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 D'un rouge vif, vibrant.

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MessageSujet: D'un rouge vif, vibrant.   Sam 19 Nov 2016 - 13:58
Louise Séraphine ; Desmiers de Chenon
Derrière tout roi, il y a une reine.
ÂGE : trente-huit ans
SEXE : féminin
ORIENTATION : pansexuelle
STATUT SOCIAL : épouse et mère fortunée
ORIGINE(S) : américaine
MÉTIER : chanteuse dans un groupe de métal
GROUPE : humanis (maîtresse méchante).
PHYSIQUE

Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, j'ai été très impressionné de Louise. Son physique, étonnamment, ne colle et colle parfaitement à la fois à la personne qu'elle se trouve être. Tout d'abord, avant de rentrer dans les détails, elle est dotée d'une impressionnante prestance. Est-ce dû à sa célébrité ou est-ce natif, je n'en ai pas la moindre idée. Mais une chose est sûre : il est difficile de soutenir son regard, et celui-ci semble instantanément captif lorsque l'on tombe en son fond. C'est une femme qui, comme si elle se fichait du temps, marche toujours doucement, de pas chaloupés, dans un divin roulement de hanches parfaitement synchronisés.

A sa façon, Louise est une femme fatale, qui n'en doute pas le moins du monde, et qui cultive cette image comme un chevalier prendrait soin de son armure. Car, il faut bien se l'avouer : son physique, tentateur, sait tenir à distance les imprudents songeant à se rapprocher d'elle. Ainsi, si elle ne se rapproche pas d'elle-même, vous n'aurez certainement pas la chance de pouvoir la toucher. D'une certaine façon, les contacts humains de tous les jours l'importunent, Elle n'aime pas serrer la main des gens, leur faire la bise ou les étreindre. Même si, d'un jour à l'autre, vous aurez peut-être la chance de la croiser de bonne humeur, et elle se montrera alors très câline.

Par où commencer, à présent, étant donné qu'il semblerait que vous vouliez aussi les détails. Vous êtes chanceux, maintenant que j'y pense, d'avoir l'opportunité de me demander ces informations. Qui mieux qu'un époux peut décrire une femme ? Son amant, peut-être. Mais passons. J'aimerais commencer par ce qui m'a toujours laisser bouche bée chez Louise : ses yeux. D'un gris comme métallique, ils sont terriblement froids. C'est une femme ardente, provocatrice, mais ses yeux sont les limites définies, comme deux pistolets prêts à faire feu à la moindre parole ou au moindre geste étant déplacés. La plupart du temps, elle les maquilles comme beaucoup de femmes d'une façon discrète ; trait d'eye-liner, fard à paupières taupe, mascara, etc... Même si ce sont des mots qui ne me disent jamais grand-chose, je trouve toujours le résultat à la fois simple et sophistiqué, ce qui lui va à ravir.

Il me semble important, à présent, de poursuivre sur un autre détail rendant son regard aussi hypnotisant : ses sourcils. Vous trouverez certainement le détail ridicule, mais il a sa valeur. Louise ne fait pas partie des femmes qui se négligent, qui ne trouvent étrangement jamais le temps de s'occuper de cette partie de leur visage. Et bien qu'elle y passe presque toujours une bonne heure, mon épouse se charge dès qu'il lui semble nécessaire d'épiler ses sourcils afin de ne garder que de relativement fins arcs lui donnant l'air déterminé et décidé. Il faut d'ailleurs noter qu'elle déteste lorsqu'un poil dépasse, et ce peu importe l'endroit en réalité, parce qu'elle a la sainte horreur des pilosités disgracieuses.

Nous allons continuer par son petit nez. Je précise que je n'utilise pas le mot "petit" simplement pour rendre la chose plus mignonne, mais bel et bien parce que Louise possède un petit nez. Très légèrement en trompette, il lui donne raffiné que les gens a gros nez ne connaissent pas. Son visage, si l'on le résume, a été fait avec détail, minutie, car rien ne semble dénoté, avoir une possibilité d'amélioration. Tel quel, il a trouvé sa propre harmonie. Si nous descendons sous son nez, l'on tombe sur ce qui, encore agréable détail, maintient son apparence jeune : son philtrum.

Contrairement aux personnes à l'âge plutôt avancé, cette partie de son visage est toujours joliment tendu, formant un délicieux arc de Cupidon à peine assez creusé. Il dessine aussi le creux de sa lèvre supérieure qui, avec l'inférieure, forment une bouche pulpeuse, volumineuse sans paraître ni être artificielle. Toujours colorée d'un rouge-à-lèvres d'un rouge tapageur, c'est le point de couleur qui équilibre la couleur de ses cheveux (sur laquelle nous reviendrons prochainement), et la pâleur de sa peau. Car, oui, mon épouse n'aime pas le soleil. Même si ceci n'est absolument pas "volontaire". En effet, Louise fait partie des femmes qui ne bronzent pas au soleil si elles ne s'appliquent pas une montagne de crème solaire, et y retournent fréquemment. Si comme la plupart des gens il lui prenait d'aller faire bronzette à la plage, elle me reviendrait dans un joli rouge écrevisse. Et certainement incapable de supporter que ses membres se touchent entre eux.

Nous pouvons, en somme, convenir que le visage, globalement, de Louise est à la fois doux et autoritaire, et que sa peau blanche à un point rare est en réalité presque bleue lorsqu'elle a froid. Je ne l'avais pas précisé ? Ma femme souffre de ce que l'on appelle la maladie de Raynaud. Autrement dit, son sang ne parvient pas correctement aux extrémités de son corps. Ainsi, elle est souvent froide corporellement parlant, des mains comme des pieds. Et lorsque l'hiver arrive, il lui arrive d'avoir les doigts blanchis et rendus solides comme de la pierre, si bien qu'elle ne peut plus les bouger momentanément. Bien sûr, ce fait est d'autant plus inquiétant qu'elle possède, sous le fond de teint devant unifier son teint, une peau marbrée.

