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 Un fauve charmeur, mais fracassant.

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HYBRIDE MALE NEUTRE
Featuring : Master - Aenaluck
Disponibilités : 5/7
Absence : Pas pour l'heure.
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MessageSujet: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Sam 19 Nov 2016 - 16:15
IDENTITÉ.
NOM ; //
PRÉNOM ; Julien Ernest
ÂGE ; 42 ans
SEXE ; Homme
RACE ; Lion albinos
ORIENTATION SEX. ; Pansexuel
SITUATION ; Célibataire et pauvre
GROUPE ; Hybride neutre
MÉTIER ; Hybride de combat clandestin
ORIGINE(S) / NATIONALITÉ(S) ; Français
PHYSIQUE.
Je sais que comme chaque jour la journée sera la même. L'odeur du tabac froid, du bois moisie et de l'alcool persiste inlassablement dans les environs. Je plisse les yeux, car même après tant d'années, je ne supporte pas cette ambiance et ce qu'elle fait à mes poumons. Il est beau le lion d'antan, parce qu'il faut être honnête, il a salement pris dans la trogne, le Julien. Après tout, on ne pas dire que je sois un jeune lion pimpant et revanchard. Je n'ai pas perdu la fougue de la jeunesse, mais au lieu d'agiter mes poings à tout-va, j'utilise ma tête aussi. J'entends déjà à l'étage de l'agitation, sans doute le propriétaire de ce taudis qui sert de bar. Je dors dans les combles de ce dernier depuis tellement de mois que je ne saurais plus dire depuis quand je vis ici. En tout cas, à l'époque, je n'avais pas encore les cheveux poivre et sel, la barbe fatiguée ou les traits usés. Je repousse ma tignasse sauvage telle la crinière dont j'ai toujours été fier en me regardant dans la glace et baille. Ce que j'ai pu prendre un coup de vieux à forcer de taquiner les rings clandestins et la violence, c'est surprenant. Bon, vu que j'ai encore et toujours des spectatrices qui se risquent dans ce bourbier où personnellement, je n'y amènerais pas ma mère seule, je pense que je suis encore suffisamment potable.

Le défi d'aujourd'hui sera le même qu'hier et avant d'hier, me coiffer. Je pense sincèrement qu'il serait plus facile de dompter des animaux en rut, nu, saoul et dans le noir que de réussir à venir à bout de toutes mes mèches rebelles. Entre le fait que je me retrouve chaque matin avec une marée de cheveux gris devant et sur la bouche, leur longueur qui couvre ma nuque et qu'ils soient potentiellement vivants, ce n'est pas une sinécure. J'ai vraiment tout essayé pour avoir le dessus sur eux, aussi bien de la laque, des brosses, peignes et j'en passe, mais non, ils restent victorieux les salauds. Bon et bien, je pense que la solution va être radicale et brève, je vais les repousser en arrière et les attacher derrière et ce sera correct. Je n'ai pas pour habitude de mettre quarante ans dans la salle de fortune que m'offre le propriétaire du pub, alors autant ne pas abuser de son semblant d'hostilité. Bon sang, ce que je rêverais de les raser très court, mais en même temps, j'aurais l'air d'un gros matou ou d'un vieux coincé et ce ne serait pas à mon avantage, alors tant pis. Amusez-vous à boucler, faites-moi donc rager, de toute façon, vous faites partie de mon atout charme, quand vous ne me faites pas grogner intempestivement. Et puis, je dois avouer que je n'en prends pas réellement soin, mis à part quand je les laisse détachés et totalement libre de faire leur petite vie. Il faudra malgré tout m'expliquer ce que peuvent avoir les femmes avec le fait de passer leur doigt dedans. Cela porte chance ou cela fait des choses magiques ? Non parce que je ne suis pas un chien à preuve du contraire, mais un fier lion qui n'est pas trop pour la docilité voyez-vous, un peu comme mes cheveux.

Je ne peux pas rater les cernes qui me donnent l'air d'un vieux panda fatigué, et même si ces deux perles qui me servent d'yeux brillent toujours de leur même éclat, il faudrait vraiment que je fasse quelque chose pour mon sommeil. Surtout qu'avec la couleur de mes iris plutôt terne et gris, je dois donner l'impression de porter tous les malheurs du monde sur mon dos. Alors que pourtant même si ma vie n'est pas parfaite, je m'en satisfais comme il se doit. J'ai un toit, de la nourriture et un lit, c'est suffisant. Enfin pour en revenir à mes yeux, ils sont réellement bleu-gris, moucheté de plusieurs fines tâches sombres comme des étoiles, selon l'infirmière qui vérifie ma santé tous les mois. Oui, je participe à des combats clandestins, mais je suis suivi médicalement, ne cherchez pas à comprendre, je suis aussi perdu que vous sur ça, et pourtant, ça fait une dizaine d'années que je fais cela. Il arrive régulièrement qu'elle détourne le regard quand je la fixe sans doute par peur ou parce que mes iris la déstabilisent en tout cas, c'est presque devenu un jeu pour moi. Et puis il faut bien que je profite de l'une de choses que j'ai pu conserver en superbe état alors que je me bats régulièrement. Je ne les cache pas derrière des lunettes, ne porte aucune lentille et oui, j'ai donc une très bonne vue. Je ne suis pas un félin pour rien, alors n'essayez pas de m'avoir dans le noir, je serais plus rapide que vous et je vous verrais galérer alors que je serais déjà devant avant que vous fassiez quoi que ce soit. Cette étrange nyctalopie se révèle être un grand atout quand les plombs du bar sautent, que quelqu'un tente de cambrioler la propriété du vieux barman ou quand la faim me tiraille en pleine nuit. Donc en somme, même en pleine nuit, vous n'aurez pas le dessus.

