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 justice delivered ; hadjar

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HUMANIS HAUTS GRADÉS
Featuring : Ana Amari (Young) - Overwatch
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MessageSujet: justice delivered ; hadjar    Jeu 2 Mar 2017 - 14:54
IDENTITÉ.
NOM ; bint Aziz Âl-Saoud
PRÉNOM ; Hadjar
ÂGE ; 38 ans
SEXE ; Féminin
RACE ; human bitch
ORIENTATION SEX. ; Bisexuelle sans réelle préférence. Elle couche avec des hommes ou des femmes, ça lui importe peu.
SITUATION ; Veuve une fois, séparée l'autre fois. Heureusement qu'elle est pétée de thunes.
GROUPE ; Humanis, haut-gradée.
MÉTIER ; Lieutenant-colonel dans l'armée de terre française, est en passe d'avoir sa promotion au grade de Colonel. Par extension, sniper d'élite.
ORIGINE(S) / NATIONALITÉ(S) ; Origines iraniennes de ses parents, nationalité française.
PHYSIQUE.
Une femme n'est presque jamais parfaite, il n'en existe aucune qui puisse l'être, elles sont toutes égales en beauté. Certaines peuvent être belles à l'extérieur, d'autres à l'intérieur, mais jamais on ne pourra trouver les deux réunis. Hadjar a son charme extérieur mais son charme intérieur est une toute autre histoire. Il y a cette peau mate, si facilement attachée aux gens d'orient, un corps bien sculpté dont elle prend soin. L'entraînement militaire et les années l'ont forgé à leur manière, et pour son âge, on peut dire qu'elle a eu un minimum de chance. Quand bien même sa peau est parsemée de quelques cicatrices, ses formes légèrement généreuses nous font oublier ces petits défauts. Pour une militaire, elle n'impressionne pas forcément la galerie, elle a eu du mal à atteindre son mètre soixante-dix et ses quatre-vingt kilos de muscle. Les abdominaux peuvent être aperçus facilement, ses bras montrent la force avec laquelle elle soulève son fusil de précision Hécate II, pesant un peu plus de quinze kilos avec tous ses accessoires.

Des cheveux longs, lisses, souvent ordonnés, parfois arrangés en une seule et unique tresse ou queue de cheval. Il y a ce regard perçant aussi, ayant couleur foncée, parfois marron,parfois anthracite. En dessous de l’œil gauche, on retrouve un tatouage qu'elle s'est fait quelques années après être entrée à l'armée. Il représente l'un des yeux d'Horus, ayant pour symbole la protection. Peut-être n'est-elle pas d'origine égyptienne, mais cette mythologie l'a toujours passionnée, attirée, et elle a ainsi décidé de l'arborer. Il y a quelques rides pour souligner son âge, elle fait attention à ne pas les laisser prendre plus de place que ça.

Niveau vêtements, elle n'est pas difficile. La plupart du temps, elle est en uniforme militaire, même quand elle doit aller au QG des Humanis pour travailler avec ses collègues haut-gradés. Chez elle, c'est simplement une chemise ouverte, des sous-vêtements. Elle ne se gêne pas vraiment puisque la seule personne qui est présente à ce moment-là est son fils d'un an à peine, Hafiz. Quand elle reçoit, elle fait en sorte à s'habiller convenablement.
ET VOUS.
PSEUDO ; Mistogan
ÂGE ; 21 printemps (lulz)
GARS OU FILLE ? ; manly man
COMMENT AS-TU TROUVE M&N ?  ; TC, mesdames et messieurs.
PRÉSENCE ; dab/7
TON AVATAR C'EST ; Ana Amari (Young) - Overwash
COMMENTAIRE A LA CON ; Pardon pour la longueur. J'ai pas fait exprès. 8)))
Hadjar bint Aziz Âl-Saoud
CARACTERE
il y a des choses à raconter sur cette femme, qui semble pourtant bien consciente mais perdue. les rêves
{{ brisés }}
et pourtant elle n'a jamais baissé les bras, a toujours tout donné. c'est une vraie battante, qui ne se laisse jamais abattre par la vie. bien sûr, c'est une femme sûre d'elle, qui ne revient presque jamais sur les décisions difficiles qu'elle prend, quand bien même sont elles
{{ cruelles }}
hadjar n'apprécie pas être critiquée sur ses faits et gestes, ce n'est uniquement lorsqu'elle est consciente de ses erreurs qu'elle se laisse intimider pour mieux apprendre, mais peut-être êtes-vous affreusement cru dans vos mots, ainsi, elle sera
{{ rancunière }}
comme elle sait si bien l'être. mais c'est une femme de cœur, qui se cache derrière des sentiments forts pour ne pas laisser sa faiblesse passer, sa douleur remonter. elle est sensible mais ne succombe pas facilement aux tentations corrompues des humains qui ne sont là que pour la faire souffrir, ainsi s'est-elle forgée une carapace
{{ insensible }}
à chaque chose. elle peut se briser, éclater de l'intérieur si la personne qui l'approche, la chasse, la suit ne peut plus se passer d'elle et de ses émotions
{{ changeantes }}
qui définissent cette femme qui est pourtant pleine de mystères. militaire, droite, respectueuse et pourtant dure dans ses mots, dans ses actions, elle sait toujours être exemplaire, quand bien même laisse-elle passer ses
{{ imperfections }}
quand elle n'a plus le choix. elle sait qu'elle ne sera jamais la femme qu'elle aurait voulu être, mais elle vit avec ses rêves abattus par la dure réalité de ce monde. fatiguée, épuisée, le cœur brisé à deux reprises par de simples choix égoïstes du destin, elle vit, elle vivra toujours pour la dernière chose qui lui reste ; son précieux et bien-aimé fils, qu'elle n'abandonnera
{{ POUR RIEN AU MONDE }}
HISTOIRE
Mes parents m'ont obligée à apprendre une langue qui n'est parlée que dans les bas-fonds de Paris, dans la banlieue même de cette ville où j'ai grandi. L'arabe n'est plus une langue souvent parlée en France, bien qu'elle l'était encore il y a quelques années. Pourtant, ils ont jugé bon de me l'enseigner en même temps que le français. Ils me répétaient tout le temps qu'elle allait me servir un jour, que c'était une langue noble dont je devais être fière. Mes parents, ils étaient musulmans, originaires d'Iran. Alors ils ont vécu dans toute cette mégalomanie de l'enfant héritier. C'était un pays rongé par le terrorisme et tout ce que ça entraînait. Les conflits politiques n'arrêtaient pas, encore moins les massacres qui ont fait qu'ils n'avaient plus qu'un seul choix. Fuir ou mourir. Ma mère était enceinte de moi à ce moment. Elle n'a pas voulu perdre cet enfant qui était maintenant pour elle toute sa vie.