Nous y voilà. La partie que j'idolâtre de ma femme. Et il s'agit, peut-être non sans vous surprendre, de ses cheveux. Cette masse, que l'on pourrait croire vivante tant elle s'entête à être la source première de préoccupation de ma compagne, est d'un éclatant rouge cerise. Frappant, il m'a toujours fait pensé à son caractère de feu, à la luxure qui dégouline sur ses courbes, à la tentation insoutenable qu'elle diffuse dans l'air comme un poison volatile lorsqu'elle passe ses mains entre les filaments résistants. Lorsqu'elle vous fixe, et les rejette vers l'arrière de ses deux mains, dévoilant son tendre front, que ses lèvres s'entre-ouvrent, je pourrais faire s'arrêter le temps si j'en avais le pouvoir pour contempler la scène. La moindre de ses actions est un acte théâtral, baignant dans une flegme séductrice, mais ces gestes qu'elle utilisent lorsqu'elle joue avec ses cheveux ; tortillant une mèche autour de son index, remettant en place sa frange correctement sur le côté gauche de son visage, les réunissant sur l'une de ses épaules... Il n'y a rien de tel que voir une femme déployer cette arme de séduction massive. Méfiez-vous d'eux, lorsqu'ils s'agitent, lorsqu'ils flottent sous un courant d'air : c'est à devenir accro.

Et encore une fois, ma femme aime le soin, l'assurance d'être propre et "sortable" comme elle le dit si bien. Ainsi, ses cheveux passent chaque semaine par quelques soins, et elle évite les coiffures les serrant pour qu'ils ne se cassent pas. Soucieuse du fait que leur longueur les fragilisent, Louise a souvent parlé de les faire couper. Mais ils poussent toujours. Et, à ce jour, ils parviennent sous le milieu de son dos, bien qu'ils arriveraient certainement plus bas s'ils étaient lisses. Ce sont ces ondulations qui trompent sur leur longueur, ainsi que cette sorte de dégradé qu'elle a choisi afin de ne pas sembler trop sage.

Avec un peu de chance, un courant d'air vous permettra de voir sous ses cheveux. Ou alors il faudra attendre qu'elle passe la partie droite de ses cheveux derrière son oreille. Car, c'est bien celle-ci qui nous intéresse. Sa comparse, également, bien évidemment. Les oreilles de Louise, sa fantaisie, sont toutes les deux percées quelques fois. Il lui arrive d'oublier que ses lobes sont percés deux fois, l'une au-dessus de l'autre, mais elle n'oublie jamais les piercings qu'elle possède à l'hélix de chaque oreille. La droite percée trois fois, la gauche quatre, s'enchaînent alors piercing ronds ou bien dragons remontant son oreille. C'est une question d'envie du jour, encore une fois, et il peut même lui arriver de se lasser dans la journée, et d'en changer au moindre moment de libre.

En général, le seul piercing qu'elle ne change pas d'une envie à une autre est celui qu'elle possède à la langue, parce qu'elle se fiche bien que l'on le voit ou non. Foncièrement, je n'ai aucune raison de me plaindre de ce côté de ma femme. Car j'ai la chance d'avoir une épouse qui, bien que de ne pas rentrer dans les standards de la société, assume entièrement ses choix et ses envies. Autant dire qu'elle ne retirera jamais ses piercings simplement qu'on le lui aura demander. C'est une part d'elle, sa fierté, et je suis pour ma part fier d'être marié à une femme aussi forte. Lui reste-il d'autres piercings, vous demandez-vous certainement ? Oui, vingt-et-un. Dix composent un corset dans le bas de son dos (plus huit en deux lignes de quatre à l'intérieur des dix premiers), et les trois derniers sont trop stratégiquement placés pour que nous en discutions. Sachez simplement qu'à une certaine époque ma femme s'est demandé si elle pourrait allaiter avec deux d'entre eux. Pour faire diversion à présent, vous avez sûrement déjà vu son tatouage. Louise n'en a qu'un, mais encore une fois, difficile de rater son excentricité. Celui-ci, une imposante rose dans un miroir, dort sur sa généreuse poitrine, le manche du miroir descendant d'ailleurs légèrement entre ses seins.

Dans son style vestimentaire, Louise est très sélective. Ses couleurs favorites, le noir et le rouge, se retrouvent dans la plupart de ses affaires, cependant. Lorsqu'elle est d'humeur plus taquine, elle pourrait porter du violet, mais ce n'est pas très courant. En dehors de cela, peu importe la couleur, ma femme est une femme accomplie, qui n'hésite pas à jouer de ses atouts naturels. Jupes de tailleur, bustiers, robe fendue, robe à corset, etc..., Louise est une femme astucieuse dans ses choix selon le jour de la semaine que l'on est. Elle prend aussi toujours connaissance de la météo, pour ne pas être prise au dépourvu à avoir froid, car elle déteste être frigorifiée. Ma tenue favorite reste encore lorsqu'elle porte un pantalon de tailleur noir, un chemisier blanc et, pour lancer la couleur, des escarpins rouges. Cette tenue, souvent, est agrémentée d'un collier, lui aussi d'un beau rouge, descendant sur sa poitrine.

Pour ce qui est de la question du choix, c'est souvent sa poitrine qui lui cause problème. Pour sa silhouette, Louise est pourvue d'un bonnet agréable (que la maternité n'a en rien aidé), mais évidemment très peu pratique au quotidien. Malgré cela, son charmant mètre soixante-dix-sept et son poids accordé font d'elle une très belle femme, une femme adulte. Il faut aussi voir qu'elle porte régulièrement des bijoux, comme toute dame, et semble prendre son alliance comme une sorte de charme de protection contre les plus désagréables audacieux.
CARACTÈRE

Contrairement à ce que son physique peut laisser penser d'elle à première vue, Louise ne mérite pas le deuxième prénom de "Séraphine" dont elle rit elle-même beaucoup. C'est une femme égoïste, qui veut le beurre, l'argent du beurre, et la crémière en prime. Parfaitement consciente qu'aucune justice n'existe vraiment en ce monde, que cette vie n'est pas juste, elle se fiche éperdument de marcher sur les plates bandes des autres, et apprécie les récompenses sans efforts.

La plupart du temps, Louise profite de sa chance avant de forcer celle-ci si nécessaire. Ayant l'habitude que beaucoup de choses lui tombent dans les mains, du fait de sa bonne naissance, elle ne voit pas l'intérêt de se fatiguer si le résultat est le même. Ce qui la rend très paresseuse. Malgré cela, comme beaucoup de femmes, elle ne tient pas en place. Toujours active, toujours à chercher à faire quelque chose, elle ne fait pourtant jamais rien en particulier. Et elle passera beaucoup de son temps à se plaindre du temps qu'elle n'a pas, mais n'a pas la force de s'en saisir, ni même d'en faire quelque chose.

