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 Notre étendard se soulève et nous resterons debout

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ILERIS FOURNISSEUR
Featuring : Widowmaker (Fatale) • Overwatch
Disponibilités : 7/7
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MessageSujet: Notre étendard se soulève et nous resterons debout    Lun 31 Oct 2016 - 18:52
MERCEDES E. BOVARY
Ma peine s’exhume dans la violence, la colère !
ÂGE : 34 ans
SEXE : féminin
ORIENTATION : Homosexuelle
STATUT SOCIAL : riche, entretenue par un homme aux finances plus que correctes
ORIGINE(S) : Française
MÉTIER : Ancienne domestique pour une célèbre chanteuse d'opéra. Maintenant elle s'annonce comme l'hybride d'un médecin québécois pour garder sa couverture.
GROUPE : Ileris (fournisseuse en armement)
RACE : mante orchidée
PHYSIQUE

Tu as toujours été belle, tu as toujours ravivé le cœur des gens de tes démarques gracieuses et remplies d'un charme sans pareil. Tu es une demoiselle aux pas de danse envoûtants et aux manies hypnotisantes. Tu es belle et ravissante. La fine gouttelette déposée sur les feuilles par la douce brume du matin et le tragique dernier rayon de soleil avant la voile obscur de la nuit.

Alors tu l'accompagnes, cette moitié faisant battre ton cœur de glace, tu tiens fièrement cette ombrelle entre tes fins doigts aux ongles stylisés par un nailart complexe dans le simple but de la protéger des violents rayons du soleil agressant sa peau de nacre. La tienne est maintenant violâtre, presque malade, entre le gris de lin et le parme. Tu as mis du temps avant de l'accepter et maintenant elle ne semble plus réellement te déranger bien que tu cherches à la dissimuler un maximum pour rester le plus humaine possible. Cette délicate douleur te donne un certain charme qu'on ne peut expliquer mais encore une fois, ce n'est pas pour te déplaire. Jouer de ta séduction est devenue la plus vicelarde de tes armes et au vu de son efficacité tu ne sembles pas prête de t'en faire … Mais qu'importe.

Cette demoiselle relève ses yeux vers toi, t'adressant un sourire en croissant tes yeux aux longs cils de biche et pétillant d'un certain intérêt à son égard. Alors tu lui offres un petit sourire tendre, étirant tes lèvres pulpeuses colorées par ce rouge à lèvres ayant coûté une petite fortune. Elle rigole et tu rougis doucement, touchée par sa réaction.

« Tu es si belle, Mercedes. »

Tu la remercies, sursautant en sentant sa douce main prendre la tienne entre ses fins et adorables doigts avant de reprendre sa route comme si de rien n'était. Le vent souffle doucement, faisant voler tes cheveux corbeaux attachés en un simple chignon. Elle adore les toucher, ces mèches soyeuses et terriblement bien entretenues. Ils sont longs, peut-être un peu trop mais les sentir dans le creux de tes reins t'arrache toujours un petit frisson de satisfaction alors tu n'as jamais l'idée ni même l'envie de les couper.

Mais aujourd'hui, en cette nuit d'été, tu es seule sur cette ruelle riche, tes talons claquent d'un air déterminé contre les pavés déformés. Tu gardes la tête haute, tes yeux d'un jaune vif brillant presque à travers cette obscurité éclairée par les multiples lampadaires. Cette fois tu es seule, tu ne tiens plus l'ombrelle que tu as troquée contre une arme à feu chargée. Fini cette tenue de domestique te donnant cet air si sérieux changé contre des combinaisons de cuir moulant ton corps de guêpe. Parfois elle cherchait à rivaliser avec ton bonnet C mais c'étaient de tes hanches charnues aux meilleurs endroits qu'elle était jalouse. Cette pensée t'arrache d'ailleurs un petit sourire alors que cette fois, c'est dans un simple apparat que tu traînais, rabaissant la capuche cachant ton visage aux yeux des autres alors que certains regards se levèrent vers toi. Tu es différente et tu le sais bien … Tu ne peux rien faire contre cette maudite génétique ayant gâché le reste de ta vie alors tu préféras baisser un instant les yeux pour ne plus avoir à affronter les leurs.