Cette barbe entretenue encadre mon visage et le vieilli pas mal à ce que j'ai pu comprendre. Encore une fois, les avis extérieurs ce n'est pas vraiment ce qui m'affecte le moins du monde. Je m'en occupe parfois quand elle devient rebelle, mais la plupart du temps, je la laisse tel quel. J'assume totalement de donner l'air d'avoir plus que mon âge et s'il faut que je prouve que le bon vin que je suis, garde encore de la jeunesse dans sa chair, ça sera sans hésitation. J'ai adopté depuis que je la laisse ainsi un certain tic chaque fois que je réfléchis en passant mes doigts dans cette dernière. Je ressemble plus à un vieux sage qu'à un hybride qui se boxe avec d'autre à ce moment-là, mais bon le nier serait idiot. Surtout que sans cette dernière, je donne plus proche des trente ans que plus de quarante, honnêtement. En toute sincérité, je ne la garde pas qu'à titre de virilité ou de charme, mais aussi pour mieux cacher les cicatrices de ce qui avait été ma jeunesse. Vous voyez ce qu'est une muselière ? Et bien imaginez maintenant que j'ai dû subir cela des mois durant sans jamais avoir le choix de me révolter. Je voulais le rouer de coups, le mettre plus bas que terre, mais je l'avais cherché et il s'est vengé, cause à effet comme on dit. En tout cas, si un jour j'ai l'occasion et la raison de me raser, vous verrez que le temps à buriner mon menton et le dessous de ma lèvre, mais qu'heureusement ma barbe cache le tout. Il arrive que tout comme ma chevelure, les femmes aiment poser leurs doigts dans ma barbe pour jouer avec ou la gratter. Je les laisse faire sans les contrarier, après tout ça ne dérange pas plus que ça.

Pour rester dans le même registre que ma barbe, je ne suis pas quelqu'un d'excessivement poilu. Même si la longueur de mes cheveux qui couvrent mes oreilles et parfois cachent mon nez ainsi que le collier de poil sur mon menton prouvent le contraire. Comme tout un chacun, j'ai ce qu'il faut sous les aisselles ainsi que cette ligne du bonheur comme les humains aiment l'appeler, sous le nombril. Si je vous parle d'un sujet aussi anodin, c'est pour mieux illustrer ce qu'ils encadrent, c'est-à-dire mes muscles. Mon torse battit comme une cathédrale, d'après encore une fois l'infirmière, est relativement musclé aussi bien parce que mes combats que par ma propre corpulence. Pour reprendre ses mots, on m'aurait sculpté dans un bloc de marbre que ce serait identique tant mes muscles sont dessinés. Pectoraux, trapèzes, abdominaux, d'un geste du doigt en les parcourant, on peut confirmer qu'ils ne sont pas juste là pour faire beau. Encaisser des coups ou en infliger avec autant de rage et de puissance que l'animal dont je suis l'hybridation, ils sont mon prolongement le plus brut. Il faut bien leur présence pour supporter ma masse et mon envergure, car je ne connais pas tant d'hommes me dépassant en taille ou en poids. Sans dire que je suis un géant, approchant des deux mètres et avoisinant les cent vingt kilos, je suis portant dans la balance dirons-nous. Même si je possède une certaine force sur le devant de mon corps, ma corpulence n'a fait que fragiliser mon dos au fil du temps. Alors, je ne dirais pas qu'il est devenu mon principal point faible, mais il m'arrive de subir des douleurs sur ce dernier. Ce n'est pas handicapant, mais en combat cela peut rendre les affrontements un poil plus fatiguant. J'essaye au maximum de le préserver, surtout si l'homme qui m'héberge et qu'il a besoin d'un petit coup de main.

Autant tout ce que j'ai pu dire de moi est plutôt charmeur ou en tout cas attirant, autant mes mains, c'est une autre histoire. Elles ont vécu pas mal de travaux manuels en tous genre ainsi que des mauvais traitements. Elles ne sont pas élégantes ou gracieuses, mais couvertes de petites cicatrices, le bout de mes doigts est calleux et on sent que ma peau est abîmée rien qu'au toucher. Porter des caisses de boissons pendant plusieurs kilomètres parce que le véhicule du patron était en panne, réparé sa toiture ou les fondations afin que je ne finisse pas sous les décombres ou encore changer les meubles, de la tuyauterie et j'en passe, ça use les mains. Je sais qu'en disant cela, je passe pour l'homme à tout faire, mais il est âgé et je sais qu'il me donne des ordres avec une justification. J'aurais beau mettre sur le tapis bien des exemples pour dire que je suis un mâle dominant, je suis un hybride également. Je ne me complais pas dans la docilité, mais c'est dans mes gênes que je le veuille ou non. Sur ces doigts meurtris et vestiges de travaux manuels pas une once de bague ou autres chevalières, sans doute parce que je n'arriverais jamais à les retrouver et puis vu la taille de mes mains, il faudrait de sacré anneau pour entourer mes doigts. Pour donner un ordre d'idée de leur mesure, dites-vous que j'attrape une balle de basket-ball à une main, sans mal. Autant vous dire qu'en plein visage, vu la réaction de mes adversaires ce n'est pas agréable. Oh et ne croyez pas que je sors toujours victorieux, mais aussi, je me suis pris des déculotté par plus grand ou plus petit que moi. Je ne sais pas si peux mettre ça sur le dos de mes mains fragilisées, mon âge ou mon arrogance en combat, mais personne n'est infaillible.