Alors je suis née en France. Un pays où ils ont trouvé refuge, où on leur a accordé l'asile politique, la grâce, la libération. Ils m'ont nommée comme la mère d'Ismael. Hadjar. Il y avait plusieurs écritures. Il y avait Agar ou encore Hajar, mais ils ont préféré me donner la véritable écriture qui convienne à ce prénom. J'ai hérité du Al-Saoud de mon père, montrant ainsi de qui je descendais. Hadjar, fille d'Aziz, de la famille de Saoud. J'ai pu vivre et grandir dans un pays libre, là où je ne serais pas endoctrinée dans la peur et la soumission, là où les femmes sont traitées telles qu'elles devraient être. En humain et non en objet. Les femmes ne vont presque pas à l'école dans les pays arabe. Souvent, elles sont éduquées pour être mariées au plus tôt, faire l'épouse parfaite et l'épouse rêvée de tous les hommes. J'avais la liberté de penser, la liberté d'être, la liberté de choisir. Tout ce dont une femme peut rêver.

J'ai pu être éduquée, j'ai pu faire tous les choix que je voulais. J'ai même pu prendre des cours de danse, chose qui me passionnait certainement depuis des années. Je restais tout le temps scotchée devant notre vieux poste de télé quand j'en avais l'occasion, je cherchais la bonne fréquence pour tomber sur les chaînes dites de personnes d'âge avancé, pour tomber sur ces choses douces et magiques. J'avais des jambes pour danser, que me disait ma mère. Alors elle ne s'est pas opposée à mon choix. Elle m'a inscrite à un club alors que je n'avais que cinq ans. À partir de ce moment là, je décidais déjà de ce qui devait être ma vie. Vivre d'une passion, vivre de danse, de chant et de bonheur. La responsable du club me le disait tout le temps, si je décidais de m'orienter dans cette voie-là, je pourrais arriver jusqu'au bout de mes rêves, peu importe les obstacles.

Deux ans après avoir commencé la danse, mes parents me donnèrent un petit frère, qu'on a tous les trois décidé d'appeler Ahmed. Sauf que le pauvre n'était pas comme nous, il était sourd de naissance. Si au départ avait refoulé ce problème, on a fini par l'aimer, qu'importe ce qu'il deviendrait. C'était l'enfant de mes parents, leur deuxième enfant, et mon petit frère. Petit frère que j'aimais plus que tout, pour qui je pourrais faire n'importe quoi. Ahmed avait apprit à lire sur les lèvres au fil des années, et moi je grandissais. J'entrais au lycée que j'avais fini de tracer ma route vers mon futur, mon véritable futur.

«Petit frère, tu sais, j'ai enfin décidé de la voie que j'allais prendre, plus tard. Tu es au courant, j'adore la danse, j'en pratique depuis dix ans maintenant. À la fin du lycée, je vais tenter ma chance au Conservatoire de Paris. Là où les personnes les plus talentueuses finissent.» J'ai dû parler lentement pour qu'il assimile chaque mot, mais il a fini par acquiescer. Il m'a répondu avec quelques signes faciles à comprendre, j'ai ri et je l'ai câliné. «Dans quelques années, tu pourras voir sur plein d'affiches de la ville : «Nouveau spectacle en compagnie de la nouvelle étoile de la danse ; Hadjar bint Aziz Âl-Saoud !». Et là, petit frère, tu pourras dire à tout le monde que ta grande sœur a réussi ses rêves jusqu'au bout. Tout comme je suis sûre que tu réussiras aussi. Je t'aime, petit frère.» Lui, il me souriait, et il venait à nouveau se nicher dans mes bras. Ahmed était vraiment une chose précieuse, une chose que je voulais garder plus que tout auprès de moi. Mais viendra un jour où je devrais partir et où il devra voler de ses propres ailes, sans mon aide, sans l'aide de papa et de maman. Je suis persuadée qu'il pourra réussir. C'est un Âl-Saoud.

J'ai fini par obtenir mon baccalauréat avec une mention, et quand j'ai eu ce diplôme en main propre, je me suis entraînée pendant quelques semaines, des jours et des nuits où je me contentais de vitamines, de protéines et de café pour perfectionner ma technique, en attendant ce grand jour où je passerais mon audition pour entrer et faire mes premiers pas dans ce lieu qui me semblait maintenant si réel. Treize années de pratique qui étaient résumées en quelques semaines, en quelques jours, puis en une seule et unique danse, qui montrait tout ce que j'avais dans le ventre, montrait ma rage et mon envie d'aller jusqu'au bout de mes rêves. Je me suis défoncée, j'ai tout donné en l'attente de ce seul et unique moment. Ma mère me criait dessus, me disant de faire plus attention à moi pour ne pas rater ce jour si important, mais je ne l'écoutais pas. Je devais finir tout ça avant de pouvoir me reposer. Si je loupais un seul pas, c'était fini.



«Nom et prénom, mademoiselle ?» Je tenais mon sac dans ma main, je déglutissais rien qu'à l'idée de passer le pas dans la salle d'audition. «Bint Aziz Âl-Saoud, Hadjar. Je peux vous l'épeler, si vous voulez. C'est arabe.» La femme a fait oui de la tête, et je lui ai alors épelé mon nom et mon prénom. Ce n'est pas de ma faute s'il était aussi long, il faut bien montrer d'où l'on vient quand on est originaire d'un pays d'orient. «Bien. Mademoiselle Âl-Saoud – si je peux vous appeler comme ça –, salle d'audition numéro deux, dans trente minutes. Vous avez vingt-cinq minutes d'échauffement dans l'une des salles à disposition. Il faut bien échauffer vos jambes et vos bras avant de passer le pas, n'est-ce pas ?» J'ai souri, bêtement, et puis j'ai tourné les talons pour m'orienter vers l'une des salles qu'elle m'avait désigné. Il n'y avait personne. Je me change en vitesse dans un coin, je fais un échauffement léger. Et puis je prends une grande respiration avant de me mettre à danser cette chorégraphie que j'avais mise au point durant des semaines. J'avais la musique en tête, chaque pas et chaque mouvement de bras. Elle n'avait rien de contemporain, c'était de la danse moderne comme je l'aimais.

Je n'ai pas vu les vingt-cinq minutes passer. Quand je me rend compte que je suis presque en retard, je me dirige rapidement vers la salle d'audition, et j'attends devant, que la porte s'ouvre, tenue par l'un des jurys. J'imite certains pas en restant sur place, je marmonne la chanson, jusqu'à ce que je l'entende s'ouvrir. Je prend mon sac d'affaire, et je m'avance au milieu de la salle. «Bien, mademoiselle Âl-Saoud, bienvenue aux auditions du Conservatoire de Paris. Vous êtes là pour nous montrer vos talents de danseuse ?» Je me suis raclé la gorge silencieusement avant de prendre la parole, j'étais tout de même un peu intimidée. «O-oui. C'est bien ça. J'ai apporté la CD de la musique sur laquelle je vais danser, comme c'était convenu.» L'homme qui me parlait me désigne le poste audio. Je cherche le CD dans mon sac que j'apporte non loin de celui-ci par la même occasion, et je l'insère là où il doit être. «Ma collègue lancera la musique quand vous vous sentirez prête. C'est le jour le plus important de votre vie, je présume ?» Bien évidemment que ça l'était. J'ai attendu ce jour durant des années. Je n'allais pas reculer maintenant. «Ça l'est, en effet. Je suis prête. Quand vous voulez.»