Le passé une chose bien terrible. Il vous annihile de l'intérieur et chaque pas, chaque claquement de tes cuissardes te rendait folle, toi, douce et élégante mante religieuse ...
CARACTÈRE

Les gens auront tendance à dire que tu es « trop » sûre de toi, Mercedes. Que maintenant que ta vie a basculé dans une direction que tu ne diriges pas, tu n'es plus la même… Que tu n'es plus comme avant. Peut-être ont-ils raison ? Même toi, tu ne le sais pas vraiment. Hautaine et supérieure, ce sont sûrement les deux adjectifs qui reviennent le plus souvent lorsqu'on vient à parler de ta personne à ton époux lors de vos sorties. Tu regardes tout le monde de haut, comme si tu te savais meilleure qu'eux, plus forte, plus intelligente, plus belle, plus douée. Tu es meilleure et tu vaux mieux qu'eux, ces pitoyables humains vous soumettant à un esclavage sans logique, tu veux leur prouver que toi aussi, tu es distinguée et élégante, que tu peux être plus riche qu'eux et plus instruite. Gerald te dit souvent que tu pousses ces deux défauts un peu à l'extrême et que tu as cette forte tendance à devenir désagréable et même invivable mais tu l'ignoreras toujours en allumant une nouvelle cigarette, comme si de rien n'était.

Au fond, tu ne cherches qu'à te donner confiance en toi, ni plus ni moins. Tu connais ta place et ton statut dans ce monde : rien du tout. Tu n'es plus qu'un vulgaire insecte inutile pour le bon fonctionnement de cette société d'après ses gouvernants et c'est pour cette raison que tu te cherches à te prouver à toi-même que tu peux les dépasser… Pour ne pas tomber dans une pitoyable déchéance qui t'apportera plus de soucis qu'autre chose. 

Alors oui, devant les autres, ces personnes en qui tu ne peux avoir aucune réelle confiance, tu auras cette tendance à te valoriser en te couvrant toi-même de compliments aussi puérils les uns que les autres. Tu montreras sans aucune hésitation cette sournoiserie dont tu sais si bien faire preuve avec les autres, cette manipulation et cette violence verbale. Tu ne veux plus te sentir faible alors tu cherches à utiliser les autres pour ton propre bonheur égoïste, pour ne plus avoir à souffrir. Tu as horreur de ça, dérouiller et avoir mal, aussi bien physiquement que mentalement alors si les autres peuvent prendre cette douleur à ta place, tu n'hésites pas une seule seconde. Tu assumes entièrement cette peur et cette lâcheté, après tout l'être humain n'est-il pas avide de survie ? Tu as déjà tout donné pour la femme faisant battre ton cœur et qui n'a ensuite rien fait pour te récupérer alors … Maintenant, il est du devoir des autres de faire pareil avec ton petit corps sensible, tu en es persuadée.

Parce que oui, toi, la grande Mercedes, n'est rien d'autre qu'une femme sensible au cœur meurtri et aux doigts tâchés de sang. Tu ne caches juste aux yeux des autres pour ne pas te faire marcher dessus. Derrière cet air aussi raffiné que sauvage, ton regard aussi meurtri que sévère, tu pleures. Tu es une femme adorable et sensible, présente pour ceux qu'elle aime malgré les nombreux soupirs agacés que tu peux lâcher, presque rieuse et maternelle. Oui tu ne montreras aucun intérêt à le faire et même si à force de jouer de cette carapace, elle a fit à te coller à la peau, tu restes protectrice et à l'écoute des autres. « La plus chiante, mais la meilleure des confidentes ! » comme l'a déjà dit Pénélope pour parler de toi. En leur compagnie, tu fais mine d'être plus humble, sûrement pour que cette fois, ce soit eux qui te noient sous les louanges. 

Mais tu n'en restes pas moins irritable et colérique, tu détestes ça d'ailleurs. Violente et prise de certaines crises de folies, on te dit souvent lunatique ou caractérielle et tu as parfois cette tendance aux caprices enfantins mais tu arrives souvent à te défaire de ce caractère avec une bonne cigarette ou un excellent vin, retrouvant ce calme faisant ton charme. Tu n'aimes pas franchement parler pour rien dire et tu préfères juger les gens avec tes billes jaunes reflétant peu de tes réelles émotions. Encore une fois, tu as ce besoin maladif de te cacher. 