En plus d'être égoïste, mon épouse est capricieuse et colérique lorsqu'elle se trouve être en tord. Détestant que l'on lui impose la vérité, elle se montre généralement d'une mauvaise foi sans égale, et enverra paître son interlocuteur s'il ne lui accorde pas le point. Lorsqu'une colère la prend, elle la décharge généralement sur la première personne tombée là au mauvais moment, pouvant parfois être très vicieuse et perfide dans ses paroles. Il vaut mieux la voir dans ces bons jours. Si la colère ne passe pas, il y a de fortes chances pour que le mobilier en pâtisse. Jeter des assiettes, éclater des verres, Louise se fichera alors totalement de se blesser. La colère, chez elle, est un poison qu'il faut toujours extirper à la première seconde, comme incontrôlable.

Impuissante face à sa propre hyper-émotivité, ma femme est souvent prise de crises de dépression. Alors, il lui arrive d'avoir des pensées suicidaires, de pleurer sur le "bon vieux temps" et de maudire quiconque lui dira que sa vie est encore belle. Elle ne le voit pas ainsi, à lutter pour rester jeune, à lutter pour ne pas disparaître comme tout disparaît dans l'oubli tôt ou tard. Elle déteste son apparence, lorsqu'elle se retrouve seule avec elle-même, et extériorise trop souvent cette rage, cette souffrance, en se faisant du mal.

Lorsqu'elle tombe dans ces instants, plus personne n'ose l'approcher, car elle "pourrait" être dangereuse pour autrui. Nous avons, bien évidemment, réduit notre personnel à quelques personnes de confiance, afin de ne pas devoir faire face à d'inutiles plaintes. Elle n'est pas nécessairement nuisible, ou dangereuse, tant que l'on la laisse seule à se battre contre elle-même, ce qui ne dure toujours qu'un temps avant qu'elle ne s'épuise et ne tombe en sommeil réparateur, un sommeil sans rêve. Elle refuse, de toutes façons, toutes médicamentions que les médecins lui ont conseillées. Ces tourmentes, issues de son enfance, l'épuisent aussi physiquement. Non pas seulement par les blessures, mais également car elle est depuis plusieurs années victime d'insomnies régulières. Des sueurs froides lui prennent, alors qu'elle se sent fondre dans son lit, mais ne s'endort pas, en presque état de suffocation.

Le reste du temps, Louise est une femme plutôt "commune". Elle aime les films d'horreur, mais ne veut pas en regarder seule, parce qu'ensuite le moindre bruit la fait sursauter. Elle a bien trop de fierté pour l'admettre, ou admettre quoi que ce soit, mais elle est relativement peureuse, ce qui parfois révèle un côté plus fragile et sensible d'elle. Ma femme aime manger du pop-corn salé (elle déteste le sucré), et à tendance à en prendre pleines poignées qu'elle mangera ensuite pop-corn par pop-corn, quitte à mettre des miettes partout de celles tombant de sa main. En diva qu'elle est, bien sûr, n'importe quel film se regarde confortablement installé dans le lit, sous une couette bien chaude, ou avec une glace en été. Ce n'est pas son genre d'aller au cinéma, où elle n'est jamais tranquille, bien qu'elle soit dans le noir.

Louise aime l'obscurité. C'est un oiseau de nuit, elle l'a été avant même de subir ses insomnies, et a tendances à sortir pour regarder la lune et le ciel. Elle se tient à distance des lampadaires, comme excitée à l'idée de marcher dans les ombres, bien qu'il y est aussi un risque là-dedans. Quelque part, je me demande si mon épouse ne cherche pas à se faire peur, en agissant de la sorte. Et si le risque, en fin de compte, ne serait pas devenu sa drogue. Progressivement, elle s'aventure de plus en plus loin dans les ténèbres de l'humanité, traîne parfois là où une femme ne devrait pas mettre les pieds.

Mais ce n'est ni à moi, ni à quiconque, de la juger. Nous nous contentons, généralement, de simplement la mettre en garde, ce à quoi elle répond toujours que nous devons nous ennuyer pour n'avoir rien à faire de mieux qu'épier ses faits et gestes. C'est une femme indépendante, ou qui en tout cas veut l'être, et marche donc seule. Certains partagent parfois quelques heures son chemin, avec un peu de chance plusieurs nuits, mais elle se refuse strictement à s'attacher à qui que ce soit.

A vrai-dire, bien que nous soyons mariés, Louise et moi-même n'éprouvons l'un envers l'autre rien de plus que de la sympathie. Nous pensons, la plupart du temps, nous considérer comme des amis, mais ne sommes même pas certains que ce mot convienne à notre situation. La réalité est que, afin de satisfaire nos familles respectives, nous avons décider de nous marier, et de jouer le rôle du couple parfait. Cependant, nous nous considérons toujours, parallèlement, comme des adultes responsables et libres. Ainsi, nous ne faisons pas de scandales lorsque l'autre invite quelqu'un pour une soirée, ou lorsqu'un rendez-vous est annulé. Foncièrement, ces moments de théâtre nous dérangent tout les deux, et nous les fuyons de notre mieux. Il nous est arrivé de partager la même couche, quelques fois, mais il n'a jamais rien résulté de ces aventures. Nous n'éprouvons pas d'amour l'un pour l'autre. Et si Louise, bien qu'attirante et intéressante, n'est pas mon type de femme, je ne suis de toutes façons pas non plus son type d'hommes.

Ma femme aime les hommes solides, sur lesquels elle peut se reposer un instant, quand bien même cela ne dure qu'une poignée de minutes. C'est une éternelle paniquée qui aime, lorsqu'elle s'attache à quelqu'un, se l'arracher elle-même pour ne pas souffrir. Je suis pratiquement certain qu'au fond, c'est elle-même qui se refuse le bonheur, certainement parce qu'il l'effraie. Elle accumule les conquêtes, que ce soit hommes ou femmes d'ailleurs, mais ne m'a jamais présenté sérieusement quoi que ce soit. En amour, ou plutôt, dans la couche, Louise est une femme confiante, qui sait que son corps plaît, et qui le dévoile sans gêne, avec une envie qui lui brûle toujours la peau. C'est une amante inventive, qui sait surprendre agréablement, mais qui, malgré de ne vouloir personne à ses côtés, se montre très jalouse lorsqu'un jouet sort de ses mains.