Je ne manquais pas d'audace. Il s'est passé quelques secondes avant que la musique ne soit lancée, avec un léger blanc au début. Et j'ai commencé. Au départ, c'était lent, profond. Je calculais mes pas, je n'avançais jamais plus que ce qui était prévu. Je ne faisais pas attention à eux, je faisais comme si je dansais devant mes parents et mon petit frère, ou alors devant mon club que je fréquente depuis déjà treize années. La musique prend plus de rythme, et ainsi mes pas s'accélèrent. J'y donnais toute mon âme, j'essayais de leur faire ressentir ce que je ressentais à chaque fois que je dansais. C'était tout un rêve, un autre monde, quelque chose où je me sentais libre. Libre d'être moi-même, libre de faire ce que je voulais. C'était ma raison d'être, ma raison de vivre. Et je finis en beauté.

Je suis essoufflée, au bout du rouleau. Je suis surprise, ils m'applaudissent. Je fais une légère courbette pour les remercier, et je me pose de nouveau au centre. «Nous n'avons vu de tel niveau depuis quelques mois. Vous êtes talentueuse, mademoiselle Âl-Saoud. Nous allons délibérer, si vous voulez bien attendre une dizaine de minutes dehors.» J'ai acquiescé d'un signe de tête, et je suis partie chercher mes affaires de mon CD, le ranger dans mon sac en attendant cette décision ô combien importante pour moi. Je suis sortie de la salle, refermant la porte en silence, et je me suis adossée au mur qui se situait en face de la porte. Maintenant, je me rongeais les ongles d'impatience, je stressais. Je tremblais presque. C'était les minutes les plus longues de ma vie. Et si j'étais refusée ? Et si je devais repasser une autre audition ? Toutes ces questions fusaient dans ma tête comme si je voulais imaginer les pires scénarios. Sauf que je savais que tout cela était inutile.

L'homme qui n'a fait que me parler dans la salle revient, rouvre la porte. Il m'invite de nouveau à entrer. «Voulez-vous bien m'accorder un fox trot improvisé, mademoiselle Âl-Saoud ?» J'ai légèrement haussé un sourcil. Il me tendait la main. J'ai lâché mon sac, j'ai l'ai fait glisser près de la porte, et j'ai accepté sa main avec un certain plaisir. Une légère musique en fond, et je faisais confiance à mon partenaire, tout en faisant confiance à mes pas. Et c'est comme si nous avions toujours dansé ensemble. «Vous voyez, mademoiselle Âl-Saoud, c'est une façon pour moi de dire... Bienvenue au Conservatoire de Paris. Vous êtes acceptée parmi nous.» Et je n'en revenais pas. J'allais enfin pouvoir accomplir mes rêves.



Just a steel town girl on a saturday night, lookin' for the fight of her life
In the real-time world no one sees her at all, they all say she's crazy
Locking rhythms to the beat of her heart, changing woman into life
She has danced into the danger zone, when a dancer becomes a dance...


Je n'avais pas accès à une bourse, et mes parents restaient pauvre. J'avais du mal à payer le loyer de mon studio, situé non loin du conservatoire. C'était peut-être un logement étudiant, mais le payer me revenait à cher. Une partie de mon budget revenait déjà au paiement de mes cours, alors pour me sortir de ma situation précaire, je travaillais dans une boîte de strip-tease dans un quartier typé riche de Paris. Nombre de fois des clients ont légèrement effleuré mes courbes, nombre de fois ils ont pu caresser mes fesses, mais je ne devais pas en dire un mot, ils payaient plus dans ces cas-là. Je ne devais pas cracher sur les revenus en plus que cela me donnait, un peu plus de cent euros par soirée m'assurait quelque chose de confortable, à raison de trois soirs par semaine. Le reste du temps, je m'entraînais.

Quand j'ai commencé mes cours, quelques semaines après avoir été acceptée, j'ai fabuleusement découvert que l'une de mes idoles de la danse enseignait ici. Cette fois, je vivais un rêve alors que j'étais éveillée, les yeux bien ouverts. Quelles étaient les chances pour que ma passion devienne mon métier ? Elles étaient infimes, mais j'avais réussi avec la rage de vaincre. «Âl-Saoud, à la barre. Montrez à ces jeunes filles jusqu'à quel point vous pouvez élever vos jambes sans difficulté. Elles n'ont pas l'air de saisir la subtilité de cet art, quand bien même elles sont au Conservatoire, l'un des établissements les plus prestigieux pour perfectionner leurs techniques et leurs jeux de jambes.» J'ai hoché la tête, et je me suis avancée à la barre, prenant une légère inspiration avant de mettre mes jambes droites comme un I, les deux formant une ligne parfaite de bas en haut. «Voyez, mesdemoiselles, Hadjar aura sûrement le privilège de travailler avec moi quand elle en aura fini ici. Vous êtes loin d'avoir son niveau. Le cœur d'une battante, des pas sûrs, des rêves bien ancrés. Vous ne serez jamais toutes comme elle.» Ça faisait du bien d'entendre ça. Je souriais intérieurement. «Pardonnez ma modestie, madame, mais un jour ou l'autre elles atteindront mon niveau, puis le vôtre, même si elles ont besoin d'années d'entraînements. C'est ce pourquoi nous sommes toutes ici.» Elle s'est posée à cheval sur une chaise. «Hm, bien sûr, Âl-Saoud. J'ai manqué de tact sur le coup.»

Et mon quotidien se résumait à ça. Danser, danser, danser. Toujours m'entraîner, et vivre le rêve. C'est ce pourquoi je vivais, après tout. Je n'avais pas à me blâmer.



It can cut you like a knife, if the gift becomes the fire
On a wire between will and what will be...


Je n'avais jamais le temps de rendre visite à mes parents. J'étais tout le temps tiraillée entre mon travail de secours et mes cours. Je n'avais pas vu Ahmed depuis plus d'un an et demi, bien que mes parents lui relayaient ce que je lui disais au téléphone. Mais il me manquait. Sentir la chaleur de son corps, le voir sourire et rire quand bien même il ne m'entendait pas. C'était un vrai petit ange. Alors un soir, j'ai posé un lapin au boulot, je ne suis même pas venue, et j'ai pris ma voiture pour me rendre dans ma ville natale de Saint-Denis, située un peu plus au nord de Paris. Ils ne s'attendaient bien évidemment pas à ce que je débarque à l'improviste, mais leur surprise était telle que je ne ferais pas demi tour, pour rien au monde. Mon petit frère m'avait sauté dans les bras, et je l'avais couvert d'amour et d'affection. Mes parents se sont contentés d'une simple embrassade.

Ce soir-là, ils ont fêté mon retour en grande pompe, me préparant mon plat préféré et me servant un peu d'alcool même si je n'en buvais pas souvent. C'était un petit plaisir où je me limitais, bien souvent. Mon petit frère me parlait dans un langage des signes fluide, et je lui répondais de la même manière, comme pour lui faire plaisir. Je n'avais presque jamais arrêté de l'apprendre depuis que j'étais partie. Il était tellement excité. «Ma chérie,» commença ma mère dans un arabe parfait, «Tu n'as pas de problèmes financiers, d'ailleurs ? On en parle pas souvent, mais si jamais tu as besoin, nous pouvons t'aider un peu.» J'ai haussé les épaules. Ils n'étaient bien évidemment pas au courant de mon job de strip-teaseuse trois soirs par semaine. C'était grâce à ça que je pouvais faire ce que je voulais. «Non, aucun problème. Vous seriez déjà au courant, sinon. Ne vous inquiétez pas vraiment pour moi, je me débrouille comme une grande. C'est ce que je suis, après tout. Non ? Dans quelques années vous pourrez être fiers de moi.» Je les ai un peu rassurés en mentant. Même si mentir n'est pas la meilleure des choses à faire, je me devais de le faire. Je peux me débrouiller sans être le centre d'attention de tout le monde. Je ne suis plus une enfant.

