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 archambault — no, i do not want a banana.

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MessageSujet: archambault — no, i do not want a banana.    Sam 3 Déc 2016 - 0:25
Archambault
further experimentation required.
ÂGE : 39ans
SEXE : masculin
ORIENTATION : gay, mais tout ça ne l'intéresse plus trop désormais
STATUT SOCIAL : pauvre
ORIGINE(S) : française
MÉTIER : anciennement bibliothécaire
GROUPE : infecté, membre des Ileris (assassin)
RACE : gorille (furry)
PHYSIQUE

Les années défilent depuis qu’Archambault a troqué, malgré lui, son apparence humaine au profit d’un aspect plus primitif ; il a toujours quelques réminiscences de son visage disparu, son ancienne identité vilement arrachée, envolée sans réclamer son reste.
Auparavant caucasien, sa peau s’est progressivement dotée d’une teinte grisâtre, pour devenir naturellement cuirassée à certains endroits de son anatomie. Parallèlement, sa pilosité a décuplé, puis sa rousseur si significative dont il a fait sa signature durant sa jeunesse s’est véritablement noircie, unanimement, dérobant toute sa splendeur. Ainsi, seuls son visage, son poitrail et les extrémités de ses membres ont été épargnés par cette propagation capillaire.

De manière générale, son corps a doublé de volume, au même titre que son ossature, qui s’est çà-et-là développée à une vitesse viscéralement maladive, notamment au niveau de sa colonne vertébrale, ce qui a abouti à de longues heures de souffrance continue. Archambault a, par ailleurs, bien du mal à trouver de quoi se vêtir convenablement, en cause effectivement son torse musculeux et monstrueux. Il est en effet impensable pour lui, et absolument hors de question, de se trimballer complètement nu sous prétexte que son aspect bestial prime sur le reste. Il n’a pas oublié les conventions, le bougre, et s’accorde même le droit de marier les couleurs et d’être classieux vestimentairement, mais si tout ceci représente un défis de taille !

Par ailleurs, en parlant de taille, si Archambault a été durant de longues années un jeune homme frêle, très svelte, cette transformation a au moins le mérite de lui avoir procuré une splendide musculature. Il est en effet doté de puissants organes, qui lui permettent d’envoyer voler à peu près tout ce qui passe à sa portée, mais n’exagérons rien ; il n’est pas non plus capable de faire valser un camion type camion de Fred et Jamie.

Si la plupart des individus qui croisent le chemin d’Archambault ne voient en lui rien de plus qu’un témoignage de la barbarie du gouvernement, ou, au contraire, un monstre destiné à errer et crever dans un coin sombre, ses pupilles ambrées viennent refléter toute la haine qu’il ressent et rappelle à chacun qu’il a été, un jour, un homme optimiste et courageux, qui s’est laissé dévorer par un désir de vengeance.
CARACTÈRE

Particulièrement virulent à l’égard des êtres humains à la constitution tolérée, il n’est pas rare de voir Archambault perdre son sang-froid à une vitesse surprenante s’il lui est donné d’interagir avec ceux qu’il qualifie comme véritables membres d’une sous-espèce quelconque ; bien qu’il soit toutefois très peu probable de le voir taper tranquillement la discussion avec eux. En effet, le gorille a su, au fil des ans, s’entourer convenablement de ses semblables, et éviter les mauvaises fréquentations, qui se résument plus ou moins à ses yeux aux humanoïdes banaux. Il est doué d’une impatience exacerbée, doublée d’une arrogance qui, très probablement compte tenu de son imposante et effroyable apparence, dissuade une majeure partie de la population de venir à sa rencontre ; loin d’être perçu comme une malchance néanmoins, Archambault est incroyablement satisfait de ne se voir héler en grande partie que par des êtres de valeur, de fiers hybrides, ou autres individus supposément vertueux, combattant avec rage dans l’espoir d’obtenir une place plus juste.