La jalousie qui la dérange, un sentiment qu'elle ne contrôle pas plus que tout les autres, la rend encore une fois méchante, défensive au point d'être froide. On ne la trahit pas, on ne regarde personne d'autre qu'elle. Elle aime l'attention, que l'on prenne soin d'elle, que l'on l'aime sur l'instant comme si elle allait mourir, disparaître en une fraction de secondes. Difficile, l'on pourrait presque dire que mon épouse cherche le prince charmant. Même si je ne suis pas sûr que celui-ci lui aille plus que les autres. Elle souhaite quelqu'un de docile, mais sachant se montrer imposant et sachant s'imposer à elle lorsqu'elle l'accepte, une personne honnête mais suffisamment malicieuse pour la surprendre. Plus que tout, Louise cherche l'alchimie. Une attirance insoutenable, un désir ardent qui saura la tenir fidèle. Car, c'est bien l'un de ses défauts, madame Desmiers de Chenon ne sait pas se contenter d'une seule et unique personne.

Pour compenser, je pense, Louise dépense énormément son argent. C'est une "fashion addict" comme on le dit. Elle aime acheter tout ce qui lui fait envie, et possède une collection effarante de chaussures. Lorsque nous en discutons, qu'elle m'annonce encore vouloir faire agrandir son dressing et décrit chaque chaussure par un nom différent, ma tête tourne. Lorsqu'elle n'est pas au travail, elle est à la maison à regarder des films ou jouer du piano. Et lorsqu'elle n'est pas à la maison à s'occuper, aucun doute, elle est dans les boutiques à vider sa carte de crédit. Bien sûr, elle se fixe toujours une limite à laquelle elle s'arrête sans faute, mais c'est qu'à force, la place manque malgré tout.

Ce n'est pas la peine d'essayer d'en discuter avec elle, car ma femme a la capacité presque surnaturelle d'être une naturelle bonne menteuse. Pour se défendre, ou simplement pour obtenir ce qu'elle désire, Louise ment régulièrement. Parfois ce sont de petits mensonges, parfois de gros. Mais, foncièrement, elle n'a jamais l'air de s'en soucier de toutes façons. S'il y a une chose, outre son apparence et sa détermination, que je trouve admirable chez cette femme, c'est la façon dont il lui semble tout naturellement simple de rentrer dans un rôle. La femme presque rebelle et enfant pourrie gâtée devient, à l'approche de nos parents, l'épouse modèle qui rit, l'air gêné, de son travail de chanteuse dans un groupe de métal dont les chansons parlent presque toujours de sujets sensibles ou déplacés. Louise est maîtresse d'elle-même, lorsqu'elle est calme, et c'est peut-être le côté qui est le plus effrayant d'elle.  

Il faut certainement finir par parler de sa fille. "Notre" fille. Un jour, Louise est revenue à la maison dans un état étrange. Elle vomissait, subissait des bouffées de chaleur à l'en rendre presque hargneuse, pondait des caprices à en nourrir les déserts d'Egypte. Puis nous avons apprit qu'elle était enceinte. L'une de ses aventures a donné une petite fille : Maya. Et cette petite, que nous avons dû faire naître à la maison, s'est révélée avoir des attributs d'hybride. D'ours, plus précisément. Bien sûr, je n'approuve pas du tout une coucherie avec un hybride, qui sont des êtres inférieurs, mais le mal est fait. La petite vit avec nous, cachée au monde extérieur, et nous l'élevons comme des parents le feraient. En un sens, je ne peux qu'approuver son existence dans le sens où ce nouveau mensonge arrose l'illusion du couple parfait.

Bien évidemment, Louise a premièrement tenté de l'éviter. Elle laissait des nourrices s'occuper d'elle. Mais la petite, en grandissant, est devenue de plus en plus attachante, si bien qu'elle passait énormément de temps avec sa mère. Et mon épouse, à ma surprise, s'est prise d'amour pour ce petit être, pour cette erreur de la nature. Ainsi, je pense que Maya est la personne que ma femme aime le plus au monde. Elle peste, mais lui chante des berceuses, la borde, l'habille et la coiffe, la nourrit et la soigne lorsqu'elle tombe. Malgré elle, ne peut-elle pas s'empêcher d'aimer cette enfant ?
HISTOIRE

Notez bien ce qui suivra, car je n'ai pas l'intention de répéter, que ce soit aujourd'hui où ultérieurement, ce que vous allez entendre sur ma femme. Bien. Tout d'abord, Louise est née un 15 mars, quelque part dans la campagne américaine. Ses parents, John et Shanon O'Connor sont des gens fortunés de par leurs carrières respectives d'acteur et de mannequin. Ils ne désiraient en rien un enfant, mais furent obligés à l'accepter. Ma belle-mère, dans le déni de grossesse, n'avait pas senti la vie se nicher en elle, et accoucha d'ailleurs au beau milieu d'un déplacement professionnel. Dans la surprise parfaite de cette naissance inattendue, elle ne parvint tout d'abord pas à décider du prénom de l'enfant, puis lui offrit finalement le prénom de sa grand-mère : Louise. Amoureuse de mythologie et autres contes surprenants, elle choisit en deuxième prénom une idée qui symbolisa alors tout son espoir que cette naissance avait un sens caché. Et alors la minuscule Louise reçut le deuxième prénom Séraphine, loin d'être commun. L'administration le déplora, du fait de la présence d'un accent qu'ils oublièrent à de nombreuses reprises, mais Sharon demeura décidée à ce que ce prénom pour le moins original resta intact.

Mais un enfant, ce n'était pas un animal que l'on prenait sous son toit et qui alors s' adaptait au rythme de ses propriétaires. Et le bébé, bien vite, imposa ses règles. Il fallait se lever la nuit pour la nourrir, parfois jouer avec elle lorsqu'elle ne trouvait pas le sommeil et consoler ses pleurs en toutes circonstances. Le couple O'Connor découvrit tout l'effort d'être parents, se retrouvant à êtrz cette sorte d'animal a deux têtes devant s'adapter au rythme de vie de quelqu'un d'autre. Et si madame sembla bien vite se faire à ce virage dans sa vie, monsieur quant à lui ne supporta pas de voir sa femme devenir pantouflarde et maternelle. Il avait toujours aimé chez elle sa perpétuelle révolte, la façon dont elle voulait refaire le monde entier, mais de cette femme-là il ne resta plus rien après la naissance de Louise.