On te dit aussi « misandre », toi qui a cette atroce difficulté à t'approcher des hommes à quelques exceptions prêts, tu préféreras t'en éloigner pour rester dans ton petit cocon féminin, sans trop savoir pourquoi. La plupart des hommes t'ayant côtoyé n'ont rien tiré de toi et plusieurs encore, qui ont cherché à goûter à tes courbes contre certains produits n'ont goûté qu'à la redoutable mante que tu es… Peut-être est-ce pour ça que tu refuses de t'en approcher autant ? De peur de péter les plombs et de laisser cette femelle cannibale prendre le dessus sur toi ? À vrai dire tu ne souhaites même pas savoir. 

Alors oui, les gens auront tendance à dire que tu es une sale garce mais au fond tu essayes juste de survivre dans cette rude société où les plus faibles se font éternellement dévorer.
HISTOIRE

Tu es posée là, assise sur le bord de ce lit bien trop luxueux, dénudée, la tête entre tes mains, ta clope entre tes lèvres pulpeuses. Encore un. ENCORE. Tu trembles, te sentant souillée avant de finalement prendre ton courage à deux mains pour te lever. Tu passes devant ce grand miroir pour tomber nez à nez avec ton reflet. Tu es belle Mercedes, même dans la mort, même avec ce sang poisseux collé au visage, tu es diaboliquement et mortellement belle. Demain encore on parlera de ton carnage, d'un homme au cou tranché, inerte sur son lit. Encore une fois, tu effaceras toutes les traces comme une experte. Encore une fois.

Pourtant cette fois là, tu te sentais vide et tu ne pris même pas la peine de fouiller dans ce porte feuille débordant de billets violets ni même de dérober les clefs de cette merveille de mécanique. Non, tu te rhabillas simplement en silence sans prendre la moindre douche, tu es déjà souillée alors à quoi bon, te chaussant de tes talons hors de prix pour sortir de cet hôtel dans la plus grande des discrétions… Tu soupires, désolée pour les femmes de ménage qui tomberont sur cette atroce scène… Désolée….

Tes jambes te traînent donc vers ce boulevard bondé, tu n'as pas cette démarche féline et engagée, tu n'avances pas d'un pas rapide et déterminé. Tu sembles ailleurs, vagabondant d'un air presque rêveur, ailleurs sans te soucier des alentours… Pourquoi ces souvenirs choisissent-ils ce moment pour refaire surface ? Ce n'est pas le moment d'être perturbé ni d'être mal à l'aise alors tu essayes d’accélérer le pas, comme pour chasser ce passé cherchant à te rattraper.

Tu as eu une enfance tout ce qu'il y a de plus normale si on omet le fait que tu fus adoptée à ta naissance par une famille riche et généreuse cherchant à offrir une vie meilleure aux nourrissons laissés là sans personne pour venir les chercher. Parents sdf qu'on t'aurais dit il y a longtemps. Mais qu'importe, ta vie de jeune demoiselle fut simple et sans encombre malgré l'enseignement strict et privé que tu as pu recevoir. Deux ans après ton adoption, une petite demoiselle vit le jour pour agrandir votre petite famille. Madame pensait ne jamais pouvoir avoir d'enfant mais son rêve s’exauça finalement lorsqu'elle donna naissance à la belle fleur que fut Narcisse. Elle était belle, vous étiez ravissantes. Deux bébés protégés par une bonne étoile leur menant la vie dure.