Ayant préalablement perdu son aspect physique humain, Archambault a également délaissé par la même occasion les qualités et traits de caractère qui ont auparavant fait de lui une personne respectable et tolérante, indulgente et impartiale. S’il se présente majoritairement sous les traits d’une bête dénuée de pitié à l’égard de ceux-là qui l’ont persécuté ces dernières années —et il l’est, légitimement, sans l’ombre d’un doute— aux convictions peu louables, son tempérament varie du tout au tout en fonction de son entourage direct ; ainsi, apaisement relatif et attitude paternaliste animent ses faits et gestes lorsque, par exemple, seuls des membres d’Ileris ne l’accompagnent. Après tout, ils représentent ses plus proches camarades ; ils ont guidé sa réflexion, son évolution, en plus de lui avoir offert une communauté à un moment critique de son existence. Archambault ressent de fait une vive gratitude envers eux, et compte bien servir leur cause jusqu’à son dernier souffle, optimisme infaillible oblige. Malgré tout, si douceur émane de lui dans la plupart des cas en présence de hybride, sa famille de substitution, il ne peut tout simplement pas supporter ceux dits « dociles » ; de véritables vendus, des traîtres, desservant leurs propres semblables au profit d’ignorants ingrats, se complaisant dans un système néfaste qui leur garantit de manière non-systématique la vie en échange d’une soumission absolue. Par extension, Archambault ne ressentirait donc aucun regret à éliminer l’un d’eux, au même titre que les humains, s’il venait à être appelé pour une telle tâche. Quant aux hybrides neutres, ils ont tout autant intérêt à aborder le gorille avec pincette et éloquence. Cela coule de source qu’il en va de même pour les Humanis, à qui Archambault réserve un sort similaire, si ce n’est plus cruel encore. Lors de son entrée au sein des l’Ileris, il a exprimé une certaine réticence quant à la mise en place d’un esclavagisme inverse ; à l’heure d’aujourd’hui, il s’agit peut-être de l’une de ses activités barbares favorites.

Il est évident qu’Archambault ne peut tout simplement pas arborer la même attitude envers chaque individu qu’il croise ; plus encore, entre son entourage loyal et partageant les mêmes idéaux, que ces immondes partisans d’Humanis. Il serait juste de décrire le gorille comme quelqu’un d’hyperémotif, à constante fleur de peau ; autant dire qu’Archambault est tout à fait capable de commettre le pire, tout comme quelque chose d’honorable, de manière réfléchie ou spontanée, s’approchant de l’impulsivité. Une légende raconte qu’il aurait déjà balayé un mur —d’une archaïque demeure, certes— d’un revers de la main après une petite contrariété de rien du tout. De même, il est un tout autre gorille lorsqu’il est en traque d’une cible à éliminer, indiquée par l’Ileris ; d’une discrétion que chacun aurait crue parfaitement impossible provenant d’un si gros gabarit, il n’a plus d’yeux que pour ce dont il a été appelé à réaliser. Par moment, il est véritablement terrifiant ; du moins, à travers les yeux d’un humain ; un faible humain sans défense, fuyant pour sa vie, regrettant soudainement tous les propos discriminatoires tenus à l’égard des hybrides. Oui, Archambault se délecte particulièrement de la peur dernière dans leur regard lorsqu’ils prennent conscience que la fin approche. C’est une sensation qu’il n’aurait jamais pensé être capable de ressentir, tant il a été empathique par le passé.

En effet, le changement radical n’a pas été que physique, mais aux ¾ psychologique. Apprenant de ses erreurs, Archambault a développé une certaine méfiance envers autrui ; de plus, il ne part plus sur un principe d’amitié à venir à chaque nouvelle rencontre, mais plus sur une base de potentiels échanges mutuellement bénéfiques. Somme toute, l’on pourrait considérer qu’il ne s’agit que d’une prise de maturité, puisqu’ils subsistent chez Archambault tout de même quelques infimes points communs avec son existence humaine ; à savoir, cette certaine solidarité qu’il entretient avec moult de ses semblables, animés par les mêmes désirs de vengeance.
HISTOIRE

Du haut de ses trente-neuf ans, Archambault fait partie de ces générations qui ont vu la malheureuse mais fulgurante expansion du mouvement d’hybridation sur les êtres humains. Il a connu sa propagation médiatique, la création de groupuscule adhérant à ces idéaux barbares, ainsi que l’apparition des activistes militant dans l’espoir d’obtenir un traitement plus respectueux envers les hybrides, refusant de participer à ce véritable retour temporel à une obscure période où esclavagisme était monnaie courante, sinon quotidienne. Témoin direct des dérives de la mégalomanie du gouvernement, Archambault en fait également les frais ; les problématiques collatérales à ces usages malfaisants ont un impact considérable sur son existence, si bien qu’il doit se résoudre à procéder à un changement drastique de mode de vie.