Leur vie de couple, alors que le bébé devint petite-fille, prit un dangereux tournant. Les disputes devinrent monnaie courante, l'un se permettant de geindre qu'ils n'avaient plus un moment à eux quand l'autre défendait que l'enfant avait besoin d'amour et d'attention. Et ce jusqu'à ce que monsieur et madame décident de faire chambre à part. Dans ces longues nuits sans sommeil, Sharon contemplait sa fille, son trésor. La petite l'aimait sincèrement, pleurait lorsqu'elle la voyait triste, et ne jugeait jamais son apparence. Car le temps, suite à la maternité, s' empara des années que madame O'Connor avaient jusque là tenté de fuir. Son mari ne désirait que cette enveloppe que la naissance de Louise avait déchiré, il ne savait pas l'aimer pour ce qu'elle était, pour ce qu'elle devenait.

Un soir, une dispute tourna à la violence. Et ce fut Louise qui en fut la victime. Ayant battue sa femme de longs mois durant, John détourna sa rage sur sa fille, qui fut premièrement trop terrifiée pour parler de ce qu'elle avait subit. Puisqu'elle avait volé sa femme, détruit la parfaite vie qu'il s' était offerte à coucher avec un mannequin, il brisa son innocence comme s' il n'en avait jamais rien été. Et Louise fondit longtemps dans le silence. Jusqu'à ce qu'un jour, sur le chemin de la maison alors qu'elle la ramenait de l'école, Sharon ne demande à sa si délicate petite la raison de son mutisme. Elle s'agenouilla devant l'enfant au visage clos. Et lorsque les mots sortirent enfin, ils furent suivis de près par le flot de leurs larmes.

Le soir même, en rentrant, John trouva ses affaires jetées dans des valises pleines à craquer. Ce monstre devait partir, disparaître de leur vie. Face à sa colère, Sharon ordonna à sa fille de s'enfermer dans sa chambre et appela la police. L'acteur déguerpit alors sans demander son reste, soucieux qu'un tel scandale, s'il naissait, ne ternisse son image de marque, mais planifia presque aussitôt une bien cruelle vengeance. Suite à la demande de divorce de Sharon, de nombreuses rencontres au tribunal furent obligatoires. L'ancien mannequin s' évertua à laisser sa fille hors de cette folie alors que son père l'y tirait petit à petit, et Louise, choquée de la guerre opposant ses parents par ce qu'elle pensait être sa faute, accepta sans rechigner la décision de garde partagée du juge.

L'enfer reprit alors. La fillette mourait toujours de faim en revenant chez sa mère, et se fermait de plus en plus à toutes formes de dialogue. Tout était de sa faute. Et elle était le dernier rempart pour protéger la seule personne soucieuse de son bonheur. Elle encaissa pendant de longues années les coups, les insultes, les mensonges, hissant sa muraille bientôt si haut que plus personne ne su alors voir le malheur gouttant sur sa jolie tête châtain. Sa mère, pourtant, voyait l'orage se rapprocher à nouveau. Et lorsqu'un jour sa fille revint de chez son père en plein milieu de la semaine, sans même avoir prévenu de son retour, elle comprit qu'il s'y passait encore des atrocités. Elle tenta de faire appel de la décision du juge, afin d'obtenir la garde exclusive de sa protégée, mais il n'en résultat rien de satisfaisant. Son père était le maître chanteur, celui qui mentait si bien qu'il était difficile de soulever des doutes à ses propos. Certainement dans le but de tomber dans ses bonnes grâces, son entourage fermait les yeux sur ses agissements crapuleux alors qu'il sombrait dans le cercle vicieux des mensonges. Puis vint un jour important, tristement inoubliable. Shanon, désespérée de voir sa fille souffrir le martyre pour la protéger, afin que leurs noms n'apparaissent plus dans la presse, empoissonna la nourriture de sa fille, avant de se gaver de médicaments. La femme de ménage les trouva, et appela aussitôt les urgences. Elles furent transporter à l'hôpital en urgence. Louise ne se réveilla que presque une semaine après, totalement désorientée. Elle comprenait bien les pensées de sa mère, sa vulnérabilité, son impuissance à la protéger.

Elle exigea alors, de retour au tribunal pour la tentative de suicide de sa mère et ce qui fut aussi considérée comme la sienne, de parler. Courageusement, elle déballa la vérité telle qu'elle était : son père était un homme irresponsable, violent, qui avait abusé d'elle et la terrifiait. La torture devait prendre fin. Elle ne pouvait plus vivre dans la peur, craindre ce que son père serait capable de lui faire, ou ce que sa mère s'infligerait ensuite par désespoir. Le juge entendit ses mots, et la situation fut à nouveau évaluée. Il résultat de ces audiences que les deux femmes avaient besoin de soutien, de protection, et Sharon obtint alors enfin la garde de sa fille. Les médias s'emparèrent de l'affaire presque aussitôt, traînant dans la boue le père de l'enfant malheureux. Les comportements autour d'elle changèrent alors drastiquement. L'on la pleura, l'on lui envoya des lettres de soutien, et beaucoup d'autres "gentillesses" qui lui firent peur. Elle qui voulait la tranquillité, trouva une agitation nouvelle, folle, qui lui donnait des vertiges. Pour une adolescente de quinze ans à peine, tout ce bazar était bien trop. Et l'école, bien que Sharon ai choisi pour Louise une école privée en particulier, n'y coupa pas. Son histoire fut sur toutes les lèvres dans les environs. Et, se sentant comme violée à nouveau dans son intimité, l'adolescente perdit confiance en elle.

L'accident qui les avaient amenées, elle et sa mère, à se retrouver à l'hôpital, lui aussi, avait laisser de larges cicatrices dans le cœur de Louise. Elle ne maîtrisait plus ses émotions, riait comme éclatait soudainement en sanglots. Mais il fallait encore, sous tout ces regards indiscrets, cacher ces peines qui la tiraillaient. Elle prit sur elle, et laissa le temps faire son ouvrage. Mais les plaies que l'on ouvre sans cesse ne cicatrisent pas. Et, cherchant certainement la douleur plus qu'un bonheur qu'elle savait lui être interdit, elle ne faisait sur son temps libre que chercher le danger, traînant parfois tard dehors le soir. L'on lui excusa ses caprices, ses grands coups théâtraux, et elle devint froide comme la glace. N'y avait-il personne pour lui dire les choses comme elle étaient ? N'y avait-il personne pour pleurer son passé et la secouer pour le futur qu'elle gâchait ? Ce n'était plus la courageuse petite, mais la pitoyable chose qui avait résisté à l'ouragan. L'on prenait trop soin d'elle pour qu'elle se pense être comme tout le monde. La gentillesse, comme un miroir, lui renvoyait au visage son intérieur, son être sans âme. Et, comme une écorchée vive que l'on aurait sauvée trop tard, elle ne se reconnaissait elle-même plus.