Combien de fois Madame vous a-t-elle claqué le bout des doigts avec sa règle en bois pour avoir chipé deux ou trois biscuits ? Trop souvent mais pour un tel régale, une petite punition n'était rien. Alors vous laissiez votre vie faire son cours, travaillant durement à l'école pour un avenir radieux, étudiant attentivement pour faire plaisir à vos parents tout en travaillant vos passions à côté. La danse pour toi, le chant pour Narcisse. Elle était douée, terriblement douée, elle avait même un don caché et c'est sûrement pour cette raison qu'elle alla s'inscrire aux cours de chants lyriques. Vous aviez respectivement 15 et 16 ans, deux véritables poupées n'ayant aucune ressemblance physique mais s'accrochant l'une à l'autre comme deux Siamoises, la « belle époque » comme Narcisse le disait souvent en souriant, mélancolique. La dure réalité d'adulte vous rattrapa pourtant vite lorsque vos parents se firent plus protecteurs et désireux de vous offrir une vie faite d'amour et d'eau fraîche. Tu aurais pu devenir une grande danseuse classique, tu aurais pu remplir des salles entières mais tu préféras abandonner ton projet personnel pour accompagner ta jeune sœur dans son rêve d'enfance. Tu étais folle de sa voix, tu étais dépendante des frissons qu'elle t'apportait et c'est sûrement par peur de la perdre que tu la suivis dans son parcours. Elle avait trouvé un contrat à vingt-deux ans, signant avec un grand opéra parisien pour plusieurs représentations. « Une prodige » que beaucoup disaient alors qu'un homme commença à rentrer dans sa douce existence. 

Forcément au début, tu fus mécontente de cette annonce mais tu ne laissas rien paraître, heureuse de la voir s'épanouir ainsi alors qu'au plus profond de toi, tu éprouvas une certaine colère et jalousie envers ce jeune avocat la couvrant de cadeaux et de biens. C'est à ce moment, du haut de tes vingt-quatre ans que tu te proclamas domestique personnelle de la « grande Narcisse Bovary, la nouvelle étoile montante de l'opéra français », une perle. Deux ans plus tard, il la demanda en mariage qu'elle accepta sans rechigner un seul instant. 

Si seulement tu avais tout compris avant, tu aurais pu t'enfuir avec elle. Mais pourquoi a-t-elle attendu le jour de son mariage pour t'annoncer, haut et fort, qu'elle ne portait aucun amour envers lui ? Que son cœur ne battait que pour un autre ? Et quelle ne fut pas ta surprise lorsqu'elle t'embrassa d'un baiser chaste avant de s'enfuir, comme le vent. Si seulement tu avais eu le courage de la prendre par le poignet pour t'en aller loin d'ici. Mais par respect pour sa passion, tu te fis silencieuse, serrant simplement les dents en la voyant se faire passer la bague au doigt par cet ignorant … Tu t'es fait violence, supportant les regards de cet homme, obéissant au moindre de ses ordres dans le plus grand des calmes. 

Tout aurait pu bien se terminer, tu aurais pu oublier cette interaction avec Narcisse et faire comme si de rien n'était mais vous êtes allez plus loin quelques nuits plus tard, clamant timidement vos sentiments l'une pour l'autre lorsque son époux n'était pas présent. Encore une fois tu aurais pu t'enfuir avec elle, la tirer avec toi dans un pays étranger pour vivre une vie à la Thelma et Louise … Tu aurais pu mais tu ne l'as pas fait, sûrement par peur cette fois. Tu as préféré jouer le rôle de la maîtresse silencieuse avec qui ses miles et uns ennuis peuvent s'envoler. 

Son mari n'a jamais rien remarqué, bien trop occupé à compter les centilitres restant dans ses bouteilles de whisky en grognant injures et injures sur sa petite demoiselle beaucoup plus jeune qu'elle. Qu'il était dur de serrer les dents sans rien dire. À vrai dire, tu te trouves encore horrible à l'idée de n'avoir rien fait … Si seulement … Si seulement tu n'étais pas partie faire ces maudites courses … 

Il avait encore bu ce soir-là, un peu plus que d'habitude et c'est Narcisse qui avait encore fait les frais de ses crises de colère. Tu t'attendais à les retrouver chacun dans leur coin en rentrant, lui en train de décuver et elle au lit en sanglotant. Mais la maison était calme, bien trop calme après une dispute comme celle que tu avais quittée et tu fus si surprise du spectacle se présentant sous tes yeux que la poche de courses s'écrasa au sol, explosant la toute nouvelle bouteille de whisky que tu avais acheté pour Monsieur … Il était là, étalé par terre en train de se vider de son sang alors qu'à côté de lui, recroquevillée sur elle-même, sanglotait une petite fleur fanée par la peur et la terreur. Tu vins lui relever le menton doucement, croisant son regard paniqué.