C’est dans une petite ville nichée dans la campagne lotoise profonde que l’histoire d’Archambault prend ses racines ; à cette époque, l’an de grâce est mille neuf cents quatre-vingt-un. La population française évolue aux côtés d’une relative sérénité, et subit bouleversements géopolitiques et économiques propres aux pays riches européens. L’hybridation n’est pas encore pratiquée, et de ce fait, Archambault voit le jour en tant qu’être humain normalement constitué, au sein d’une famille disposant de moyens financiers tout juste suffisants, permettant toutefois une éducation correcte pour le garçon. Ruralité inéluctable, il hérite de l’accent huile d’olive Puget de la région.

Son enfance a été des plus banales, ponctuée par les tracas redondants de la vie des plus jeunes : un déménagement douloureux, des déceptions sociales, un climat familial régulièrement conflictuel, un parcours scolaire tantôt désastreux, tantôt satisfaisant. L’ennui qu’Archambault a ressenti tout au long de son apprentissage, coincé entre quatre murs et forcé de suivre un tronc commun qui n’a jamais parvenu à captiver son entière attention, a pour unique mérite de lui avoir présenté un univers qui, aujourd’hui encore, le fascine et anime une certaine passion en son sein : la littérature. Sa plume s’en est retrouvée très fortement influencée, toujours plus sophistiquée au fil des ans ; Archambault la travaille avec méticulosité et aspire à atteindre un niveau de langue exemplaire, espérant secrètement un jour pouvoir égaler les auteurs les plus prestigieux, qui ont accompagné sa croissance et peuplé ses rêves au travers de leurs épopées et autres romans, tant fantastiques que romantiques. Si le garçon s’est vite aperçu que son handicapante incapacité à s’investir dans un domaine qui ne lui évoque qu’indifférence représente un lest  de taille pour son évolution, il a également compris en temps et en heure que son potentiel inexploité jusqu’à lors lui permet de réaliser des travaux de taille, et de mettre à profit son intellect insoupçonné à des entreprises concrètes ; éléments qui auront un impact gargantuesque dans sa vie future.

Archambault n’a cependant jamais été l’enfant modèle, malgré un parcours professionnel tout tracé, dont rêve chaque parent, si ce n’est son absolu contraire. Très turbulent dans ses premières années, il s’est retrouvé au juste centre des disputes parentales ; l’un remettant en cause notamment un laxisme exagéré à l’égard de l’enfant agité, l’autre reprochant avec impétuosité une sévérité abusée et délétère à son développement. Rapidement, Archambault a cherché à fuir le domicile, afin de laisser reposer ses tympans entre deux joutes verbales peu agréables, envenimant par la même les rapports déjà critiques entre son père et sa mère. Évidemment, d’autres circonstances atténuantes n’ont pas tardé à se mêler aux vives discussions de ses géniteurs, mettant en évidence leurs divergences d’opinion, entraînant par la suite un divorce inévitable. Alors âgé d’une dizaine d’années, Archambault quitte sa province natale pour la région parisienne, logeant chez sa mère, infirmière ayant obtenu un CDI lui procurant de confortables conditions de vie pour elle et son fils. Il continue toutefois d’échanger par missive avec son géniteur, auquel il s’identifie  énormément dû au fait qu’il soit journaliste, et partageant fatalement un intérêt commun pour l’écriture. Cette séparation est donc vécue dans la tristesse pour Archambault, qui perd un modèle, malgré le tempérament impulsif de ce dernier.

Le mouvement d’hybridation est par la suite progressivement mis en marche, bien qu’encore très discret. Une fois révélé au grand public, Archambault, fraîchement majeur et réalisant l’existence des enjeux sociétales et de la corruption des personnalités politiques influentes, prend ses premières positions concernant des événements impliquant la totalité du pays. Sa première réaction est la peur, la tétanie ; qu’advient-il aux hybrides dits « ratés » ? Certaines de ses proches ont-ils été sélectionnés pour participer à ces expériences, ou ont-ils été tentés par l’alléchante récompense à la clef ? Quel est le véritable but derrière une telle entreprise qui menace directement la santé d’êtres humains. Éthiquement, Archambault refuse catégoriquement d’admettre que tout ceci puisse se révéler bénéfique ou sain, et demeure impuissant face aux décisions prises par ce gouvernement gangréné par une recherche de contrôle permanente couplée à un manque certain d’humanité.

