retrouvailles. Tu m’as gueulé de t’aider à transporter une femme enceinte dans la pièce du fond. J’ai accouru pour aider, c’est là que l’enfer s’est déclenché…

* * * * *

C’est étrange comme le cerveau s’accommode des situations de danger pour mécaniquement exécuter des ordres pour la survie du corps. C’est en cela que je suis encore vivant aujourd’hui, en cela que je suis descendu en enfer… Je ne me souviens plus des détails, les forces du gouvernement approchaient de la salle, il y avait encore quelques résistant avec nous pour aider à transporter ceux qui pouvaient l’être. Une balle passa non loin de ma tête, tuant sur le coup l’un des résistant avec qui j’avais sympathisé, à force. Avec ses dernières forces, il me cria de m’enfuir, que j’en avais bien assez fait pour eux… Foutaises !

Lorsque je revins à moi, te tenais un fusil entre les mains, dans une pièce où résistants et soldats gisaient morts, où il ne restait que un ou deux de mes ravisseurs encore en état de bouger.

Je venais vraiment de tuer des gens ?

Lorsque j’y repense, j’en ai encore des sueurs froides, les visages des morts me hantent encore la nuit. J’étais devenu un assassin, je venais de briser ma promesse faite à notre mère. Tout ce pourquoi j’avais travaillé toutes ces années, effacé en un instant. Je n’eu pas le temps de me poser plus de questions, l’un des résistants me tira par le bras, me disant qu’il fallait faire vite et qu’il avait entendu du raffut dans la salle de derrière. Lâchant mon arme, je couru dans la direction où tu étais partit, mon frère.

Je pense que c’est à ce moment là que le mot désespoir a prit le plus son sens…

Murs noircis, cadavres éparpillés par le souffle, je t’ai retrouvé parmi les morts, retenant à peine la corde de la vie alors que celle ci commençait à céder. Très vite les gestes de premier secours guidèrent mon corps. Des éclats d’acier avaient fait consteller ta peau apparente de points ensanglantés, ton côté droit avait été brûlé par l’explosion de la grenade. Seul, je ne pouvais rien faire, et il fallu presque une heure, une éternité pour moi, pour que les secours arrivent. L’entrée de la salle était en partie camouflée par les gravats, nous protégeant des soldats, mais ton gps nous sauva en guidant tes collègues vers nous.  

Je me souviens m’être accroché à toi, avoir paniqué lorsque ton cœur loupa un battement, puis deux, trois, quatre… Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, si, après avoir lâché la vie, tu t’y étais rattrapé in extremis pour rester en ce monde. Je me suis retenu de t’envoyer mon poing dans la face après m’avoir fait un coup pareil !

Imbécile !

* * * * *

La lumière blanche de la lampe m’aveugla la première fois. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans le comas, mais c’était sûrement assez pour me faire oublier le concept de « voir ». C’est toujours étrange de se réveiller après tout ça, on redécouvre ses sensations si naturelles pour tout le monde.

Ou presque…

C’était toi, tu te tenais dans la pièce la première fois que je me suis réveillé. Au début je ne t’ai pas reconnu, une vision trop brouillée, puis la mémoire me revint et je tentais de me lever d’un bond pour te serrer dans mes bras. Ce fut la chute, la première d’une longue lignée.

Paralysie partielle due à des nerfs ayant lâché, la moelle épinière avait été touchée aussi. Tes explications ne me faisaient pas grand effet mais ton visage… Je ne crois pas t’avoir jamais vu pleurer, pas même à l’enterrement de notre père. On avait toujours eu nos manières de gérer la tristesse, toi en enfermant tout à triple tour dans une tour glacée en ton cœur, moi en souriant, riant même presque, de rage envers le monde et moi-même.

On ne s’est jamais abaissé à pleurer, mais en ce jour… Je crois que des larmes glissèrent malgré moi sur mes joues. Le destin avait été d’une ironie sans égale, nous qui avions juré de mener notre vie pour éviter que d’autres personnes finissent comme mère, nous subissions une nouvelle fois cette épreuve. Paralysé j’étais, tombé au champ d’honneur comme un vétéran revenant blessé de la guerre, cela s’arrêtait là pour moi, sur un sentiment amer de mission inachevée…

* * * * *

Je ne pouvais pas te laisser ainsi, brisé par la guerre, sans rien faire, mon frère. Il fallait que je trouve une solution, que je répare au moin cette erreur que j’ai commise…

Ma déchéance donnera lieu à ton envol, moi qui me suis brisé les ailes en trahissant mon serment d’Hyppocrate lorsque mes mains prirent la vie d’une autre personne, qui ne pourrait plus jamais exercer pour sauver des vies en portant le poids de ces péchés, je ferais tout pour te rendre l’usage complet de ton corps.