Il est déjà l'heure que j'aille rejoindre le ring de fortune pour en venir aux mains avec un confrère hybride alors autant m'habiller. Je ne peux pas dire que je sois le summum de l'élégance et qu'on me verrait dans des dîners mondains, surtout que je ne vois pas ce que j'y ferais. Le plus souvent aussi bien par lassitude que par facilité, je porte un tee-shirt de corps sur le torse et un pantalon de jogging ou un jean pour le bas du corps. Comme je l'ai dit rien de bien extraordinaire, niveau mode. Je ne vais pas la révolutionner du jour au lendemain avec ma tenue vestimentaire et de toute façon, ce n'est pas le but. Je sais que mes tee-shirts mettent en valeur ma musculature, mais pour moi, c'est surtout une question de confort. Oh et je doute que cela passe en dehors du bar, mais je ne mets que très rarement des chaussures. Que ce soit l'impression d'avoir les pieds écrasés, l'inconfort ou le fait de me sentir pataud quand je marche, je me balade le plus souvent pied nu. Alors, oui le dessous de mes pieds est dur comme du roc à force et sale, mais bon, c'est normal sans rien sur les pieds. Le tout sera toujours dans des tons pâles entre le beige, le gris et le blanc. Les couleurs vives et qui me font passer pour un feu rouge ce n'est pas mon genre.
ET VOUS.
PSEUDO ; Marius
ÂGE ; 24 ans
GARS OU FILLE ? ; Homme
COMMENT AS-TU TROUVE M&N ?  ; topsite
PRÉSENCE ; 5 jours sur 7
TON AVATAR C'EST ; Aenaluck - OC
AUTRE CHOSE ; pouet
PRENOM P. NOM
CARACTERE
Aux yeux de n’importe qui un lion ne peut -être qu’un fauve sauvage et dangereux. Je ne vais pas les contredire, il m’arrive d’avoir comme tout le monde des sautes d’humeur et bon sang ce que cela peut être assez violent. Il vaut mieux éviter de se trouver dans les parages car la plupart du temps le mobilier est autant touché que moi-même. Je peux aussi bien simplement grogner en canalisant ma colère les muscles bandés et le regard noir comme m’en prendre au sac de frappe que m’a fourni le vieil homme et en venir vite à bout sous la rage.  Je suis un hybride, tout sauf discret par mon envergure alors si c'est pour avoir des ennuis, je préfère encore que ce soit justifié. Je ne suis plus le lion volcanique qui aurait agressé n'importe quel humain sous prétexte qu'il était un homme avec un grand H, mais les accès de colère persistent. Même en ayant pris de l'âge, de la maturité, on ne change pas ce que l’on est aussi facilement. Je vous mentirais si je vous disais qu’il ne m’arrive plus de vouloir avoir encore ma jeunesse d’antan, mais avec mon âge je me suis fait une raison, un vieux lion, reste un lion.  

Je pense qu'au vu de mon apparence, on s'attend à ce que je sois plutôt adroit avec ma force, capable de travail qui oblige à porter de lourdes charges, mais pas à me montrer artistique. Sous cette carapace de puissance et de maturité, j'ai fondé un autel à la peinture. Il sera rare, mais possible de me surprendre à peindre un tableau avec une certaine adresse dans le pinceau, avec pour seule mélodie de fond un air mélancolique, venu du fin fond des chansons de cet homme âgé, mais sage. Je trouve dans cet air tout ce qui fait ce que je suis. Il est aussi bien chargé d'histoire, que de calme, de nostalgie ou encore de sincérité. Il m'est de toute façon difficile de changer cette image tant je serais totalement gauche de mentir. C'est pour cela que je me suis tourné vers les tableaux, l'art et son expression, afin de n'avoir jamais à me mentir. Si je veux mettre mon envie de liberté dans une toile ou plutôt laisser mon âme d'enfant s'exprimer, je peux le faire sans demander à qui que ce soit. Une sorte de jardin secret dont je ne me montre que de bribes.

Le plus souvent, je me retrouve à servir de mentor pour ceux qui comme moi se battent, mais dont l'âge prouve leur impulsivité. Je ne suis pas bien placé pour leur apprendre la vie ou leur donner une bonne leçon, mais je ne veux tout simplement pas qu'ils finissent comme moi, et se rendent compte ensuite que leur vie est depuis le début tout tracé. Un hybride aura beau se battre toute son existence pour prouver sa valeur ou sa hargne, il reste ce qu'il est, rien de plus. Je suis un vieux lion et jamais je ne serais plus que cela, alors autant leur montrer la vérité rapidement. Et puis au moins ils seront prêts à vivre leur futur avec le plus de dignité possible, car esclave ou non de nos maîtres, nous pouvons encore être nous, juste qu'il faut le faire différemment.