Parallèlement, le garçon grandit, développe les aspects de sa personnalité, et se découvre. Il découvre en effet l’amour, la jalousie, la jeunesse et ses déviances, et rencontre de merveilleuses personnes qui subsisteront auprès de lui durant maintes années ; il s’agit là des seules échappatoires qu’il trouve pour combler son mal-être constant qui découle de la crainte qui survit en lui. Ainsi, Archambault prend conscience de son homosexualité, qu’il accepte pleinement, soutenu par sa mère. Peu de temps après, il croise tout à fait aléatoirement l’homme qui deviendra plus tard son compagnon ; ensemble, ils partagent un bout de chemin conséquent. Ce garçon, c’est Guillaume, un hybride rebelle ; son premier grand amour. Sourire en coin, regard hésitant, oreilles légèrement pointues, et des canines plus acérées, trahissant une modification génétique, son charme singulier n’a pas échappé à Archambault. Il est à moitié Pteropodidae, une sorte de chauve-souris ; dans son dos, deux petites ailes atrophiées qui ont toujours intrigué son petit ami, qui ne l’a néanmoins jamais questionné davantage à ce sujet. Ensemble, ils se soutiennent, ils discutent de la situation nationale, se projettent ; ils se démènent afin d’entrevoir un futur possible parmi le brouhaha des Humanis et la mesquinerie du gouvernement.

Dix ans de vie commune se sont écoulés, et deux milles dix frappe à la porte de Janus. Cette année représente sans nul doute l’une des périodes les plus éprouvantes de la vie d’Archambault. En février, le garçon reçoit un appel de sa mère —qui vit désormais à trois quarts d’heure du petit appartement qu’il partage avec Guillaume— lui apprenant une bien triste nouvelle : son père, qu’il n’a alors pas pu joindre depuis des mois, est malheureusement décédé, dans de sombres circonstances, des suites d’une tentative d’hybridation ayant lamentablement échoué. Archambault, terriblement affecté, suspecte aussitôt les Humanis ; leurs machinations perfides les auraient sans doute menés à assassiner un malheureux infecté qui passait par là. Mais, plus encore attristé par l’absence d’aide qu’il aurait pu lui apporter, et possiblement lui éviter un tel sort, il culpabilise. À tel point que le garçon aliéné s’en va sermonner sa mère, supposant, à travers une haine inouïe que si leur séparation n’avait jamais eu lieu, il serait toujours en vie. Pendant ce temps, Guillaume semble contracter une étrange pathologie, qui met ses jours en danger.

Archambault, en deuil et affreusement inquiet quant à la santé de l’homme de sa vie, ne sait plus où donner de la tête ; le voilà alors errant vainement, dans les rues de la capitale, à la recherche d’une source de divertissement, qu’il comblera dans l’alcool et la drogue plusieurs semaines durant. Une dépression passagère s’installe progressivement, tandis que Guillaume, qui a disparu du jour au lendemain de manière suspecte, prétextant éprouver un besoin immédiat de se ressourcer chez une famille qu’Archambault ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, ne donne plus aucun signe de vie. Ce dernier se réfugie à son tour chez sa génitrice, chagriné comme jamais, et s’interroge sur cet homme qu’il a aimé durant toutes ces années, remettant gravement en question tout ce qu’il a vécu à ses côtés, pour au final, apprendre son décès peu après. Et c’est ainsi qu’Archambault perdit, en un laps de temps ridiculement court, les deux hommes qui l’ont accompagné et guidé à un moment de sa vie ; ses supposément modèles. Intimement persuadé que tout ceci n’est, encore et toujours, que les malheureuses conséquences des expériences d’hybridation injustes et des actions des Humanis, Archambault se fait la promesse de tout faire ce qui est en son pouvoir pour endiguer ces individus dangereux pourris jusqu’à la moelle.