«Père, mère. S'il vous plaît, ne vous inquiétez pas pour moi. Je vais bien. Je ne suis plus ce petit enfant qui pleurait et qui se cherchait. J'ai toute la vie devant moi, et je construis mon avenir en ce moment même. Dites-moi juste de quoi vous avez peur.» Ils m'ont regardée comme si j'avais évaporé tous leurs soucis et inquiétudes. Ils ont souri, et j'ai souri en retour. Nous avons fini de passer la soirée ensemble, et je suis rentrée tardivement chez moi. À peine cinq minutes après être partie de mon ancien chez-moi, ma voiture a été fauchée par une autre qui roulait beaucoup trop vite, et puis je ne me souviens plus de ce qui s'est passé après.



«Maman, j'ai mal.» Que je lui disais. Elle me regardait d'un œil triste, posant son regard sur la couette blanche qui recouvrait le bas de mon corps. Elle était assise sur une chaise en fer, posée non loin de mon lit, et elle a levé la main, comme pour la serrer dans la mienne. Sauf qu'elle s'est arrêtée en chemin. «Je le sais, Hadjar.» Elle me répond avec une telle tranquillité que j'ai envie de m'énerver après elle, de lui hurler dessus. Elle ne semble pas ressentir ce que je ressens à ce moment même. J'ai affreusement mal aux jambes, aux chevilles. J'ai l'impression qu'elles ont été broyées. Je voulais lui cracher tout ce que j'avais sur le cœur, de lui dire que c'était de sa faute. Sauf que c'était tout sauf de la sienne. Ce n'était pas de la mienne non plus. La roue de la chance a tourné, il est maintenant temps pour moi de goûter à la malchance. Il fallait que je m'y attende. «Maman. J'ai mal.» Elle soupire, encore, longuement, et elle vient finalement chercher ma main, la serrer dans la sienne. Sa peau sèche contre la mienne, douce et mate, montrait presque la situation dans laquelle on vivait. «Je le sais, ma chérie. Tu auras mal pour le restant de tes jours. Les médecins appellent ça les douleurs chroniques. On ne peut rien faire pour les guérir.»

J'avais envie de pleurer. J'avais bien évidemment déjà entendu parler des douleurs chroniques, mais je ne pensais pas que ça allait me tomber dessus un jour. Alors j'allais devoir tout abandonner, après avoir tant donné ? La vie est cruelle. Je serre les poings, j'essaye de retenir mes larmes, mais jen'y arrive pas. Il y en a tout de même quelques unes qui s'échappent. «Est-ce que... est-ce que je pourrais encore danser ?» J'ai levé mon regard vers elle, l'encrant dans le sien. Le mien était mouillé de larmes. Elle n'a pas tardé à me rejoindre dans ma tristesse. «Non, ma chérie. Tu ne pourras plus.» Et je n'ai plus jamais cru en quoi que ce soit.



But I'm only human after all, I'm only human after all
Don't put your blame on me, don't put your blame on me.
Take a look in the mirror and what do you see ?
Do you see it clearer or are you deceived in what you believe...


J'ai fait l'une des décisions les plus difficiles de ma vie, quelques semaines après être sortie de l'hôpital. J'y suis restée un peu plus de deux semaines, et je me suis échappée de cet endroit, béquilles en main pour mieux réussir à poser un pied devant l'autre. J'ai dû me désinscrire du Conservatoire de Paris. J'étais en pleurs devant l'assistante de direction, celle qui s'occupait de tout régler. Bien évidemment, elle n'est pas restée de marbre, droite, sèche comme elle l'était habituellement. Elle m'a soutenu moralement, elle a partagé ma peine, m'a même raccompagné dehors, avec un câlin amical comme pour me souhaiter bonne chance. J'ai fait quelques pas devant ce grand bâtiment, et je me suis retournée, une dernière fois. C'était la dernière fois que je posais un pied devant.

Je ne voulais pas arrêter d'étudier, pour ne pas perdre cette sensation, alors je me suis inscrite à la faculté de droit, comme pour passer le temps, même si je sais que je ne pourrais jamais m'en satisfaire. Je m'ennuyais dans l'amphithéâtre, je regardais ces deux cannes comme si elles étaient un fardeau. Plusieurs fois, j'ai pensé à me suicider. Tout mon rêve, ce rêve de petite fille avait été brisé en quelques secondes. Je restais de marbre devant mes feuilles remplies d'encre, je ne ressentais rien, je me sentais vide. Tous les jours, je pleurais, mélangeant peine et douleur physique, morale. Parfois j'étais à deux doigts de passer à l'acte, d'autres fois je cassais la lame d'un coup de tête, la balançant contre un mur. Je n'osais jamais. Je n'oserais jamais.

J'avais le droit de prendre de la morphine plusieurs fois par jour pour faire passer les douleurs. Plus j'en consommais, plus je me rendais compte à quel point ça me rendait insensible à toute cette souffrance, même quelques heures. C'est tout ce qu'il me fallait. Alors j'ai consommé, avalé, écrasé, englouti ces pilules une par une, et j'ai fait un choix. Le choix de servir ma nation. Si je dois servir à quelque chose, autant devenir militaire, même si je dois crever à la première occasion qui passe. J'aurais pu faire quelque chose de ma vie, quand bien même ce n'était pas le chemin que j'avais décidé. Je me suis inscrite à l'armée quelques semaines après avoir renforcé ma prise de médicaments, et ils m'ont demandée si je prenais une quelconque saloperie, si mon dossier médical était clean. Il avait à peu près accès à tout, alors j'ai menti, j'ai dit que mes douleurs chroniques avaient presque disparues et que j'étais apte à tout. Il n'en a pas fallu plus. Un casier judiciaire vierge, un dossier de santé acceptable. J'ai pu enfiler la tenue de militaire.

Après tout, j'étais déjà foutue.



I. SOLDAT


«Soldat Âl-Saoud ! Encore à la ramasse ! Quand vous aurez fini, vous ferez cinquante pompes à côté ! On cherche pas à recruter des ramollos ici !» Parle encore, vieux con, et je vais te faire bouffer tes cordes vocales. J'ai beau essayer de courir, d'arriver au même niveau que les autres, de donner tout ce que j'ai pour être meilleure, j'y arrive difficilement. Il n'y a que la course qui me pose problème, sinon j'excelle au tir, aux autres épreuves pratiques, au théorique. J'ai même une stratégie qui est meilleure que tous les autres soldats en formation. J'arrive à prévoir, agir en conséquence, prendre des décisions sans hésiter. Toutes les qualités dont disposent les militaires aguerris. Je suis essoufflée, alors je m'arrête, je m'avance de mon supérieur. «Je suis désolée, Major Vasilis. La course est ma seule et unique lacune, bien que j'excelle partout ailleurs. Je pourrais peut-être concentrer mon entraînement sur le tir et la stratégie militaire. C'est ce que je préfère, je suis sûre que vous aussi.»