Quand je ne combats pas avec la rage et la violence d'une véritable armée ou d'une meute de loup en colère, je lis. Beaucoup de roman contemporains, mais aussi des nouvelles que m'offre mon propriétaire comme cadeau de ce que je lui apporte bien malgré moi. De Balzac à Montaigne, de Zola à Werber, j'aime la plume, le stylo, la machine. Je le remercie dans un silence et un hochement de tête. Il sait que c'est ma façon d'être et lui en retour me laisse exister dans les fondations de son bar, sans jamais faire autre chose que de m'apporter repas, occupation, soins et bien être. Ce doit être pour cela que j'aime autant que je puisse haïr les humains. Leurs écrits, leurs paroles, leurs faits sont emplis de vérité, de force et de poésie, pourtant dans leurs actes, ils font également de ceux comme moi des meubles, des animaux de compagnie. C'est notre fonction, mais l'assumer et l'avouer est bien souvent difficile.

Je possède une certaine détermination aussi bien dans ce que je peux entreprendre dans ma vie que dans mes propos. Je sais qu'il faut mesurer ses mots surtout en face d'une autorité dont on n'a nullement le dessus, alors je reste réfléchit. Je ne fonce pas dans le tas comme j'aurais pu le faire dans mes jeunes années, ah, je dis ça comme si j'avais passé l'âge que mes cheveux ne soient pas autrement que blanc neige. Je tiens parole chaque fois que j'ouvre la bouche, alors si je vous mets en garde quant à ce que je peux faire, ne prenez pas mes mots à la légère, car ils sont, on ne peut plus, francs. Ainsi, j'ai promis à cet homme que jusqu'à ce qu'une autre personne veuille m'acheter et surtout veuille de mes services, je lui apporterais mon aide aussi bien financière qu'en tant que main d'œuvre et combattant. Après tout, mes combats lui permettent de mettre du beurre sur son pain et par la même occasion de m'offrir un repas digne de nous, alors je le fais sans rechigner à la tâche. À l'entendre mes gestes sont sages et justes, mais je fais surtout cela pour lui, pas pour vraiment pour moi.

S'il avait été une femme, je ne pense pas que mon comportement aurait vraiment changé, ou alors peut-être pour ce qui est de protéger, veiller et réconforter. Nous avons tous nos failles, nos blessures, mais nous ne le prenons pas forcément de la même façon. Il m'est arrivé de passer une soirée entière, dans le froid, sans rien sur le dos en tenant dans mes bras sa petite fille. Je ne lui devais rien, j'aurais très bien pu la laisser dans le froid, mais j'ai préféré ce jour-là donner de ma personne et la tenir au chaud. Une chose est sûre, si mon futur maître, au départ de cet homme, m'emmène, je lui serais aussi brave et fidèle qu'un soldat. Si c'est une femme, je serais sa muraille pour protéger sa beauté et je n'hésiterais pas à me mettre au-devant d'elle pour prendre à sa place. Je la défendrais de mes poings et de ma rage autant que possible, même si je dois finir par poser genou à terre en lui sauvant la vie. C'est un geste normal, un acte que je dois faire s'il faut le faire. Comme il me dit souvent, ce sont des fleurs qu'il faut préserver de la douleur, de la colère et de la rage du monde. C'est un peu idéaliste et très poétique, mais surtout cela a eu un impact sur moi, je veux les protéger si je suis à leur service.

Dans cette période charnière où je peux avoir des excès de colère, je vais m'isoler tout simplement au risque de montrer un côté totalement asocial à ceux qui peuvent m'entourer. Fuir d'où je suis, ne plus donner de signe de vie et revenir une fois cette épreuve dissipée. J'assume totalement cette fuite, les inquiétudes et la colère que cela peut apporter à ceux qui ont ma charge, mais c'est ainsi. Je n'ai pas d'autres choix pour ne pas blesser quelqu'un par mes gestes. Il le sait et ne me juge pas de ses iris abîmés par le temps, il sait que quand j'entre dans ce sentiment de rage intense, il annule mes combats et me laisse en paix. Il sait que cela ne dure pas plus d'une semaine tout au plus, mais je sais, je le sens qu'il s'en préoccupe. Il s'est attaché à l'étrange animal que je suis, mais jamais il ne tentera le diable pour me comprendre, il sait sa place et la mienne, c'est suffisant.

J'essaye toujours de garder toutes ses émotions négatives et brutales pour mes affrontements pour mieux les déverser dans un torrent de coups et de prise dans un certain acharnement. En somme, j'utilise tout ça pour donner un coup de pouce à ce que je peux délivrer chaque fois que j'en viens dans un ring de fortune avec un confrère hybride. Si j'avais une épée, je vous dirais que je croise le fer, mais à mains nues, je frappe surtout comme deux hommes. Sous ses yeux, j'ai brisé des os, mit au tapis d'immense hybride autant que j'ai pu finir adossé au ring dans un sale état. Ce doit être ce qui lui plaît chez moi, même dans la défaite, je trouve encore le moyen d'être digne. Même les plus arrogants des hybrides ne peuvent pas me reprocher de ne pas tout donner dans mes combats. C'est même ainsi que je me suis fait une légère renommée dans ce qui est des combats clandestins. Alors, je ne serais pas étonné qu'un jour, on m'emmène aussi bien pour ce que je suis que mes gros bras, qu'il en soit ainsi.