Dussé je me damner encore pour cela…

* * * * *

Cela faisait à présent quelques temps que nous nous étions installés à Paris. Le fait d’y avoir des amis de longue date y jouait pour beaucoup, mais d’autres facteurs entraient en compte…

Notre mère s’était éteinte, dans un calme et une simplicité qui me laisse encore remplis d’un sentiment étrange partagé entre le le soulagement et un certain effroi. Etait ce ce qui m’attendais aussi? Incapable de lutter à cause d’un corps défaillant?

Impossible

Je me battrais jusqu’au bout, comme je l’ai toujours fait. Ce n’est pas parce que je ne peux plus bouger à loisir que je vais me laisser faire. Je pense qu’Ethan l’a bien compris, il sait d’ailleurs que, quoi qu’il expérimente sur moi, je lui ferais pleinement confiance.

Lui avait bien changé depuis… Plus sombre avec les autres, il avait peu à peu semblé se faire une raison et avait retrouvé une attitude presque désinvolte. Il ne voulait plus pratiquer, je pense que le choc de ce qu’il s’était passé à l’époque lui a laissé une marque indélébile en son âme. Bien nombreux, connaissances ou non, avaient demandé à ce qu’il revienne dans les rangs ou bien qu’il pratique dans un centre hospitalier. La réponse avait été ferme et identique à chaque fois:

“ Je ne suis plus un médecin, je suis un meurtrier “

Je n’étais pas médecin moi-même, mais je pensais comprendre ce qui lui passait par la tête, le “pourquoi” de ce mental psychologique. T’en veux tu vraiment toujours pour ces vies que tu as pris ou bien est ce par peur de ne plus croire en tout ce que tu as cru jusqu’alors? Tu es la seule personne à le savoir et, même moi, je n’arrive pas à percer ce secret à jour.

Tout comme je n’arrive pas à comprendre pourquoi ton sentiment de culpabilité t’a fait faire le choix de te tatouer. Tu n’es pas si bas que tu ne le croies, tu sais. Je n’ai rien dit alors, mais je n’en pensais pas moins. Tu as certes pris la vie, mais combien en a tu sauvé, et combien pourrais tu en sauver ensuite?

* * * * *

Damné, je pense que je l’ai été de nombreuse fois au cours de ces derniers mois. Une piste, enfin… J’agissais sous couvert du secret professionnel, je savais que ce n’était pas reluisant aussi me fis je à l’idée qu’ayant été un ange, Lucifer restera toujours vu comme un démon.

Un démon en blouse blanche, impassible, calme, méticuleux et sans aucun remord. Ces derniers n’auraient fait que m’encombrer dans ma tâche et, de toute manière, où est l'éthique lorsque l’on s’amuse avec des vies humaines?

Je ne sais plus comment cela s’était passé, un contact du temps où je travaillais encore pour l’armée je crois bien. Il me parlait d’une expérimentation via ce procédé contre-nature, l’hybridation, pour créer des super soldats, puisant dans la vigueur d’un animal pour renforcer le corps d’un homme. Un procédé méticuleux, dangereux et encore soumis à de nombreux aléas. Pas le genre de choses que l’on trouve chez les hybrides classiques en somme.

Les scientifiques furent ravi d’avoir un élément avec tant de passif sur l’anatomie humaine avec eux, j’apprenais en outre très rapidement les subtilités du procédé de création d’hybrides. Comme en études, je me révélais être d’une efficacité redoutable, compensant mon manque d’expérience pratique par une curiosité et un instinct incontestable.