Il a haussé un sourcil, réfléchissant quelques instants. Il dit aux autres soldats de continuer à courir quelques minutes en plus, et il m'indique de venir un peu à l'écart avec lui. «Je le sais bien, Soldat Âl-Saoud. Vous êtes excellente au tir. Mes supérieurs ont par ailleurs demandé à ce que vous vous entraîniez même au cran au dessus. Les fusils d'assaut sont un jeu d'enfant pour vous. Peut-être est-ce temps d'essayer à viser avec un sniper. Je vous dispense de course pour le restant de votre formation, mais je tiens à ce que vous entraîniez vos jambes pour que vous puissiez courir dans les situations dangereuses. Je vais passer un coup de téléphone pour que l'un de nos meilleurs éléments au fusil longue portée puisse vous débriefer. Ce sera sur le terrain numéro trois.» Je me tenais droite devant lui. Mes mains derrière mon dos, je commençais à me griffer le dos de la main puisque mes douleurs revenaient quelques peu. Avec un peu de chance, j'allais pouvoir faire un petit détour aux dortoirs pour engloutir quelques cachets de morphine. «À vos ordres, Major Vasilis. Je m'y rend dès maintenant. Je vous remercie de votre générosité.» Un mouvement de tête, et je faisais semblant de me rendre au niveau du terrain numéro trois. Dieu merci, les dortoirs ne se situaient pas bien loin, alors ce n'était qu'un détour de deux minutes avant d'aller là où il fallait.

J'ai dû attendre une petite dizaine de minutes avant que quelqu'un arrive sur ce terrain qui était auparavant désertique. Je l'ai examiné pendant quelques instants, et j'ai remarqué qu'il était parfait pour s'entraîner au sniper. Des endroits hauts, des cibles cachées en dehors du terrain, des herbes pour se camoufler. «Vous êtes bien le Soldat Âl-Saoud ?» Je me suis redressée quelques peu. «En effet. Vous êtes... ?» Il s'est avancé vers moi, m'a tendu la main, sourire aux lèvres. «Adjudant-chef Nathan de Santis, on m'a demandé de vous entraîner au sniper. Je vais vous apprendre à vous servir de ce magnifique outil, dévastateur entre les bonnes mains. Vous êtes la meilleure de votre promotion concernant le tir, si je me souviens bien ?» J'ai acquiescé d'un mouvement de tête, en lui serrant la main. «Voilà, c'est donc bien ça. Tirer ne devrait donc pas vous poser de problèmes. Je vais vous présenter l'engin utilisé depuis bien des années en raison de sa réputation au sein de l'armée française et de sa précision hors du commun. L'Hécate II, origine française, donné à nos éléments les plus précis. Pouvant abattre une cible ou un petit véhicule jusqu'à mille huit cent mètres. Il est un peu lourd, mais c'est une bonne contrepartie en raison de sa précision. Puisque le Major a l'air d'être décidé à faire de vous un excellent élément avec ça, autant commencer votre entraînement dès maintenant. N'êtes-vous pas d'accord ?» Ça allait me plaire.



II. CAPORAL


Un an que je suis à l'armée. J'ai réussi la formation, j'ai monté un premier grade rapidement grâce à mes capacités, et je sais très bien que ça ne va pas s'arrêter là. J'ai toutes les capacités pour monter rapidement. Je dois juste faire mes preuves sur le terrain, montrer que je suis digne de diriger les troupes comme il se doit. J'ai continué mon apprentissage au fusil de précision avec Nathan, et je deviens meilleure entraînement après entraînement. Il fait que de me répéter qu'il n'a jamais vu tel niveau depuis des années. Je reste distante. Je fais ma vie, je la reconstruis. Je me dis que j'ai peut-être une chance d'échapper à mes anciens rêves pour en avoir de nouveaux. Je me plais ici, et ce que je fais encore plus. «Hadjar, concentre-toi un peu plus.» Nathan me surprend. Je dégage mon œil de la lunette pour me secouer légèrement la tête, et j'y reviens rapidement, pour viser. «Touche la troisième cible en mouvement, celle à un kilomètre deux. Les gens comme toi qui viennent à peine de commencer en sont normalement incapable. Même moi je n'y arrive pas, et j'ai pourtant sept années derrière moi.» Alors soit, Nathan.

Je la cherche rapidement dans la lunette. Les cibles sont toutes en fer, généralement automatisées, trouées par endroits. Si mon supérieur n'y arrivait pas, c'est qu'il y avait meilleur que lui. J'étais peut-être de ceux-là. Je vise, je la suis au fur et à mesure. J'essaye d'abord d'examiner ses mouvements pour les prévoir. Je respire profondément, et je finis par retenir mon souffle pour viser. En plein dans le mille. Peut-être que c'était un coup de chance, ou alors peut-être que c'était justement visé. «Bordel, comment t'as fait ? J'ai jamais réussi en plus de trois ans d'essai ! Je disais ça pour déconner en pensant que t'y arriverais pas mais– ...laisse tomber.» Je me recule, me redresse sur les fesses, et je le regarde avec son air stupéfait. Je me permet de rire, quand bien même je sais que c'est irrespectueux envers lui. «Vous l'avez dit. Je n'ai pas le niveau normal d'un soldat de mon rang. Je vais m'entraîner tous les jours pendant des heures pour réussir à me faire un nom au sein de l'armée, et être affectée à des missions où un tireur d'élite précis est demandé. C'est le but, non ?» Il s'est gratté le derrière de la tête, comme un peu gêné et humilié. «O-ouais. C'est le but. T'as tout compris. Je suis sûr que tu pourras te faire une belle collection de médailles, de grades et de têtes importantes tuées. T'as tout ce qu'il faut pour plaire à nos supérieurs. En espérant que tu ailles loin dans tes ambitions et dans tes rêves. Allez, tu peux disposer pour la journée, t'as bien bossé aujourd'hui. Essaye tout de même de te muscler les bras et de faire un peu de théorique. C'est toujours utile.» Il me tend la main pour que je puisse me relever, et j'accepte avec plaisir. J'acquiesce à ses ordres en faisant un garde à vous, et puis je quitte le terrain d'entraînement. Comme nous sommes encore en plein milieu de l'après-midi, il ne doit y avoir personne dans la salle de détente, tout le monde doit être occupé à s'entraîner ou vaquer à ses propres occupations. Alors j'y vais, en prenant mon temps et en regardant certains soldats que je croise, les saluant au passage.