Je peux parfois être nostalgique de ce que j'étais auparavant. Non pas de mes douleurs lancinantes et imprévisibles, mais bien de ce jeune lion plein d'envies, d'entrain et de passion que j'étais. Je ne dirais pas qu'il s'est perdu au fil du temps, mais plutôt que les épreuves l'ont rendu assez modéré pour se dire que cette passion peut être utilisée à une meilleure cause que refaire le monde. Venir en aide à des hybrides comme j'ai pu l'être auparavant, mais également à des humains serait une bonne chose. Avant, je passais mes journées dans les rues, auprès d'humains dont je ne connaissais rien de plus que le prénom, mais que je soutenais comme je le pouvais. Certains mon récompensés d'autres m'ont pris pour leur esclave et m'ont meurtri, mais ils n'ont pas réussi à m'abattre. Peut-être que mon pelage est trop dense pour que cela me fasse tomber pour de bon ou alors le temps m'a forgé pour tenir le coup. Colosse de coton ou de pierre, aux yeux d'océans ternes, c'est comme cela qu'on me connaît en dehors du ring. Un hybride lion silencieux, généreux et qui ne demande rien de plus qu'un merci. Un géant aussi bien capable de tendresse que de briser des os d'un coup-de-poing bien placé. Oui, je regrette le lionceau qui courait partout, mais le vieux lion s'est fait à sa vie malgré tout.

Je suis honnête en disant que je n'ai jamais connu l'amour aussi bien parce que je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir en avoir le loisir que parce que ma nature ne m'a jamais permis de le frôler du bout des doigts. J'ai bien approché des femmes, vu leur charme sous mon regard ou leur main contre moi, mais jamais je n'ai été plus qu'un loisir éphémère et rapide. Dur de les blâmer quand on sait dans quelle société nous vivons humains et hybrides, actuellement. Des rivalités forment de lourds rouages autour de n'importe qui et si nous ne sommes pas dans une case, les hybrides finissent en cage ou bien pire. Alors, j'espère qu'un jour une femme, quelle que soit sa conviction, son hybridation ou son humanité, arrive à me prouver que je peux aimer. Je ne dis pas que j'y arriverais ni que cela se passera comme prévu, mais sentir ne serait-ce qu'une importance sous mon regard, ce serait déjà un grand pas pour moi. Je ne me sentirais pas différent et encore moins humain, mais j'aurais l'impression d'avoir accompli un défi à la hauteur de mes services depuis tout ce temps.

J'ai pu être confronté à devoir, surveiller et occuper de plus d'un jeune humain pendant que ses parents étaient absents. C'était à chaque fois l'entourage du vieil homme et chaque fois le travail était identique. Je cédais à leur caprice, les protéger de mon mieux et faisait en sorte de le rendre en un seul morceau à leurs parents. Avoir un côté toujours à l'école et plutôt calme malgré mon tempérament quand je me bats, est un sérieux avantage. Je suis parfois l'oreille attentivement ou l'épaule robuste sur laquelle on s'appuie pour vider son sac. Je ne dis rien, j'écoute, je hoche parfois la tête et j'offre ma simple présence comme digne réconfort dans les épreuves de ceux qui me côtoient. Aussi bien pour donner des conseils, mon avis ou même juste mon aide, je n'ai pas encore failli à la tâche depuis le temps, donc je ne dois être trop nul pour ça. Peut-être qu'un jour, je ne serais plus aussi efficace, mais mon heure n'est clairement pas encore arrivée alors d'ici là, je pense que j'ai encore des BA à faire.