« Bébé, explique moi ce qui …
CE N'EST PAS CE QUE TU CROIT MERCEDES ! JE NE VOULAIS PAS ! IL M'A MENACÉ ! JE …
- Je m'en fiche de tout ça … Quesque tu as fais ?
- Il s'est jeté sur moi … Mercedes …Il est devenu fou et … Je l'ai poignardé … Et ... »

Elle éclata en pleurs, souffrante, désespérée et perdue, les mains tâchées de sang en s'accrochant à toi, salissant ton tout nouveau chemisier blanc. « Je ne veux pas aller en prison ! J'ai peur Mercedes ! Je m'en veux tellement ! Je suis désolée … Désolée … Désolée … »

Alors tu l'as levé, tu l'as traîné avec toi jusqu'à cette salle de bains, tu as effacé cette encre rouge de ses doigts de fée, troqué ses vêtements couverts de sang contre d'autres en séchant ses larmes d'un baiser, tu la regardas une dernière fois dans les yeux, serrant aussi délicatement qu'amoureusement ses doigts entre les tiens.

« Tu vas appeler la police … Et leur dire qu'ils doivent venir en urgence … »

Tu l'embrassas encore, tremblante, angoissée, paniquée. Les battements de ton cœur ne cessèrent de s’accélérer lorsque tu laissas Narcisse dans cette salle de bains, enfermée de l'intérieur en sanglots. 

« Tu vas t'enfermer dans cette salle de bains. Ta domestique vient d’assassiner ton époux et maintenant … C'est toi qu'elle souhaite. Tu vas partir avec eux pour continuer ta petite existence de chanteuse. Je prendrais sur moi Narcisse, tu n'as pas à t'en faire … Je t'aime ... »


Tu retournas dans le salon, l'entendant s'exécuter alors que tu t'étais faite silencieuse, couverte d'un sang qui n'était pas le tien. Tu aurais pu t'enfuir avec elle loin d'ici, mais tu savais que la police allait vous rechercher pour vous mettre toutes les deux derrière les barreaux … Alors qu'avec un coupable déposé sur un plateau d'argent et une victime traumatisée, l'affaire était réglée sans aucun contretemps. Pour ta moitié tu allais encaisser toute cette horreur … Pour cette délicate plante …

Le bruit des forces de l'ordre défonçant cette porte d'entrée, ces cris, ces ordres … Tu n'as pas rétorqué, te laissant mettre au sol et menottée, tu étais sereine en te retrouvant juste à côté de ce cadavre, de ce type … Enfin il laissait Narcisse tranquille, enfin elle pourra recommencer sa vie avec, tu l'espérais, une personne digne de confiance. Ils sont venus la chercher pour l'emmener avec eux, loin de toi, loin de cette maison … Loin de tout.

« L'avocat PREVOST assassiné par sa domestique. La meurtrière se trouve maintenant derrière les barreaux. »

Tu as fait l'une des journaux. Pour tout dire, ils avaient réussi à te trouver une place plus facilement que tu n'aurais pu le croire mais cette vie de misère ne dura que quelques mois avant qu'on ne vienne te chercher pour t'envoyer ainsi, dans ce laboratoire presque trop morbide pour une demoiselle comme toi.

Le cadavre de cet avocat t'avait déjà donné la gerbe mais ce n'était rien comparé à ce que tu encaissas ici chaque jour qui passa. Piqûres, injections, traitements, tu eus droit à toutes ces choses plusieurs fois dans la même journée pendant presque deux ans. Tu changeas, délaissant cette peau de nacre contre une couleur violâtre presque dégoûtante, ces yeux maintenant jaunes et brillants … Une hybride, voilà ce que tu étais devenue … Un être inférieur … Un monstre qui allait être vendu aux plus offrants pour ses doux services … Oh si seulement tu avais pu imaginer un seul instant devoir subir ça …

Heureusement que tu as pris sa place. Heureusement.

Tu les as senti passer, chaque coup de fouet, chaque claque, chaque insulte, chaque humiliation … Tu t'en souviens encore et ces cicatrices recouvrant ton dos ne sont là que pour te remémorer douloureusement chacun de ces moments. L'homme n'était que la pire des espèces vivant sur cette terre et c'est seulement après un violent dressage que tu te retrouvas dans cette animalerie, au milieu d'hybrides aux allures presque fantastiques. Tu allais être vendue chère aux types étranges vivant de leur pitoyable business dans les bas-fonds de la ville. Prostituée de luxe, c'était sûrement ce qui allait t'attendre et bien évidemment tu fus rapidement achetée par un trafiquant d'armes, un type sournois aux allures de Yakuza, tout ce qu'il y avait de plus banal. 