Plus tard sur le chemin compliqué de l'adolescence, Louise rejoignit une chorale. Son professeur de musique, un homme sage, lui avait conseillé de s'exprimer. Et, étonnamment, elle l'avait écouté. Sa voix s'éleva haut et fort, si bien qu'elle fut vite tentée par les étoiles. Elle participa à quelques auditions, encouragée par sa mère ravie de la voir passionnée par quelque chose, et obtint quelques essais çà et là. Rien d'extraordinaire ne naquit, mais elle débuta son long chemin vers le succès. A la fin du lycée, elle s'engagea entièrement sur cette voie, et monta son propre groupe. Les auditions qu'elle mena pour trouver ses musiciens furent longues, car c'était une jeune femme qui avait une idée bien précise en tête. Mais avec le temps, les musiciens près d'elle devinrent plus que de simples connaissances, peut-être des amis, et ils finirent par percer à travers la couche de l'inconnu. Quand leur premier album sortit, Louise n'avait encore que dix-neuf ans. Elle apparut bien vite, plusieurs fois, à la télévision, petite muse d'un producteur populaire à l'époque. Il la guida à cultiver son caractère, à assumer son hyper-sensibilité lui donnant de l'humanité, et à s'imposer afin de ne plus souffrir. Ils leur arrivèrent de parler de leur vie privée, de leur passé, et Louise s'attacha à cet homme tout naturellement, bien qu'elle n'en laissa jamais rien paraître. Bien évidemment, son succès soudain amena les journalistes à se poser des questions. Et les anciennes affaires refirent surface.

Dans un même temps, sa mère tomba malade. Sharon, qui avait sur son temps libre prit l'initiative de participer à des œuvres de charité en France où la situation était complexe, fut infectée. Son corps ne supportant que très mal ce bouleversement, elle fut alitée, et Louise la rejoignit aussitôt sur le territoire. Le destin s'acharnait. Voir sa mère si faible, souriant avec douleur, fut le coup de grâce. Louise dévasta sa vie, brûla les photographies, supprima toutes traces de son passé. Et lorsqu'elle eut enfin la force de répondre aux interviews, elle le fit avec un calme impressionnant. Il n'y avait plus rien à détruire d'elle. Peu lui importait ce que l'on pouvait lui dire par rapport à son passé, aux souffrances qui la poursuivaient encore : elle était morte à la naissance. Elle passa de nombreux jours au chevet de sa mère, maudissant les infectés qui lui prenaient la seule chose précieuse lui restant encore, espérant que l'on saurait soigner sa mère. Mais là-bas, les hybrides couraient les rues, ainsi que les infectés. N'y avait-il donc nulle part où mettre Sharon en sécurité ? Cette vie n'était jamais plus que le fruit d'un arbre pourri. Elle avait beau lutter, se battre, résister, tout échappait à ses mains. Afin de rassurer sa mère, soucieuse de se voir mourir sans que sa petite n'ai personne dans sa vie, elle accumula les soirées prestigieuses pour célibataires. Et, à l'une d'elle, Louise me rencontra.

Installée à sa table, elle ne semblait pas plus enchantée que cela à l'idée de participer à un speed-dating comme celui-ci, tout comme moi. Lorsque nous nous sommes enfin croisés, nous avons discuté, et nous sommes trouvés quelques similitudes. Nous n'étions pas là par envie, mais par besoin. Nous nous sommes revus plusieurs fois suite à cette rencontre, avons prit des cafés lorsque nous le pouvions, dîner ensemble quelques fois. Finalement, nos amis résumèrent notre relation à dire que nous étions ensemble sans le savoir. Et nous avons accepter cette idée. Nous n'éprouvions rien de particulier l'un pour l'autre, mais n'apprécions pas moins le temps que nous passions ensemble. Puis la question du mariage est sortie de la bouche de Sharon, après que j'ai fais sa connaissance. Elle craignait que Louise ne reste éternellement seule, qu'elle ne connaisse pas le bonheur, qu'elle ne se repose sur personne. Et l'idée m'a sauté à l'esprit. J'ai demandé Louise en mariage, quelques semaines plus tard. Elle a tout d'abord refusé, trouvant la demande ridicule. Puis je lui ai expliqué où je voulais en venir. Bien qu'étant un politicien respectable et respecté, je ne désirais pas me poser. Cependant, ma famille trouvait déplaisant que je sois toujours célibataire, ce qui dans ma carrière me donnait un air bien peu humain. Je ne semblais pas être doté d'une vie comme tout un chacun. Quant à elle, elle voulait consoler et rassurer sa mère que, même si elle venait à mourir, il resterait quelqu'un à ses côtés.

Nous nous sommes arrangés ainsi, et nous sommes mariés. La cérémonie fut discrète, mais plaisante. Pour la nuit de noce, il n'y eut rien de particulier. Nous ne voulions pas jouer la comédie quand nous n'étions qu'à deux. Ainsi, pour être franc, notre nuit de noce s'est passée alors que Louise regardait un film, et que je lisais. C'était notre calme, tout-à-fait convenable, et cela ne nous dérangea pas le moins du monde. Les années se suivirent, alors que la vie fleurissait autour de nous. Nous nous sommes installés ensemble, bien que faisant chambre à part, et avons poursuivi nos carrières en mimant parfois ce couple parfait que tout le monde attendait de nous. J'étais rassuré de faire taire les commérages de ma famille, et Louise était rassuré de voir sa mère moins inquiète. Notre mariage, et le port de l'alliance, ne nous a pas empêché de poursuivre nos rencontres et nos aventures. Jusqu'à ce qu'un jour, il y a cinq ans, mon épouse ne rentre à la maison dans un état maladif. Elle vomissait régulièrement, se plaignait de douleurs, de vertiges. L'idée qu'elle soit enceinte m'effleura. Mais nous n'avions pas eu de rapport depuis trop longtemps pour que de pareils symptômes ne se déclarent qu'alors. Et Maya, en plein été, vint au monde. Elle naquit à la maison, un peu par accident. Mais la coïncidence nous arrangea. Car la petite et fragile chose aurait causé un tapage à l'hôpital. Sur sa tête, repliées, presque écrasées, il y avait des oreilles. Des oreilles qui n'étaient pas humaines. Louise reconnu des attributs d'ours, et semble presque aussitôt avaler de travers son erreur. Elle songea a contacter les Aegis, premièrement, puis songea qu'ils pourraient considérer sa fille simplement comme une hybride, et non pas comme l'enfant d'une humaine également. Et, bien qu'elle trouva leur doctrine louable, elle ne pu que déplorer leur façon de s'opposer à ce qui pourrait rendre sa vraie face au monde. Il n'y avait pas de façon de sauver les hybrides, sinon en leur donnant une place définie. Mieux valait donc cacher l'existence de Maya à ceux-ci, et garder à l’œil leurs frasques.