J'ai entendu parler de plusieurs groupements assez rivaux et étranges dans le coin. Je n'en fais pas partie même si certains sont plutôt connus pour moi. Je pense que ceux que j'ai le plus côtoyés sans le vouloir furent les Infectés à la fois humains et hybrides, ils étaient souvent dans les squats près du bar et je préférais éviter de les croiser. Non pas que je les vois comme des intrus ou des parias, mais la plupart du temps, ils attirent ceux qui sont chargés de nous remettre en cage autant dire ce que je déteste par-dessus tout. Ensuite, j'ai pu voir ce qu'étaient les Humanis, mon ancien maître en connaissait, mais je ne l'ai appris que bien plus tard, une fois hors de chez lui heureusement. Des gens comme lui ne devraient pas exister, mais de toute façon même tous les hybrides réunis, nous ne ferions pas le poids face à leurs moyens. Encore une raison de plus de ne pas les porter dans mon cœur. Au contraire des Aegis, dont je soupçonne Shirley, une amie d'en faire partie, mais je n'ai aucune preuve autre que son comportement naturel. Ils sont les stricts opposés de Humanis voulant la liberté et la paix de ceux dont je fais partie, alors je crois que je peux leur être reconnaissant, même si j'ignore comment ils vont lutter contre les Humanis. Ileris, voilà un nom dont je ne sais pratiquement rien, mis à part ce que la rue m'a mis à l'oreille. Ce sont a priori des rebels totalement ingérable et hybrides semble-t-il. Je ne sais pas quoi penser d'eux, à part que je ne risque pas d'en faire partie, plutôt mourir que de devenir encore une fois, un électron libre.
HISTOIRE
Je pense que vous vous en doutez, mais je n'ai pas toujours été si sage, calme et maîtrisé. Du plus loin que je me souvienne, j'étais plutôt l'archétype de l'hybride voulant se rebeller et cherchant à se faire une place au soleil. Malheureusement à l'époque, je ne voyais pas que la situation dans laquelle j'étais ne m'offrait pas les loisirs de faire le fanfaron indéfiniment. Je ne compte pas le nombre de fois où je me faisais embarquer par ceux chargés des animaleries les plus proches afin qu'on me garde en cage. Le plus souvent, je me débattais en les insultants et en essayant de les blesser parce que j'étais le roi de la jungle et que ce n'était pas quelques humains qui allaient venir à bout de moi. Bon, je vous laisse deviner sur qui gagnait aux finales, vu que j'ai connu plusieurs animaleries en quelques années. De la plus simple où vivaient bon nombre d'hybride entassé les uns sur les autres à des malfamés dans lesquelles la nourriture se composait d'eau gelée et de pain rassis. Oui, comme beaucoup, j'espérais un petit palace pour mon royal fessier, mais non, c'était ça ou rien. J'ai fugué de plusieurs d'entre elles non sans qu'on me recherche des jours durant avant que les recherches ne cessent. Ils n'avaient pas de temps à perdre avec un électron libre, de toute façon ingérable pour l'instant. Il m'arrivait régulièrement de me battre avec d'autres hybrides voulant assurer leur territoire voir même des humains. À cette époque que ce soit humain, hybride et quel que soit le sexe, je m'emportais, je frappais et je ne regrettais rien. Dire que si je croisais ce moi du passé, il se prendrait une méchante dérouillée sans sommation. Je n'ai fait que ternir comme d'autres l'image des hybrides rangés et je l'avoue aujourd'hui, je regrette ce petit con que j'ai pu être.

Malgré tout, comme je ne savais pas apprendre de mes erreurs, je continuais encore et encore mes inepties en poussant toujours plus loin. Je fus adopté par un étrange homme quelque jour après ma majorité. Mon envergure n'avait cessé pendant des années de s'étendre et je dépassais sans mal mon maître. Je le toisais régulièrement du regard en faisant mine de ne pas entendre ses ordres, mais ne devinait pas que cela allait me briser bien vite dans mon élan. Je ne savais rien de lui et la plupart du temps, je ne faisais que dormir, flâner et attendre. Je refusais ses repas, je ne l'écoutais pas et c'était limite si pour moi, il n'était pas simplement insignifiant. Hélas, ce petit manège n'allait pas durer bien longtemps pour lui, car au fur et à mesure, son comportement se modifiait envers le mien. Il n'y avait plus de politesse, il me lançait la nourriture au visage, me fixait avec colère et commençait à me frapper. Je lui grognais au visage, je me levais en me préparant à tous moment à lui sauter dessus, mais il avait plusieurs fois drogué volontairement mes repas et il avait fini par prendre le dessus. Me retrouver vulnérable, faible et soumis devant cette raclure ce n'était pas ce que j'avais envisagé. Il ne se privait pas de me gaver comme une oie, de me frapper avec sa ceinture, une chaîne ou tout ce qui lui tombait sous la main. Il avait même fait le geste qui m'avait le plus rendu honteux, j'étais muselé. Moi qui étais un lion, fier, arrogant et agressif, j'étais réduit à l'état de cabot inoffensif. Je le maudissais de tout mon être pour m'avoir fait subir ça, même si je n'avais au final fait qu'allumer des braises déjà sur le point de brûler. Il ne devait pas en être à son coup d'essai et à force de le pousser à bout, il s'était vengé à sa manière. J'ignore si c'est à partir de ce moment que ma docilité discrète est née, en tout cas, même encore aujourd'hui, je sais que nous étions aussi bien fautifs, l'un que l'autre. Du jour au lendemain sans doute par lassitude, il a cessé de me rouer de coups, de me tenir presque en laisse et a fini par le faire partir. Cela faisait tellement de temps que j'étais chez lui, que ma sortie fut si lente, si désorientée. Je bouillonnais intérieurement, voulant lui rendre la monnaie de sa pièce de mes mains, pourtant, je n'ai rien fait. Non pas par docilité, mais j'étais exténué, blessé, alors je voulais sauver ma peau plus que prendre ma revanche. J'ai alors, titubé pendant de longues heures dans les ruelles pour ne pas attirer le regard de quelqu'un et finir encore dans une animalerie, derrière des barreaux. Je me suis écrasé lourdement sur un matelas sale laissé là sans raison apparente et j'ai attendu sans savoir combien de temps s'écoulait. Je voyais simplement le ciel s'assombrir pour mieux s'éclaircir par la suite, et cela, pendant une longue durée.