Deux mois, il me fallu deux mois pour me retrouver à la table d’opération en tant que scientifique en chef. On voulait me tester sur un sujet lambda, une routine pour tous mes collègues, un premier défi pour moi. C’était une jeune femme, pas plus de vingt ans à vu de nez, 19 sur son dossier. Blonde, des yeux verts comme on arrive pas à en trouver à tous les coins de rue. Cerise, un nom assez craquant, je suis sûr que cette petite hybride en devenir. Pas de renforcement particulier pour elle, il fallait commencer par une hybridation simple pour se faire la main…

Les hybrides passèrent, et bientôt je commençais à avoir le coup de main, mes “collègues” ne tarissaient pas d’éloges sur ma progression éclair. Je signais chaque hybride d’une opération sans faille, si bien que l’on m’appelait aussi souvent pour hybrider des animaux rares que pour l’objet principal de toute cette mascarade.

Vint un jour une requête qui allait effectuer un tournant dans mes recherches. Je savais que d’autres laboratoires effectuaient le même genre d’expérimentation, aussi avancions nous avec la hargne de chercheurs en compétition.

Le sujet était un baroudeur des champs de bataille, un nom, même parmis l’armée des casques bleus. Pas quelqu’un de très recommandable en fait, mais j’avais coutume de dire que, au moins, on se souvenait de lui. L’homme en question était dans une forme physique impeccable malgré les traces de coups récents apparaissant sur sa peau. Je soupçonnais la chercheuse qui nous avait récemment rejoint avec cet homme de l’avoir fait enlever et tabasser pour qu’il se tienne tranquille.

Comme je l’ai dis, j’ai mis mon honneur au feu afin d'accélérer ma déchéance…

Nous en étions encore aux débuts de l’hybridation avancée, nous avancions à taton, comme le font tous les scientifiques. L’expérience sur cet homme, Ryuwan Hijikata, me permettait de mettre au point le mélange parfait pour mon frère.

Certains collègues étaient au courant que je menais un projet parallèle sur lequel je travaillais seul, c’était l’une des conditions de mon embauche. L’on me permettait de faire mes recherches si je coopérais avec l’institut, un très bon deal, surtout avec la paie qui allait avec… J’avais déjà une bonne cagnotte préservée depuis mon passage dans l’armée, aussi n’avais je pas forcément besoin de plus d’argent, mais que voulez vous.

La formule pour hybrider ce Ryuwan était assez similaire à la formule sur laquelle portait mes recherches plus… personnelles, à un détail près: plus que renforcer le corps d’un homme en parfaite santé, je souhaitais passer par l’hybridation pour restaurer un corps invalide. Tout un challenge.

L’expérience sur Ryuwan fut un succès en demi teinte. Peu convaincu au premier abord par une hybridation avec un bélier pour en faire une machine de guerre, le résultat escompté fut tout de même probant. De meilleurs réflexes, une force de frappe plus impactante… L’homme qui était déjà au sommet de ses capacités avait trouvé un nouveau seuil à atteindre. Cela m’encouragea rapidement à commencer les expérimentations sur le corps de Dorian afin de lui rendre l’usage de ses membres au plus vite.

* * * * *

Lorsque je rouvrais les yeux, je sentis tout de suite que quelque chose avait changé. Une forte impression de liberté, un instinct s’éveillant, offrant une multitude de réflexes, un florilège de senteurs, bruits et autres contrastes repérés par mes sens. Tout était identique et, pourtant, si différent.

Puis vint le moment de vérité, cet instant suspendu dans le temps où nos pires craintes se confondent avec nos espoirs. Un frisson remonta le long de mon échine alors que ma main se serrait et se desserrait plusieurs fois sous mon ordre. Une jambe bougea, puis l’autre, un bruit de chute accompagna le mouvement mais, contrairement aux autres fois, je me rattrapais d’une main tremblante et avec un sourire joyeux aux lèvres.

Une porte s’ouvrit, des pas, un froissement de tissu. Je relève la tête vers mon frère qui semble ne pas en revenir lui même. Oh, si, tu l’as fait, Ethan. Bordel, tu l’as fait!

-Tu te sens bien? Rien d’étrange à signaler? Une brûlure, une douleur?

Je secoue la tête, fier de tout le chemin que tu avais parcouru pour moi.

-Non, juste mes jambes qui ne veulent pas me porter, sans doute à cause de mon manque de pratique.

Un rire entendu accueillit ma réplique, tu avais tellement été préoccupé par mon rétablissement que tu n’avais pas pensé à cela, ce petit détail élémentaire, n’est ce pas?