Elle esquiva de son mieux la petite, qui pourtant ne fit toujours que revenir près d'elle. Et malgré les plaintes de ma femme, elle s'attacha beaucoup à elle. A présent que Maya a cinq ans, Louise l'emmène souvent avec elle. Elle cache ses oreilles à l'aide de capuches, de bonnets, et la protège du monde entier. Elle enrage de ces hybrides qui se révoltent et donnent une pareille réputation à la race de son enfant, et crache au visage des infectés qui répandent le mal qui dévore sa mère, méprisent au plus haut point ces pseudos-révolutionnaires d'Illeris ne faisant qu'ajouter un mal sur un autre. Je ne peux pas la contre-dire, car c'est une véritable plaie que le fait que ce soit si véridique. En conversant avec elle de l'avenir de la petite, peu après sa naissance, je l'ai ralliée à la cause que je soutiens. Les Humanis, tentant de sauver les Hommes pouvant encore porter ce nom, l'accueillir. Elle choisit de rester inactive, de ne pas passer aux médias, mais se tint malgré tout au courant des nouvelles de ce parti. L'humanité est vouée à sa perte, après tout, et son enfant doit grandir dans ce monde amer où la haine éclipse la lueur de l'espoir. Avoir raté tous les choix de sa vie ne lui laisse que de la souffrance, mais ce n'est rien comparé à la torture qu'est de protéger Maya de ce qu'elle est vraiment, je le vois bien. Il faut mentir pour vivre. Il faut écraser pour vivre. Et c'est bien, je pense, ce que Louise a décidé de faire pour Maya.
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MessageSujet: Re: D'un rouge vif, vibrant.   Sam 19 Nov 2016 - 15:33
Bienvenue à toi,

Je te souhaite bon courage pour ta fiche, si tu as des questions je reste à ta disposition.
Par contre, peux-tu déplacer ton player mp3 ? Le code de la fiche se décale à cause de ça, merci.


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MessageSujet: Re: D'un rouge vif, vibrant.   Sam 19 Nov 2016 - 15:54
Bonsoir et merci à tous. Merci aussi, Mélody, pour le compliment sur l'avatar !

Pour ce qui est du lecteur mp3, ce n'est nullement le problème décalant les icônes de la fiche et la déformant donc. Ce décalage est dû à ce qui me semble être plutôt les prénoms trop longs. Mais je serais quelque peu embêtée de devoir retirer le deuxième d'un affichage aussi visible sur la fiche, parce qu'il a une certaine importance. N'y aurait-il pas un moyen d'arranger cela ? Serait-ce possible, alors, que j'ajoute une ligne de prénoms parmi les données personnelles qui suivent ?
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MessageSujet: Re: D'un rouge vif, vibrant.   Sam 19 Nov 2016 - 16:43
J'ai modifié le code en agrandissant la hauteur du background noir comme ça il n'y a plus aucun soucis au niveau du code.



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MessageSujet: Re: D'un rouge vif, vibrant.   Jeu 24 Nov 2016 - 21:12
Après avoir lu ta fiche, je suis au regret de te dire que je ne peux te valider pour les raisons suivantes :

• (pour ce point, ce n'est qu'une demande d’éclaircissement), la couleur de cheveux de Louise est belle est bien une couleur, n'est-ce-pas ? Autant un roux tirant sur un roux foncé (presque rouge) est plausible naturellement (après renseignements), mais un rouge cerise au naturel n'est pas possible. Naturellement, un rouge aussi éclatant n'est pas possible.

• Ton histoire, certains points ne vont pas :

Les infectés :
Citation :
Dans un même temps, sa mère tomba malade. Sharon, qui avait sur son temps libre prit l'initiative de participer à des œuvres de charité, fut infecté. […] Elle passa de nombreux jours au chevet de sa mère, maudissant les infectés qui lui prenaient la seule chose précieuse lui restant encore, puis vint chercher asile en France, où elle espéra que l'on saurait soigner sa mère. 

Ce n'est pas possible. Je t'invites à lire l'annexe La France dans le monde, les hybrides et infectés ne peuvent pas quitter la frontière française, qu'il soit immigré clandestin ou non. A vrai dire, les frontières sont extrêmement bien surveillées pour éviter ce genre de soucis. Sharon a donc pu être infectée après être arrivée en France (mais ne pourra pas retourner en Amérique, la sécurité étant très importante et donc chaque personne souhaitant repartir sera examinée) mais pas avant.

Les Humanis, Louise fait parti du groupe mais tu n'en parles aucunement dans ta fiche. Veux-tu qu'elle en fasse partie au cours de son avancement sur le forum (et donc débuter en tant que maîtresse méchante) ou souhaites-tu commencer directement Humanis ? Plusieurs choix s'ouvrent à toi :

• Tu commences ton premier rp en précisant que tu viens d'intégrer Humanis, tu n'aurais donc bien évidemment aucun impact et serait donc au plus bas des membres.

• Soit tu parles de ton intégration au groupe dans ton histoire, précisant comment elle a intégré les Humanis.

Dans tous les cas, il faut que tu en parles dans ton histoire. Bien que nous ne demandons pas de paragraphes entiers pour chaque membre, je pense qu'il est important que tu donnes un avis complet et décrit de la raison pour laquelle Louise s'est ajoutée dans la masse des Humanis. Surtout que ces derniers dirigent indirectement le pays, son « époux » étant politicien, il a forcément croisé des aux gradés. {cf. l'annexe des groupes contexte}.