Le dortoir étant juste à côté, je m'y rends, je fouille dans mon sac pour en sortir le CD qui a marqué un premier tournant dans ma vie ; cette musique qui m'a permit d'entrer au Conservatoire. Je sais qu'il y a un poste audio dans la salle de détente, alors je repars. Et je vais directement vers lui pour l'insérer. Je l'écoute une première fois, et la deuxième fois, je danse à nouveau cette chorégraphie que j'avais mise au point durant des semaines. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je danse parfaitement, je me rappelle à quel point j'étais aux anges, à quel point je donnais tout ce que j'avais, tout mon être, toute mon âme. Je revois les images de tout ce qui s'est passé, des moments marquants, et puis de mon accident. Et c'est là où les jambes faiblissent et que je m'écroule de douleur. Je n'aurais jamais dû les faire travailler autant. «Bordel, vous avez toutes les deux décidé de me faire chier jusqu'à la fin de mes jours, quand bien même je prends soin de votre poire...» Et je pleure. Encore. J'entends des pas résonner dans la salle, je me rue sur le poste quand bien même j'ai mal, et j'arrête la musique. «Hadjar ? Tout va bien ? À qui est-ce que tu parlais ?» Je tourne la tête. C'est Nathan. «Pourquoi est-ce que tu pleures ? T'es pas heureuse avec ce que tu fais ?» Je regarde mes jambes. «Laisse tomber, tu pourras jamais comprendre. C'est beaucoup trop compliqué pour que tu comprennes un seul truc.» Il s'est rapproché de moi, j'ai légèrement grogné. «Crache le morceau. Je dirais rien à personne.» Je me suis mordu la lèvre, j'ai réfléchi. Je ne voulais rien lui dire, mais à un moment, il devra le savoir, ou alors il le découvrira. Il découvrira la quantité hallucinante de morphine que je consomme pour que j'agisse comme tous les autres soldats, que j'ai menti sur tout, et que je n'ai pas l'étoffe de quelqu'un qui pourrait être de l'armée. «J'ai les jambes en charpie depuis maintenant deux ans. Mes muscles peinent à se reformer, et j'ai des douleurs chroniques insupportables depuis que j'ai eu un accident. Je dois consommer de la morphine en quantité astronomique pour faire passer tout ça, sans quoi, je n'aurais même pas pu entrer à l'armée. J'ai envie de dire que... c'est une chance que je puisse m'entraîner au sniper pour me spécialiser dans ça. Je n'ai pas à bouger beaucoup et ça me permet tout de même d'avoir un autre rêve. Le rêve de pouvoir promulguer la paix.» Nathan est resté sans voix. C'est tout ce qu'il m'a fallu pour conclure que j'avais fait une connerie.



III. SERGENT-CHEF


Nathan ne m'en a jamais voulu. Il n'a jamais rien dit non plus. Il gardait mon secret comme si c'était l'une des choses les plus importantes qu'on lui ait demandé de ne jamais rien dire. Lui qui était passé  Major pendant que je montais les grades un par un, j'en ai même sauté un. Ça faisait un peu plus de deux ans que j'avais craché mon secret à mon supérieur, celui qui m'entraînait et qui m'apprenait tout ce qu'il fallait savoir pour devenir un sniper d'élite. J'avais beau avoir un grade moins haut que lui, il me disait que j'étais meilleure en tir et en théorique, mais qu'il me battrait toujours au corps-à-corps. Mais c'est normal, après tout, je ne suis plus faite pour briser des gens en deux avec mes jambes. Aujourd'hui, c'est une journée libre, je n'ai rien à faire, alors je me balade dans la base. Ça fait presque quatre ans que je la parcoure, et j'y séjourne toujours. Je n'ai toujours pas les moyens de me payer un appartement. L'argent viendront avec les grades.

Et alors que je me baladais près d'un bâtiment, j'entendais des chocs, parfois violents, parfois légers, ça fluctuait. Je m'arrêtais un peu, je m'avançais, et j'écoutais. La curiosité est un vilain défaut, mais je ne peux pas m'empêcher de poser un pied à l'intérieur pour observer. Sauf que j'ai l'impression qu'il savait déjà que j'allais venir. «Je–... je suis désolée de vous avoir interrompu, mmm–» J'ai regardé l'homme en question. «mm– Capitaine North.» Qui ne connaissait pas le grand capitaine North dans cette base ? Il était du genre à avoir des manières de faire radicales, brutales, violentes. J'avais déjà entendu parler de ses actes, je l'avais même déjà vu, mais je ne l'avais encore jamais croisé en face-à-face. Il était imposant, grand, et il ne semblait pas bien commode. «Je... j'ai entendu du grabuge dehors, je pensais que c'était autre chose, je suis désolée, vraiment. Je suis le sergent-chef Âl-Saoud. L'un des snipers en formation.» Il fallait bien débarrasser la gêne, de quelconque moyen que ce soit. Finalement, je m'avance vers lui pour éviter de passer pour une mal élevée, et je le regarde dans les yeux, signe de respect, bien que mon regard se faufile à droite et à gauche, observant ce qu'il s'y passait. Il tenait des karambits dans sa main, il y avait des couteaux plantés dans le mur, du béton qui était fissuré, tranché, brisé par la force qui semblait colossale du capitaine North. Est-ce que j'avais peur ? Il fallait l'avouer, oui. Il pourrait me briser en deux ou me gifler pour avoir osé le déranger. C'était l'un de mes supérieurs, il avait le droit. Vu le bonhomme, ça ne m'étonnerait pas non plus.

Et finalement, j'ai discuté avec lui. Lui qui semble si froid aux premiers abords, c'est un homme passionné. Il est passionné par le corps-à-corps, moi par les armes à distance nécessitant précision, et il y avait tant de choses qu'on aurait pu partager aussi. Sauf qu'il avait des choses à faire, et moi aussi. Et nous sommes tous les deux repartis à nos occupations. Gambader de mon côté, défoncer des murs du sien. En somme, cette journée n'était pas totalement perdue.



IV. ASPIRANT


J'ai revu bon nombre de fois le capitaine North. Finalement, nous sommes devenus bons amis, proches, sans pour autant que je sois amoureuse de lui. Il n'y avait peut-être pas ce sentiment qui était encore inconnu pour moi, mais il y avait bien le sexe, cette chose qui ne nous répugnait pas tous les deux. Il n'était pas le premier, bien évidemment, mais c'était un bon coup, quelqu'un qui savait s'occuper d'une femme et lui faire ressentir du plaisir. C'était un homme charmant, un homme avec qui je pourrais passer sans soucis des heures à discuter. Discuter de tout, de rien, de nos missions et de nos entraînements quotidiens. Durant l'une des missions, d'ailleurs, j'ai été placée sous son commandement, en tant que sniper d'élite de l'escouade. Une escouade de soldats entraînés, puissants, pouvant faire à peu près face à tout, sans pour autant être une armée de supers soldats. Moi, j'étais derrière, cachée, camouflée, tuant des cibles pour engager le combat ou faire de la reconnaissance. C'était tout ce qu'il fallait pour le satisfaire. Et puis, ce n'est pas la peine de préciser que durant cette même mission, nous avons couché ensemble dans sa tente à lui. Bien que c'était plaisant, il ne fallait pas faire énormément de bruit.

Je ne ressentais peut-être rien envers Warren Marshall North, mais Nathan... c'était une toute autre chose. C'était lui qui me faisait de nouveau sentir vivante. Il gardait mon secret, m'encourageait à aller toujours plus loin, me donner à fond pour aller jusqu'au bout de mes envies, sans me lâcher. Il me poussait toujours vers le haut, même s'il devait tomber par la suite. Il savait très bien qu'il était au bout de ses capacités alors que je n'étais même pas au milieu des miennes. Un soir, alors que nous étions tous les deux à nous entraîner après le repas, je l'ai embrassé. J'étais gênée, lui était surpris. Mais il est revenu à la charge, m'embrassant à son tour. Et c'est tout ce qu'il a fallu pour qu'on s'avoue tous les deux notre amour. J'étais tombée sous ses charmes. Quand j'ai commencé à fréquenter ses draps et son corps, j'ai coupé les ponts avec Warren, voulant vivre de plus belle ma relation avec cet homme qui allait être un tournant dans ma propre vie. J'ai peut-être fait ça trop brutalement, sans penser à ce capitaine que j'avais rencontré grâce à une simple curiosité de ma part.