* * * * *

Cela faisait maintenant quelques semaines que l’opération avait été un succès, une tâche solitaire, bien plus longue que si j’avais demandé de l’aide, mais le secret était la clef de voûte de tout cela. Pas de fichage en tant qu’hybride, Dorian serait à présent sous ma protection sans qu’il n’ai à subir les problèmes que rencontrent le hybrides normaux.

L’hybridation était une étape importante du projet, mais bien que cela ai été un but, il n’était en aucun cas question de finalité. Pas après tout ce que j’avais fait. Je ne suis pas du genre masochiste à chercher la punitions sans raison, mais je sais prendre mes responsabilité. Ici, il y a quelque chose que je devais encore faire…

C’est à peu près à ce moment là que je fis la rencontre d’un homme assez étrange, semblable à moi part certains points. Nous étions tous deux en recherche de rédemptions et avions eu la même idée pour cela...

Je ne suis pas vraiment fier de moi pour cela, je n’eu pas de remords à accepter sa demande, loin de là, mais ce fut là l’une de mes rares erreurs. J’avais aussi prévu d’abandonner une partie de mon humanité pour me réincarner en tant que renard blanc. Pas une lourde hybridation, je souhaitais le faire moi même et garder tout de même une apparence assez humaine pour protéger mon frère.

Tout cela se jouait à une fiole, ou plutôt deux… Celle de cet homme sur le chemin du repentir et celle qui se trouvait sur mon bureau. Je ne sus jamais si mon erreur fut un jour pardonné, le nouveau renard polaire fut rapidement pris en charge et emmené en animalerie. Pour ma part et bien…

A t il toujours fait aussi froid?

* * * * *

Nous disparûmes du jour au lendemain. Tu démissionnais rapidement, laissant quelques recherches annexes en pâture à tes supérieurs pour les convaincre de te laisser sans problèmes. Avec ces recherches, m’avais tu expliqué, ils pourraient sans aucun doute avancer dans leur grand idéal, mais je voyais bien que cela n’avait aucun intérêt pour toi.

Tu t’en souviens?

De cet instant suspendu dans le temps, où nous regagnâmes l’appartement où nous logions. De ce repas que nous avions partagé alors en silence avant que ta voix ne l'interrompe.

-C’est une nouvelle vie pour nous deux à présent, on va voler de nos propres ailes et de manière plus anonyme. Fini l’armée, les expériences et toutes ces conneries, on se range. Avec nos contacts respectifs, j’imagine qu’on va trouver un travail rapidement…

hors jeu

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MessageSujet: Re: Homme et animal    Mar 29 Nov 2016 - 17:17
Super ! Le seul petit truc qui reste c'est que je ne t'ai pas vu parlé des 4 groupes contexte, dans ton histoire ou dans ton caractère D: De même dans ton histoire tu parles de l'armée et tout ça, et du coup ils ne sont pas français d'origine, il faudrait expliquer comment ils y vont et je n'ai pas réussis à voir si ils sont déjà hybrides ou si ils le sont à leur arrivée en France (car les hybrides n'ont pas le droit de sortir) -j'avoue que j'ai aussi un peu de mal à lire ton histoire j'ai pas l'habitude de cette écriture qui est bien aussi donc j'ai pu le louper-


#009900 Miaw

Merci à tous !:
 
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MessageSujet: Re: Homme et animal    Mar 29 Nov 2016 - 17:23
Désolé pour ce cafouillage, c'est vrai que d'un point de vue externe, l'histoire peut être compliquée puisqu'il s'agit, dans un sens, d'une discussion entre les deux frères.

Concernant les quatre groupes, je m'en occupe ce soir.

Pour répondre à tes autres questions, ils ne sont pas français d'origine. Il sont arrivés en France lorsque Dorian était encore paralysé, Ethan ayant été recruté par un laboratoire de faiseurs d'hybrides avec le secret espoir de trouver dans l'hybridation un moyen de rendre l'usage entier de son corps à son frère. En ce sens, ils sont toujours humains avant d'entrer dans le territoire, cela est suggéré dans l'histoire mais, je te l'accorde, la fin est un peu brouillonne xD (je sentais que ça devenait trop long donc...)
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