Il n'a pas imaginé un seul instant que ce nouveau jouet aurait pu un jour se retourner contre lui. La femme est une terrible prédatrice et il l'apprit à ses dépens, poussant son dernier soupir avant le septième ciel … Tu dû serrer si fort tes doigts autour de son cou qu'encore aujourd'hui, tu en trembles … Son regard affolé, sa respiration saccadée, son pouls s’accélérant avant de finalement se stopper … Tu en as chialé ce soir-là, depuis longtemps. 

C'est à ce moment que tu échappas complètement aux Humanis. Tu t'es cachée pendant plusieurs mois dans ces ruelles nauséabondes, vivant sous cette ville connue pour sa romance et son tourisme, à presque fouiller dans les poubelles pour survivre. Tu n'avais que ce revolver et quelques balles pour te protéger alors que tu ne savais même pas comment t'en servir… Toi, frêle jeune femme de vingt-six ans … Seule, délaissée, pitoyable. Il t'a sauvé d'une mort certaine, d'une déchéance aux enfers en te recueillant avec lui sans te demander la moindre chose en retour. Cet homme t’hébergeait chez lui gratuitement, t'offrant toit, lit, hygiène et nourriture. Il était bon, charmant, gentleman et tout ce qu'il y avait de plus gentil. Gerald, un allemand psychologiquement perdu à la recherche d'une nouvelle vie. Il avait perdu ses deux petites filles, retrouvées sans vie dans une ruelle sombre, meurtries et violées. Deux adorables jumelles blondes tuées avec leur amour de sœurs. Une femme dépressive qui pète les plombs et bute ce violeur pédophile au beau milieu du tribunal avant de finalement se pendre. Qu'elle était belle la vie pour ce médecin n'ayant rien demandé à personne. 

Il aurait pu te laisser là, à crever dans cette ruelle crade, il aurait pu facilement te buter avec ta propre arme, il aurait pu … Il n'a rien demandé d'autre que ta compagnie. Tu as repris du poids et confiance en toi, te levant chaque jour pour avancer d'un pas supplémentaire dans le but de retrouver goût en la vie. Tu récupéras papiers d'identité falsifiée et papiers d'adoptions trouvés on ne sait où. « Au moins, on ne te fera pas chier dans la rue, si on t'arrête. » qu'il t'as dditavant de tout ranger dans ton sac. Tu faisais ta vie, il faisait la sienne. Chaque matin tu retrouvais toujours un petit mot, quelques billets pour la journée et de quoi grignoter. Encore aujourd'hui tu as du mal à le comprendre, il est plutôt du genre solitaire. 

Mais tu ne t'es jamais faufilée dans sa vie privée, restant dans ton coin sans trop savoir quoi faire de ta vie. « Narcisse, la belle étoile » s'était enfuie du devant de la scène et plus personne n'avait entendu parler d'elle après la tragédie arrivée à son époux … Quelle triste histoire pour une si faible demoiselle … Tu avais eu cette terrible envie de la retrouver mais tu préféras t'abstenir à l'idée de lui apporter plus de problèmes encore, toi qui, sans réellement t'en rendre compte, avait pourri son existence toute entière … Tu aurais dû continuer tes cours de danse pour briller dans ton coin mais non … Tu as tout gâché …Tout ça a cause de sentiments que tu n'as jamais réellement compris …

C'est à cette époque que tu t'es fait tatouer, par cette magnifique femme blonde à l'accent adorable. Elle était belle, douce et plus qu'attirante. Si maternelle ... si tendre. Tu as discuté un petit moment avec elle alors qu'elle gravait ce que tu voulais le long de ton avant-bras gauche, compréhensible et tout de même distante.