Et quelques temps après, je suis partie du dortoir de la base militaire pour m'installer chez lui, dans un appartement chic du septième arrondissement de Paris. Lui avait cumulé et gardé de côté tous ses salaires et récompenses, primes de mission pour pouvoir s'installer ici. J'aurais pu bientôt faire de même, mais autant profiter d'un seul et même endroit de vie et d'un compte en banque plein aux as. C'était d'ailleurs l'une des réelles conditions pour entrer quelque part, dans un certain groupe influent en France dont Warren m'avait parlé. Les Humanis. Il avait réussi à me convertir à ses idéaux, penser que les hybrides n'étaient que pourritures qui étaient là pour intoxiquer notre vie. Si au départ j'ai commencé en bas de l'échelle, j'ai montré que j'avais une certaine utilité, que j'étais un peu plus maligne que certains pouvaient le penser. Au bout de deux ans en leur sein, mon nom de famille était dans la bouche de plusieurs membres, et il était répété, répété, répété.

Et au bout de ces deux mêmes années, Nathan m'avait demandée en mariage. Un soir où nous étions que tous les deux, en tête à tête, il s'était mit à genoux, avait cherché quelque chose dans sa veste pour me tendre une bague de fiançailles, magnifique et resplendissante. Je n'avais pas besoin d'hésiter, mais j'étais surprise. Les mains sur la bouche, j'étais à deux doigts de pleurer. Je lui ai susurré un « oui » dans l'oreille, il me l'a enfilé autour de mon annulaire gauche. Ce soir-là, c'était le plus beau jour de ma vie. Je n'étais plus seule, dans ma vie comme dans mon corps. J'étais maintenant enceinte de lui. Même dans mes rêves les plus fous, mon existence n'aurait pas pu être meilleure. Avoir l'homme de toutes mes envies à mes côtés, faire grandir la vie dans mon ventre, réussir mon désir le plus cher. J'avais une sacrée veine.



V. SOUS-LIEUTENANT


Quelques temps après ça, nous organisions notre mariage, cet événement qui marque une vie et le début d'une famille qui semblait bien heureuse et en paix. Ma mère était heureuse, mon petit frère aussi. Ahmed avait grandi, il était devenu un adulte du haut de ses vingt-trois ans pendant que j'atteignais ma trentaine. Il n'avait aucune difficulté dans la vie, c'était devenu quelqu'un de fier, fort. Devenu traducteur de l'arabe au français et inversement, il gagnait bien sa vie, il faisait même quelque chose d'autre à côté, un boulot bénévole. Aider les sourds, comme lui, à se sentir mieux, mais aussi aider ces hybrides dans la rue, en attente d'une quelconque main tendue. Je ne le jugeais pas pour ça. Peut-être que moi je les détestais, mais je ne jugerais jamais ses choix. C'était quelqu'un de ma famille.

Il m'avait aidé avec maman à choisir ma robe de mariée. Nous faisions tout ça dans l'esprit occidental, chrétien. Nos parents, à Ahmed et à moi, nous avaient toujours laissé un choix de vie gigantesque, nous n'étions pas obligés d'être des musulmans extrême comme ils l'étaient, nous avions le choix. Le choix de tout. Alors tout ça s'est déroulé comme je le voulais, comme Nathan le voulait. Ma robe blanche était resplendissante, et elle attendait maintenant ce jour magique avec impatience. J'avais le temps de choisir mes demoiselles d'honneur, de faire mon enterrement de vie de jeune fille avec elles. Tout se déroulait comme dans un rêve. J'étais enceinte de trois mois, je vivais pleinement, sûrement, parfaitement. Je ne m'attendais pas à ce que tout bascule en quelques instants, à cause d'une seule phrase, d'une unique découverte qui me marqua à tout jamais.

––––––––––––––––––

Ma mère était derrière moi, enfilant les derniers éléments manquants à ma robe et l'arrangeant comme il le fallait pour que je sois « la plus belle des mariées » comme elle le disait si bien, avec un grand sourire. Moi, j'étais devant le miroir, m'occupant des derniers éléments de maquillage à ma façon, essayant de cacher mon tatouage sous l'œil gauche comme je le pouvais. «Hadjar, attends, je te montre comment faire. C'est pas trop compliqué, tu verras !» Je souris à Jessie, ma meilleure amie, et je lui donne tout ce que j'ai dans la main pour qu'elle finisse de s'en occuper. Elle savait mieux s'y faire que moi, et en l'espace d'une minute, elle avait terminé, on ne voyait plus une seule trace d'encre noire sur ma peau. «En plus, ça altère pas ton maquillage, c'était ma mère qui m'avait montré ça pour mes premiers entretiens d'embauche. Je vois que ça me sert encore aujourd'hui !» Je hausse les épaules, je ricane avec elle. Ma mère commence à grommeler des choses que je comprends partiellement, et je lui dis dans un arabe parfait qu'elle n'a pas à s'en faire et que tout sera parfait. «Maman, s'il te plaît, calme-toi ! Tu as déjà tout fait pour moi. Tu n'as rien d'autre à faire, j'aime beaucoup comme c'est actuellement.» Elle soupire, et puis elle acquiesce. Un dernier coup, et puis elle s'éloigne de moi pour sortir de la pièce.

Je me lève du tabouret où j'étais assise et je commence à faire quelques pas pour voir si je n'ai aucun soucis à marcher avec tout ce que j'avais sur les épaules. Rien. Dehors, on entend du grabuge, des gens qui courent. Sûrement des gamins. «Alors Hadjar, prête pour le plus beau moment de ta vie ? On ne vit pas ça deux fois quand on tombe avec le bon !» J'ai empoigné mon bouquet. «Plus prête que jamais. Nathan sera aux anges !» Après les vœux et toute la paperasse, j'arborerais son de Santis montrant ses origines italiennes. Je deviendrais Hadjar de Santis. Ce n'était pas plus mal que ça.

La porte s'ouvre alors que je m'avançais vers elle, laissant apercevoir l'un des témoins de Nathan. «Le marié ne doit pas voir la mariée avant––» Ce n'était pas lui. «Sous-lieutenant Âl-Saoud ! C'est urgent !» J'ai froncé les sourcils. «Le – ahhh – capitaine de Santis ! Il a été – ah – assassiné !» Et j'ai couru. Couru pour aller vers sa loge à lui, j'ai tout fait tomber, tout délaissé pour aller voir ça, si ce n'était pas une mauvaise blague. Il avait déjà ses témoins autour de la porte, ouverte, et quand je suis arrivée, ils se sont écartés. Le blanc était entouré du rouge, l'espoir du désespoir. La mort elle-même avait emporté celui qui devait être mon futur mari. Je tombe à genoux à cause de ma surprise, je laisse cette colère rouge tremper mon espoir qui semblait maintenant envolé. J'ai mal aux jambes, j'ai mal au cœur. J'aurais mal pour toujours.