Quelques années plus tard, il prend connaissance de la naissance du mouvement des Aegis, tandis qu’un drôle de mal le ronge depuis peu. Il envisage aussitôt de rejoindre ses rangs et de prendre activement part à leurs opérations. Hélas, ses plan semblent grandement compromis, et pour cause : une soudaine croissance occure inopinément, visible à l’œil nu, et endolorit chacun de ses membres, le contraignant à rester immobile sur un matelas, tant la douleur lacère son corps et l’empêche de remuer ne serait-ce que le petit doigt. D’un naturel angoissé, Archambault panique, à juste titre, et se renseigne tant bien que mal sur cet événement étrange et handicapant ; il sent littéralement sa colonne croître, si bien que sa nuque le lance incessamment. Les premiers auto-diagnostiques tombent : les internautes supposent, au travers de précédents sujets ouverts au cours des dernières années, qu’il s’agit là de la réaction d’un corps humain ayant été trop exposé à l’infection, se voyant inoculer par la même des gênes hybrides. C’est un véritable cauchemar, et alors qu’Archambault songe davantage à mettre fin à ses jours, tant son existence a pris un tournant désastreux depuis la mort de son père, une douleur lancinante s’empare de toute sa physionomie et le plonge dans un état de coma, duquel il ne sort qu’après quatre jours d’inactivité. À son réveil, la douleur s’est atténuée ; malgré tout, Archambault n’est pas apaisé et se réfugie devant un miroir. Il parvient à nouveau à se mouvoir, mais quel ne fut pas son cri d’effroi lorsqu’il s’aperçut de cette pilosité exacerbée apparue sur la totalité de son corps, tandis que sa peau, auparavant blanche, prend une teinte grisâtre. De plus, ses membres supérieurs ont pris une bonne dizaine de centimètre, et son dos semble se courber, telle une voûte. Nul doute qu’un changement morphologie radical est en train de prendre place, pour autant, Archambault en ignore encore la raison. Il ne contacte ni sa mère, ni ses amis proches, et délaisse totalement ses récents collègues d’Aegis, et se renferme totalement sur lui-même un mois complet.

Archambault a beau réfléchir, il est tout bonnement inapte à mettre le doigt sur le responsable de cette véritable mutation. Bien évidemment, ses premiers doutes sont portés sur Guillaume, ce vil lâche envers qui il n’éprouve plus que rancœur désormais ; aurait-il pu cacher à son âme sœur son état d’infecté ? Ses petites ailes pitoyables et en piteux état auraient très bien pu être le signe évident d’une constitution erronée. Alors, l’homme malmené par ses propres cellules s’en veut, et songe plus que jamais à disparaître. Puis il se souvient ; de cette semaine de perdition suite à l’attitude de Guillaume. Il s’était retrouvé dans un état si pitoyable, qu’il aurait très bien pu faire des choses peu catholiques avec un individu porteur de gène malade sans s’en rendre compte, signant à peu de chose près son arrêt de mort. Acculé dans une impasse, mitigé entre dilemmes cornéliens et idées suicidaires, Archambault n’est pas au bout de ses peines : voilà que Humanis prévoit encore et toujours de renforcer les lois visant à nuire aux hybrides et autres infectés. Très peu de choix s’offrent à lui : fuir, et se réfugier là où il ne serait pas dérangé pour ce qu’il est, se livrer, se donner la mort… Tout paraît si futile ; comment faire pour vivre dans un nouveau corps si étrange ? Sera-t-il capable de s’accommoder à cette musculature singulière, cette voix rauque. Comment s’adapter ainsi à ce changement draconien qui promet de lui compliquer la vie, voire de la rendre impossible. Ses neurones s’agitent, tandis que chaque potentielle voie paraît de plus en plus ridicule. Pourquoi a-t-il fallu que tout cela demeure en incubation pendant toutes ces années ? Ou peut-être Archambault a-t-il contracté cela de manière tout à fait anodine et récente. Tant de questionnements, de crainte, de sentiments et d’émotions mixés, qu’Archambault finit par n’entrevoir un futur qu’à travers une idée saugrenue : puisqu’il serait désormais fui et pourchassé ; puisque, de toute façon, il ne serait dorénavant plus qu’un pestiféré aux yeux de la société, celle-ci étant elle-même la principale responsable de son état, que sa propre mère risque de ne plus le reconnaître, et que la condition des hybrides et infectés —les siens— n’irait pas en s’arrangeant, succombant à une rage bestiale, Archambault saccage son lieu de vie, hurle, frappe, détruit, pousse des cris de douleur, exprime toute la frustration qu’il a ressentie ces dernières années, cette sensation d’acharnement persistant, puis prend la fuite.