« Richesse et savoir sont rose et narcisse qui ne sauraient fleurir ensemble »

Elle était cette belle Narcisse, tu étais cette rose fâchée par la honte et le désespoir. Tu étais descendue dans les abîmes d'un enfer typiquement bon, là où tu te faisais entretenir jour et nuit par un homme risquant gros. Après tout, tu avais bel et bien tué un homme de tes propres mains avant de t'enfuir et tu savais que les toutous de ce petit trafiquant n'allaient pas te lâcher d'une semelle pour pouvoir te faire la peau. Même en lui avouant ça, il n'a pas bronché et même … Il s'était mis à rire … « Je les attends, ces petits branleurs. » Avant de te mettre une nouvelle misère au tarot. Cinq ans que tu vivais sous son toit, dans le même lit que lui sans qu'il ne se passe jamais rien entre vous. 

À la fin, tu es même devenue sa femme. Ou du moins, « officiellement ». Encore une fois, ce n'était qu'une couverture pour que tu puisses sortir dehors en sa compagnie sans le moindre souci, pour pouvoir être estimé au rang de femmes et non d'hybride, toi qui a toujours eu cet air hautain collé au visage. Ahhh …. Gerald, que tu pouvais être surprenant parfois. Ces regards sur toi, ces murmures, ces rumeurs, tu les as toujours encaissées en semblant indifférente, toi qu'on critiqua pour son physique et sa supériorité maladive, toi qu'on accusa de tueuse, de meurtrière, d'assassin. Tu n'as jamais rien répondu, toujours surprotégée par cet homme s'étant attaché à toi. Gerald, ce sont toujours les meilleurs qui souffrent le plus. Chaque soirée, vous la passiez ensemble, à jouer, à lire ou à simplement bavarder de la vie tel un couple de petits-bourgeois perchés dans les plus hauts et luxueux bâtiments du 6eme arrondissement. C'était la belle vie, tu avais toujours les dernières chaussures à la mode, les derniers vêtements d'une grande collection hors de prix, le meilleur parfum et le plus coûteux maquillage. 

Mais au plus profond de toi-même, cette souffrance ne pouvait plus durer… Ces contrôles répétitifs, ces regards, ces remarques … L'être humain n'était réellement que la pire des merdes. Tu étais remontée au même statut social qu'eux mais tu n'étais encore rien d'autre qu'un vulgaire insecte juste bon pour se faire écraser par une semelle… Bien que tu restais bien trop protégée à l'heure actuelle pour pouvoir être tirée vers le bas. Ces Humanis te donnaient la gerbe et ce sujet de discussion devint rapidement tabou à la maison ; à tes yeux ils n'étaient rien d'autre que des sacs à merde bons à rien cherchant à donner un sens à leur misérable existence et ces Aegis … Ne valaient pas mieux. Ils n'étaient là que pour se complaire dans une aide inutile, ils ne faisaient rien, n'avançaient pas et cherchaient simplement à se donner conscience … Qu'ils aillent crever en enfer tous autant qu'ils étaient. 

À vrai dire, tu n'avais d'empathie que pour Gerald, le reste de l'espèce humaine te faisant serrer les dents de par leurs regards aussi haineux que remplis de pitié à ton égard. C'est un peu par hasard que tu es tombée sur Pénélope, cette hybride un peu trop sauvageonne à ton goût alors qu'elle avait cherché à te racketter, toi et ton dernier sac Louis Vuitton dans le coin d'une ruelle peu recommandable. Tu l'as taquiné et après avoir réalisé ta véritable identité, elle a rangé ce couteau suisse en te demandant des explications. « Va falloir qu'on m'explique comment une hybride arrive à crouler sous tant de thunes. »
Elle t'a aussitôt plu, elle et sa franchise t'arrachant des éclats de rire ici et là et c'est sûrement pour cette raison que tu as rapidement sympathisé avec elle au point de revenir la voir de temps à autre, parfois en l'invitant à manger quelque part soit pour simplement profiter d'une semblable. Au bout de quelques mois, elle t'invita, un peu sur un coup de tête, à rejoindre un groupe d'hybrides extrémistes cherchant à soulever la situation par la manière forte et tu as accepté sans la moindre hésitation. 

Les Ileris, qu'elle bonne blague. Toi, qui vivais dans le lit d'un humain, venais de rejoindre un groupuscule ne cherchant qu'à les rabaisser. Ils n'étaient que peu nombreux et c'est sûrement pour cette raison qu'ils t'ont rapidement accepté parmi eux malgré ton statut social et même plus surprenant… Ils t'ont laissé faire ce que tu désirais tant que tu leur apportais soutien. Rapidement, on t'apprit à te servir d'une arme à feu dans le simple but de te défendre et tu commenças à y prendre goût sans t'en rendre réellement compte. Cette sensation de puissance était devenue si malsaine que tu ne pouvais t'en défaire. 