Je suis donc retourné à la rue, dans la misère que j'avais quittée et j'ai repris l'existence que j'avais avant mon adoption. Mon comportement avait changé, je n'étais plus aussi impétueux, arrogant qu'avant, quelque chose s'était brisé. Avoir été réduit à l'état d'esclave, de meuble pendant tant d'années, c'était une rude blessure. Je finissais même par me faire attraper par une fourrière et mit dans une animalerie plutôt classique. Il n'y eut pas de fugue ou de récidive de ma part, je préférais attendre un nouveau maître ou rien du tout. Je me montrais maintenant silencieux, je dormais la plupart du temps et mangeais peu. Je ne faisais pas cela par plaisir, je me sentais tout simplement vide. Pourtant, le traitement que je subissais comme les autres hybrides, n'était pas si terrible. Nous avions un horaire pour se dégourdir les jambes, de quoi dormir, manger, et même une douche régulièrement. Elle n'était pas vraiment commode, mais encore une fois, personnes y compris moi n'allait se plaindre. Je me retrouvais au fur et à mesure du temps passé dans cette animalerie, assigné à des tâches pour aider des gens qui, faute de moyen pour acheter des hybrides, souhaitaient simplement payer pour quelques services banals. Si j'avais pensé qu'un jour, je ferais les courses pour une femme âgée ou encore d'aider un homme à déménager, je pense que je ne l'aurais pas cru moi-même. Je ne gagnais le plus souvent qu'un merci ou de la reconnaissance, mais j'étais un hybride, je n'allais pas demander un salaire comme ça. Je ne saurais pas vous dire combien de temps cela a duré, la seule chose que je me souvienne, c'est que je dépassais en âge la plupart des hybrides de l'animalerie. Hors, ils étaient, pour la plupart, adolescents tout au plus majeur, c'est pour vous dire.

Un jour d'automne plutôt froid, je découvrais par le biais des propriétaires de l'animalerie qu'ils devaient la céder pour construire une autre infrastructure, autre qu'un refuge pour hybride. En somme nous étions tous à la rue dans peu de temps sans moyen de protester. Il était évident que cela déplaisait aussi bien aux deux humains en charge de nous que nous même, mais la parole d'un hybride n'avait de toute façon pas plus de pouvoir qu'elle en avait dans ma jeunesse. Nous nous sommes donc tous tus et nous avons quitté l'animalerie pour se retrouver dans la rue. Ce fut au bout d'une semaine que je quittais déjà ma situation. Après avoir parcouru une bonne partie de la ville, j'avais échoué devant un bar qui me semblait inoccupé pourtant après quelques minutes, je sentais une présence aux miasmes de tabac. Je voyais une silhouette sans vraiment bien distinguer la personne. J'entendais quelqu'un se racler la gorge et une voix âgée et plutôt rauque s'adressait à moi. Je me relevais légèrement de l'escalier du bâtiment en l'apercevant enfin voyant donc effectivement un vieil homme, plus tout à fait bien portant qui me fixait presque incrédule. Il me lançait des surnoms sans doute affectif en me demandant ce que je fichais ici et surtout ce que je faisais dans la rue. Je lui expliquais avec honnêteté. Il m’interrogeait et soulevait l’une de mes mains en écarquillant les yeux. J’avais l’air d’être venu d’une autre planète sous son regard tellement il semblait dubitatif et à la fois étrangement joyeux. Il me tirait sur le bras pour me faire me lever et une fois fait, me disait de le suivre. Je n’avais nul part où allait, il ne semblait pas bien méchant et je n’avais rien à perdre.

J'avais, sans le savoir trouvé un toit, de la nourriture et de quoi vivre sobrement sans même avoir demandé quoi que ce soit. Nous avions convenu de quelques règles ensemble, je l'aidais pour les lourds travaux, je lui donnais un coup de main et surtout, je participais à ses combats clandestins. Je me battais pour lui et en échange, je gagnais un peu d'argent. Ce n'était pas le grand luxe, mais je n'avais de toute façon aucune raison de vouloir ce dis luxe. J'en avais tellement voulu plus jeune que je n'avais fait que me brûler les ailes, alors j'allais me contenter du peu qu'on m'offrait et faire avec. J'enchaînais les combats et les années chez lui, mes traits vieillissant et mes cheveux se grisonnant au fur et à mesure. Nous avions fini par nous rapprocher et nous passions parfois des journées ensemble à discuter de littérature, de peinture ou de musique. Il arrivait parfois qu'il me confît sa petite fille, une adorable gamine. Elle était sage, souriante, même si sa grande manie était de me grimper sur le dos. Je ne pouvais pas lui en vouloir, la vue depuis mes épaules devait être autre chose que quand elle touchait le sol. Elle disait parfois en riant que j'étais son grand Mufasa, que j'étais le roi de la jungle, mais que je devais veiller sur la petite fille qu'elle était. Elle avait du caractère comme ses parents, selon le barman. Elle était toujours la première à remarquer un coquard, un bleu ou une blessure quand elle venait me voir et que j'avais eu un combat plutôt agité. Je sentais bien souvent le regard et la joie du vieil homme en voyant sa petite fille jouer avec moi ou me grimper sur le dos. Il me laissait avec prouvant bien qu'il me faisait confiance depuis le temps. Je connaissais cette maison comme ma poche et il arrivait régulièrement que des hommes saouls reviennent pour tenter de voler de l'alcool.

Malheureusement pour eux, souvent, ils tombaient plus vite sur moi que sur la moindre bouteille et comme j'avais l'aval du barman, je n'hésitais pas à les jeter dehors sans prendre de pincette. Il arrivait aussi que je serve de vigile quand les soirées bien trop arrosées étaient susceptibles de dégénérer. J'étais un peu l'assurance-vie du vieux barman en cas de bagarre. Il savait que je ne participais pas à cela, j'avais déjà ma dose de violence pendant les combats clandestins.