Les Aegis, tout comme les Humanis, nous demandons à ce que chaque personne en parle un petit peu sur sa fiche, histoire d'intégrer le personnage au contexte (indirectement), mais étant donné que Louise est (oui je sais, je me répète) une Humanis, elle a forcément un avis plus poussé sur les Aegis, autre que « ouais, ils sont pas gentils », ils sont leur Nemesis et j'imagine qu'elle n'apprécie pas forcément les agissements de ces derniers.



Breeef, cessons les points négatifs. Louise reste un personnage intéressant, hautain et supérieur mais  à qui on s'attache au cours de l'histoire. Cette relation avec son « époux » est vraiment plaisante et presque adulte, nous éloignant des niaiseries du type « On m'a forcé à me marier avec lui, omg je l'aime pas mais je dois faire avec, patati, patata », c'est agréable. Et bon, je ne peux qu'apprécier les personnages « trentenaires » qui arrivent un peu en force sur le forum, ça fait plaisir. (mais bon, ça c'est un avis typiquement personnel, les gens ont eu le temps de le remarquer).

Je te laisses donc corriger tout ça, tiens moi au courant de ton avancée et je reste à ta disposition si tu as la moindre question.

(note : je tiens à m'excuser si certaines fautes se sont glissées par le message, je suis malade et arrêtée depuis le début de semaine donc je t'avoues que j'écris ça un peu sans me corriger.)


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MessageSujet: Re: D'un rouge vif, vibrant.   Ven 25 Nov 2016 - 0:10
Coucou ! Alors, étant donné que tu m'as cité les points un par un, je vais répondre également point par point, que l'on ne se perde pas.

• La couleur des cheveux de Louise est, effectivement, artificielle. Ce n'est qu'une petite ligne, mais dans l'histoire il est précisé à un moment que ses cheveux, originellement, sont châtains. Je te cite le passage, au cas où tu souhaiterais vérifier :

Citation :
Elle encaissa pendant de longues années les coups, [...] plus personne ne su alors voir le malheur gouttant sur sa jolie tête châtain.

• Il me semblait, jusqu'à récemment, que les hybrides pouvaient venir de l'extérieur, et j'ai donc pensé que l'inverse pouvait être idem. Mais, avec ta précision, je change donc légèrement l'ordre des événements, afin que le tout soit correct. Je te montre en citation le passage que j'ai modifié, et que tu pourras retrouver en italique dans le texte :

Citation :
Dans un même temps, sa mère tomba malade. Sharon, qui avait sur son temps libre prit l'initiative de participer à des œuvres de charité en France où la situation était complexe, fut infectée. Son corps ne supportant que très mal ce bouleversement, elle fut alitée, et Louise la rejoignit aussitôt sur le territoire.

• Le statut d'Humanis de Louise n'a pas encore vraiment d'importance. Elle les a rejoint peu de temps avant la fin de son histoire, après la naissance de Maya pour être plus précide, et ce n'est donc pas quelque chose qui rythme sa vie. Contrairement à certains, ce n'est pas un élément actif pour l'instant. Elle en fait bel et bien partie, mais n'oeuvre pas pour eux actuellement, si ce n'est en soutenant son époux et en se tenant au courant de leurs agissements. Si le détail est dérangeant, j'ai ajouté une ligne explicative et, afin de la rendre plus visible, l'ai mise en italique. Au cas où tu ne souhaiterais pas chercher, je te la cite ci-dessous :

Citation :
En conversant avec elle de l'avenir de la petite, peu après sa naissance, je l'ai ralliée à la cause que je soutiens. Les Humanis, tentant de sauver les Hommes pouvant encore porter ce nom, l'accueillir. Elle choisit de rester inactive, de ne pas passer aux médias, mais se tint malgré tout au courant des nouvelles de ce parti.

• Concernant à présent les Aegis, j'ai considéré que Louise (comme beaucoup de personnes dans notre vie de tous les jours) a fait un "sac" des hybrides et de leurs fréquentations. Elle ne fait pas de différence, grossièrement, entre infectés/hybrides/aegis. Pour elle, ce sont de toutes façons des éléments perturbateurs à la croissance et au développement de sa fille. Mais comme il semble important de préciser, j'ai encore ajouté une ligne correspondant à cela dans mon texte. Encore une fois, j'ai utilisé l'italique pour rendre le passage plus visible, mais te le cite au cas où :

Citation :
Elle songea a contacter les Aegis, premièrement, puis songea qu'ils pourraient considérer sa fille simplement comme une hybride, et non pas comme l'enfant d'une humaine également. Et, bien qu'elle trouva leur doctrine louable, elle ne pu que déplorer leur façon de s'opposer à ce qui pourrait rendre sa vraie face au monde. Il n'y avait pas de façon de sauver les hybrides, sinon en leur donnant une place définie. Mieux valait donc cacher l'existence de Maya à ceux-ci, et garder à l’œil leurs frasques.

Pour ce que tu dis ensuite, concernant l'histoire de Louise, je t'en remercie. C'est un personnage que j'apprécie énormément moi-même (mais c'est plutôt évident, étant donné que c'est ma création), et à laquelle j'ai voulu donner beaucoup d'humanité. Elle fait de mauvais choix, très nombreux, et en ressort blessée, bien qu'elle doive rester debout pour sa mère et sa fille principalement. J'espère qu'en rp elle plaira tout autant aux autres.

J'espère qu'à présent, ma fiche peut être validée ! Je te souhaite également un bon rétablissement, et te remercie de ton travail.
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ILERIS FOURNISSEUR
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MessageSujet: Re: D'un rouge vif, vibrant.   Ven 25 Nov 2016 - 0:24
Coucou,

Je te réponds rapidement avant d'aller me coucher (j'ai déjà du retard on va dire, sale migraine !), pour la couleur effectivement, j'ai du louché sur cette ligne dans ton histoire, je m'en excuse.

Pour les hybrides, avant la refonte de novembre effectivement, nous étions un peu moins exigeants sur ce point mais nous avons décidé de changer quelques petites choses au niveau des hybrides dans le reste du monde, d'où cette toute nouvelle et fraîche annexe.  

Si je peux rajouter un point, j'adore les personnages (qu'ils soient masculins ou féminins) ayant encore un enfant lors de leur avancement sur un forum, ça apporte un petit plus loin d'être négligeable et, encore une fois, change des quelques normes qu'on peut trouver.

Bref, du coup je te valides vu que je ne vois pas de soucis, merci beaucoup pour tes petits ajouts rapide ! (et pour ton soutien ! )


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D'un rouge vif, vibrant.
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