Sa course folle et son endurance nouvelle, quoiqu’altérée par sa mutation inachevée, le mène loin de la ville, loin de sa famille et de ses feus amis ; tout son passé devient flou et disparaît. Archambault n’est désormais plus qu’une boule de colère ; la compassion, l’acceptation, l’entraide, ont été ses maîtres mots durant de longues années ; tout ceci n’est qu’utopie. L’Humanité ne mérite rien, si ce n’est le malheur. Pourquoi ne connaîtrait-elle pas ce qu’elle inflige à autrui, impunément, encouragée par des êtres malveillants dont la seule motivation se résume au pouvoir ? Ainsi, Archambault fait de ses espoirs passés une flamme éternelle qui continuerait à briller tant que ses nouveaux semblables ne seraient pas estimés correctement.

Il passe les quelques années suivantes caché, tapi dans l’ombre, adoptant une attitude sauvage, et persécutant chaque humain qui passe à sa portée. Alors, sa vie change soudainement de manière inattendue, lorsqu’Archambault apprend l’existence d’un groupe dangereux, irresponsable et assoiffé de justice ; leur propre justice. Les Ileris, les révolutionnaires ; ou plutôt, les lucides. Avide de vengeance, ravi d’avoir enfin l’opportunité de faire payer ces imbéciles d’humains, Archambault se met en quête d’intégrer ce groupe ; si auparavant les Aegis semblaient à ses yeux comme les activistes les plus à même de renverser la situation, l’idée de mettre à feu et à sang la hiérarchie des humains et des hybrides l’enchante tout particulièrement, et plus encore s’il peut assouvir son désir de tuer. Un monstre, c’est ce qu’il est devenu, diraient certains. Il a plutôt succombé à son instinct brutal et sauvage resté silencieux trop longtemps. Servir les Ileris devient son leitmotiv, et il est prêt à tout pour faire basculer la situation, et engendrer le règne des hybrides ; ils nous ont créés, ils nous ont chassés, ils nous ont assujettis et tués, maintenant, ils vont payer.
SURNOM : Anthèlme
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COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? : un membre du forum m'a guidé ici ;^)
PRÉSENCE : tous les jours, normalement
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Dernière édition par Archambault le Mar 6 Déc 2016 - 16:52, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: archambault — no, i do not want a banana.    Sam 3 Déc 2016 - 3:34
(effectue un dab)

dab dab dab dab dab:
 
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ILERIS FOURNISSEUR
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MessageSujet: Re: archambault — no, i do not want a banana.    Sam 3 Déc 2016 - 13:02
Bjr, bienvenue chez Overwatris, nous vous proposons un groupe avec tous les feats d'Overwactch

Winston, c'est original, j'ai vraiment hâte de voir ce que tu vas nous pondre avec un tel feat, bref si tu as la moindre question nous restons à ta disposition ♥


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MessageSujet: Re: archambault — no, i do not want a banana.    Sam 3 Déc 2016 - 13:15
Merci pour les ptits messages.
Et Widoooow. ♥

(laisse-moi être le Léon Dupuis de ton coeur. ;w;
Je t'en veux même pas de m'avoir piqué Amélie, ton nom pue la classe!)
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ILERIS FOURNISSEUR
Featuring : Widowmaker (Fatale) • Overwatch
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MessageSujet: Re: archambault — no, i do not want a banana.    Dim 4 Déc 2016 - 20:25
Bientôt je vais avoir l'impression d'avoir des ennemis, tu es le deuxième à se mettre en pls parce que j'ai pris Widow :roll: Je rigole bien sûr ♥

Par contre, j'ai dévoré ton histoire en quelques minutes et c'est magnifique ! Vraiment j'en suis dingue, que ça soit la temporalité qui colle parfaitement (ça fait tellement plaisir mon dieu) ou même l'originalité. J'ai vraiment vraiment hâte de voir le physique et le caractère, pour baver encore plus et te spam pour avoir un RP quand j'en aurais moins ♥


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MessageSujet: Re: archambault — no, i do not want a banana.    
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archambault — no, i do not want a banana.
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