Lors de l'un d'eux et suite à ce qui semblait être une plainte du voisinage, j'ai vu entrer une policière, enfin, c'est que j'avais pu deviner vu son uniforme. Elle était folle de venir ici et vu son visage plutôt déterminé, elle ne comptait pas rigoler avec nous. J'entendais déjà plusieurs hybrides grogner à son égard, surtout celui contre qui j'avais croisé les coups et je savais que si je voulais éviter que cela finisse en carnage, j'allais devoir agir. Je ne peux pas dire que j'ai agi avec intelligence, vu que j'ai frappé plusieurs hybrides, mais au moins je ne crois pas qu'elle ait eu de problème. J'ai vu ce qui était notre public de fortune prendre la fuite sans laisser de reste, laissant ainsi la policière, le barman et moi seuls. Je n'avais rien dit, alors que l'homme lui demandait la raison de sa venue et lui disait qu'elle était un peu suicidaire de venir ici. La discussion s'éternisait et à sa conclusion, je reçus un conseil de cette femme avant qu'elle ne parte. Je restais un peu perplexe, car elle aurait pu arrêter l'homme, et pourtant, lui et moi étions toujours à notre place. Je la voyais parfois revenir au bar, en prétextant une raison quelconque, mais je devinais qu'elle s'assurait de ma santé ou du moins que j'étais bien portant. Je ne lui devais rien et elle ne me devait rien pourtant, je savais qu'elle s'inquiétait pour moi. Je n'étais pas tout jeune, j'approchais de l'âge que j'ai actuellement et il était rare qu'un hybride aussi vieux fasse long feu même avec un toit et de la nourriture. Elle venait parfois en l'absence de l'homme pour tenter de me faire arrêter mes combats. Elle réussissait bien malgré elle, mais sous la colère, j'ai repris sans tarder. J'avais besoin de cet exutoire encore comme une drogue. Je finissais par la perdre de vue, gardant malgré tout son numéro.

Actuellement, je suis toujours dans ce bar vieillit par le temps, poussiéreux, mais régulièrement bondé aussi bien par l'alcool servit que les combats qui peuvent bien s'y passer. J'y participe avec autant d'ardeur qu'auparavant, montrant que la jeunesse ne m'aurait pas aussi facilement. Je sais que ma situation peut aussi bien rester ainsi jusqu'à ma mort comme changé dans un déclic. C'est ainsi la vie d'un hybride, on ne sait jamais ce qu'on voudra de nous le lendemain. Je ne vais pas me plaire, car je ne peux pas dire que ma vie a été des plus calme, j'ai fait mon rôle de diverses façons, alors je me dis que je ne suis pas encore mort et enterré. Et puis après tout, quelle que soit ma future maison, si j'en change, je resterai le vieux lion que je suis. Je ferai ce qu'il faudra pour mériter mon adoption, mais bon, sincèrement, je ne suis plus aussi impétueux qu'avant, mais rien ne m'empêche de sortir les crocs pour vous, si vous en valez le coup, bien sûr.


Dernière édition par Julien E. le Jeu 24 Nov 2016 - 21:43, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Dim 20 Nov 2016 - 2:08
Bienvenue parmi nous


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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Dim 20 Nov 2016 - 2:35
Bienvenue et bon courage pour ta fiche


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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Dim 20 Nov 2016 - 2:50
Bienvenue ^^


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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Lun 21 Nov 2016 - 20:22
Bienvenue à toi ^^


© Merci à Jannah Chang pour l'avatar et à Yayoi pour la signe  ^^

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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Jeu 24 Nov 2016 - 19:00
Merci à tous pour les messages ça fait plaisir :"3 Je poste pour annoncer également que j'ai fini ma fiche ! ^w^


Shirley> tu vas avoir de la lecture ♥

Lisa > Ils se ressemblent, mais non ce n'est pas Geralt x)


Le grand fauve bleu parle ainsi
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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Jeu 24 Nov 2016 - 19:09
Alors avant te valider il te reste a faire ton profil ainsi que les différents listings concernant ton personnage Sinon pour la fiche -très longue mais elle est bien écrite owo- , il faudrait que tu parles des groupes contextes, tu parles bien de ton ressentis vis à vis des humains, ainsi que dans ton histoire avec les différentes personnes que tu as rencontrés, mais tu ne parles pas des Humanis, Aegis, infectés ainsi que des nouveaux Ileris, c'est le seul petit point manquant owo


#009900 Miaw

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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   Jeu 24 Nov 2016 - 21:49
Du coup tout est bon je te valide !


“ Tu es valide(e) ”



Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption, et si tu cherches un toit fait une demande de lieux.
Si tu as besoin d'un nouvel avatar, viens ici .
N'oublies pas de nous dire si tu dois t'absenter de prévenir ici !

N’hésites pas à poster une fiche de liens pour te lier aux autres personnages du forum ou encore à passer sur la ChatBox pour te familiariser avec les autres.

Si tu veux délirer avec les autres, passes sur le flood ou sur troll word !

Par contre, n’oublies surtout pas de remplir ta fiche de personnage et de rajouter le lien de ta fiche dans ton profil.

A la moindre question, n’hésites pas à envoyer un MP à un membre du staff qui sera là pour éclairer ta lanterne.




#009900 Miaw

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MessageSujet: Re: Un fauve charmeur, mais fracassant.   
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Un fauve charmeur, mais fracassant.
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