VI. CAPITAINE


Nathan était mort assassiné. J'avais fait une fausse couche. J'étais au fond du trou, mais je ne lâchais rien. J'avais beau me dire que je valais mieux que ça, que je n'étais pas une femme battue par une dure épreuve de la vie, j'avais du mal, la dépression commençait à m'emporter dans ses limbes obscures. J'avais la tête plongée dans mes documents, papiers et dans mon entraînement au sniper, toujours se perfectionner, toujours savoir mieux faire les choses. Je devais ainsi connue dans l'armée pour mes talents, et on m'appelait bon nombre de fois au cours d'une année pour que je vienne diriger des petites escouades ou des troupes entières. En tant que sniper d'élite, je pouvais faire de la reconnaissance, de l'engagement de combat. Je restais excellente en théorique, je pouvais élaborer des stratégies, laisser mes hommes faire par la suite.

Je n'avais presque plus peur de rien, je me disais que j'étais déjà passée par les plus dures épreuves de la vie, que j'étais brisée, faible, mortelle. La mort de mon fiancé, mon accident, on ne peut pas dire que je suis gâtée par la vie, elle me fait goûter à toutes ses saloperies, qu'elles soient agréables ou non. Je devais m'y faire et les encaisser, une par une. Un supérieur qui me hurle dessus, je gardais la tête haute, je ne rajoutais pas un mot à ce qu'il me disait. J'obéissais. Je partais en mission, effectuer mon boulot. Ramener des têtes recherchées dans le monde, régler des petits ou des gros conflits, obéir encore. J'étais un chien, un robot qui n'était fait que mon satisfaire ses supérieurs par son travail. Je n'avais plus aucun but, plus aucune raison de vivre convenablement comme je le voulais auparavant. Je n'étais peut-être même plus humaine.

Durant l'une de ces mission-là, j'étais encadrée par l'un des commandants. Une seule en particulier m'a marquée à tout jamais. Couchée au sol, fusil prêt, œil dans la lunette. Je visais une famille. Une femme, deux enfants, un adulte. Ils ne semblaient pas être des terroristes ou bien encore des fumiers qui voulaient faire le plus de morts. Ils étaient comme nous tous, des gens qui veulent vivre heureux. La chaleur de l'orient ne me faisait rien, et mon oreillette grésillait, crachait des informations de mon commandant. «Âl-Saoud, tirez, ce sont des kamikazes !» J'ai dégluti, j'ai légèrement lâché prise. «Commandant... c'est juste une famille, comme la vôtre, comme celle de tous les autres soldats ! Vous voulez que je crève de pauvres gens qui n'ont rien demandé ?!» Je respirais lourdement, je l'entendais crier dans mon oreille. «Je crois qu'on ne vous a pas demandé votre avis. Quatre personnes qui n'en ont rien à foutre de la vie ou une escouade entière de nos soldats ? Je crois que je choix est vite fait. Crevez-les.» J'ai soupiré, chargeant mon fusil. Je me suis ressaisie, j'ai visé quelques instants en retenant ma respiration, et j'ai tiré. Et puis il y avait un feu d'artifice de tripes et de chair. C'était la dure réalité de mon travail. Je n'avais pas à refuser les ordres de mes supérieurs. Tout ça était mon devoir. Ma mission. Une mission cruelle, mais une mission bien réelle.

LA SUITE SE TROUVE ICI ! Je n'avais plus assez de place sur le post. Merci bien.~




Dernière édition par Hadjar Âl-Saoud le Mar 7 Mar 2017 - 22:52, édité 5 fois
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HYBRIDE MALE NEUTRE
Featuring : Master - Aenaluck
Disponibilités : 5/7
Absence : Pas pour l'heure.
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MessageSujet: Re: justice delivered ; hadjar    Jeu 2 Mar 2017 - 16:01
S'approche à pas de loup ou plutôt à pas de lion sur la fiche.


Bienvenue ma chère Hadjar et quelle jolie fiche, j'attend de voir la fin de tout ça. Oh et si tu cherches où est ta place... oublie pas mon lit ce soir ~

Repart en riant légèrement


Le grand fauve bleu parle ainsi
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HYBRIDE FEMELLE DOCILE
Featuring : See U - Vocaloid
Disponibilités : Je passe tous les jours !
Absence : Mi-Juillet à mi-Aout
http://mastersnekos.forumactif.org/t50-miaw
http://mastersnekos.forumactif.org/t744-hey-look-listen
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MessageSujet: Re: justice delivered ; hadjar    Jeu 2 Mar 2017 - 16:35
Rebienvenue parmi nous owo Rizvolution !


#009900 Miaw

Merci à tous !:
 
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ILERIS ASSASSIN
Featuring : Mercy (Ange) - Overwatch
Disponibilités : 4/7
Absence : Vacance ou autre ?
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MessageSujet: Re: justice delivered ; hadjar    Jeu 2 Mar 2017 - 18:30
*pantsu annihilated*

J'en reviens pas que j'doive changer de culotte sur la fiche de mon adversaire.

Défonce tout bro, elle me hype puissance dark vador.


Does this look like the face of Mercy?



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MAITRESSE NEUTRE
Featuring : Stocking Anarchy
Disponibilités : De passage tous les jours au moins
Absence : Mi juillet
http://mastersnekos.forumactif.org/t52-mangeeer
http://mastersnekos.forumactif.org/t745-manger-c-est-mieux-pour-vivre
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MessageSujet: Re: justice delivered ; hadjar    Jeu 2 Mar 2017 - 19:20
Rebienvenue parmi nous


#9933ff
Spoiler:
 

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HUMANIS HAUTS GRADÉS
Featuring : Ana Amari (Young) - Overwatch
Disponibilités : yolo/7
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MessageSujet: Re: justice delivered ; hadjar    Mar 7 Mar 2017 - 22:51
Merci pour vos petits messages de (re)bienvenue, ça fait toujours autant plaisir~

J'ai fini ma fiche depuis hier, mais j'sais que Teddy va pas tarder à passer ♥



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INFECTÉE
Featuring : Yukari Yakumo - Touhou Project
Disponibilités : 7j/7j
http://mastersnekos.forumactif.org/
http://mastersnekos.forumactif.org/
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MessageSujet: Re: justice delivered ; hadjar    Mar 7 Mar 2017 - 23:33
JTM
*speak in arabic with Jannah*

“ TU ES VALIDÉ(E) ”


Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption, et si tu cherches un toit fait une demande de lieux.
Si tu as besoin d'un nouvel avatar, viens ici .
N'oublies pas de nous dire si tu dois t'absenter de prévenir ici !

N’hésites pas à poster une fiche de liens pour te lier aux autres personnages du forum ou encore à passer sur la ChatBox pour te familiariser avec les autres.

Si tu veux délirer avec les autres, passes sur le flood ou sur troll word !

Par contre, n’oublies surtout pas de remplir ta fiche de personnage et de rajouter le lien de ta fiche dans ton profil.

A la moindre question, n’hésites pas à envoyer un MP à un membre du staff qui sera là pour éclairer ta lanterne.




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justice delivered ; hadjar
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