Tu rencontras quelque infectés avec lesquels tu sympathisas sans te soucier de ces rumeurs et critiques à leurs égards … À tes yeux vous étiez égaux les uns et les autres, comme une famille s’agrandissant petit à petit. Gerald te laissa faire sans te poser une seule question, t'invitant même à continuer sur cette lancée tant que tu ne te retournais pas contre lui. « Tu sais Mercedes, je ne pourrais jamais lever la main sur toi … Alors s'il te plaît, restons en bons termes. » Qu'il pouvait être stupide … Comme si tu étais en mesure de faire du mal à l'homme ayant relevé ta putain d'estime. 

–-------------------

Tu grimpas les marches de l'immeuble une à une, tes talons trahissant ta présence alors que tu rentras chez toi dans le plus discret silence. Trois heures trente-quatre du matin. Te déshabillant doucement, tu t'apprêtas à rentrer dans cette chambre pour tomber nez à nez avec le propriétaire des lieux, une cigarette au coin des lèvres, une paire de lunettes sur le bout du nez.

« Tu as recommencé, Mercedes ? Tu sais bien que ces trafiquants ne méritent même pas de discuter avec toi. »

Tu lâchas un petit rire, levant les yeux au ciel en venant te faufiler à ses côtés.
SURNOM : Chocolatine, Couscous, Kebab, Subway
ÂGE : 19 ans
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? : C'était il y a bien longtemps, vous me connaissez déjà hihihihihihi
PRÉSENCE : High noon
TON AVATAR, C'EST : Widowmaker (Fatale) • Overwatch


Dernière édition par Mercedes E. Bovary le Sam 12 Nov 2016 - 14:57, édité 6 fois
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HYBRIDE FEMELLE DOCILE
Featuring : See U - Vocaloid
Disponibilités : Je passe tous les jours !
Absence : Mi-Juillet à mi-Aout
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MessageSujet: Re: Notre étendard se soulève et nous resterons debout    Mar 1 Nov 2016 - 0:37
Rebienvenue C't'ancien métier trop classe D8


#009900 Miaw

Merci à tous !:
 
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HYBRIDE FEMELLE DOCILE
Featuring : Prussia (Female)
Disponibilités : 5/10
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MessageSujet: Re: Notre étendard se soulève et nous resterons debout    Jeu 3 Nov 2016 - 17:57
Re bienvenue ^-^
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ILERIS FOURNISSEUR
Featuring : Widowmaker (Fatale) • Overwatch
Disponibilités : 7/7
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MessageSujet: Re: Notre étendard se soulève et nous resterons debout    Dim 6 Nov 2016 - 2:38
Merci à vous tous ♥ J'espère sincèrement que Mercedes vous plaira, j'y met les feels QwQ

Rose > je VEUX mon rp mon dieu ♥


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HUMANIS MEMBRE
Featuring : Scott Ryder - Mass Effect
Disponibilités : 6/7
Absence : Absent de minuit à minuit, 7 jours sur 7 !
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MessageSujet: Re: Notre étendard se soulève et nous resterons debout    Sam 12 Nov 2016 - 19:16
Bon au final j'ai tout lu lol
jtm on va manger du bellota


“ Tu es valide(e) ”



Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption, et si tu cherches un toit fait une demande de lieux.
Si tu as besoin d'un nouvel avatar, viens ici .
N'oublies pas de nous dire si tu dois t'absenter de prévenir ici !

N’hésites pas à poster une fiche de liens pour te lier aux autres personnages du forum ou encore à passer sur la ChatBox pour te familiariser avec les autres.

Si tu veux délirer avec les autres, passes sur le flood ou sur troll word !

Par contre, n’oublies surtout pas de remplir ta fiche de personnage et de rajouter le lien de ta fiche dans ton profil.

A la moindre question, n’hésites pas à envoyer un MP à un membre du staff qui sera là pour éclairer ta lanterne.






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MessageSujet: Re: Notre étendard se soulève et nous resterons debout    
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Notre étendard se soulève et nous resterons debout
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