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 are you shining just for me ? _ ryan

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MessageSujet: are you shining just for me ? _ ryan    Lun 24 Avr 2017 - 17:22
IDENTITÉ.
NOM ; Schultz
PRÉNOM ; Ryan
ÂGE ; 31 ans
SEXE ; Masculin
RACE ; Humain
ORIENTATION SEX. ; Hétérosexuel
SITUATION ; Pauvre, veuf.
GROUPE ; Maître neutre
MÉTIER ; SAF, smicard, pianiste à ses heures perdues.
ORIGINE(S) / NATIONALITÉ(S) ; Allemand
PHYSIQUE.
J'ai les pieds sur le sol craquant de mon vieux deux pièces pourri. Stan est encore en train de dormir, j'attrape les affaires de la veille et pars de la chambre. Dans le salon, je regarde directement mon piano qui commence à prendre la poussière, et puis je tourne le regard pour marcher vers la salle de bain. Crac, crac, crac. Ce sol fait un bruit insupportable. J'ouvre la porte, je pose mes affaires sur le rebord du lavabo, j'allume la petite lumière. Encore une fois, j'ai des cernes qui se remarquent facilement en dessous de mes yeux. Encore une fois, j'ai les yeux qui se bloquent sur mon corps maigre. Bientôt, j'aurais les côtes saillantes et les bras mous. Je ne fais plus rien de mes journées. Du haut de mon mètre quatre-vingt deux, c'est difficile de ressembler à autre chose qu'à un légume quand je ne mange presque rien et que j'engloutis uniquement de l'alcool.

Je grogne, je vais sous la douche, froide puisque je n'ai pas vraiment les moyens de me payer du chauffage, laissant uniquement les douches chaudes pour Stan. Je lave mes courts cheveux blonds, ce corps frêle, et je limite mon temps sous l'eau. Je n'ai déjà pas les fonds pour payer mon loyer en temps et en heure, même si c'est une chose qui n'arrive que peu souvent. Je préfère économiser. Je m'essuie avec la serviette, et je prends le soin de bien l'étendre pour qu'elle sèche rapidement, près de la fenêtre. Devant le miroir, je me brosse les cheveux rapidement pour qu'ils ressemblent au moins à quelque chose. Je ressemble presque au bon cliché allemand. Cheveux bruns et yeux bleus. J'ai les lèvres gercées par le froid et les restes de cigarette que j'arrache à des clients dans des bars puisque je n'ai pas les moyens de me payer des paquets entiers. J'ai une vieille barbe de trois jours, je ne prends même pas le temps de la raser, j'ai d'autres choses à faire, des entretiens d'embauche à enchaîner.

J'attrape mes affaires, je les enfile une par une. Mon vieux costume commence à être froissé et devient terne, mais je n'ai rien d'autre, et je ne peux pas me pointer en tee-shirt et en jean, comme j'ai l'habitude de traîner. Ma chemise blanche est encore en bon état, la cravate aussi. Je finis par sortir, éteignant la lumière. Je vais mettre les meilleures chaussures que j'ai, délaissant les autres vieilles pour les jours où je n'ai rien à faire. Une veste sur le dos, et je prends le soin de revenir vers la chambre pour aller réveiller mon fils, qu'il se prépare pour aller à l'école. Il sait se débrouiller comme un grand le matin, je lui fais confiance. Et puis tous les jours, c'est comme ça. Ça changera peut-être jamais. Je n'y crois plus une seule seconde.
ET VOUS.
PSEUDO ; Mistogan, daddy gay, virilité incarnée, c'tout moi.
ÂGE ; truc.
GARS OU FILLE ? ; trois pièces dans le fut
COMMENT AS-TU TROUVE M&N ? ; (eyebrow dance)
PRÉSENCE ; vladimirpoutine/7
TON AVATAR C'EST ; Anthony Edward Stark _ Marvel
AUTRE CHOSE ; y o l o
RYAN SCHULTZ
CARACTERE
Je suis peut-être incompris, seul au monde, seul dans ma tête, seul dans ma vie. J'suis dégoûté de cette saloperie qu'on appelle la vie, mais je veux pas laisser mon fils derrière. J'vis pour lui, pour qu'il puisse grandir sans pour autant ressembler à son daron qui n'a strictement rien foutu de sa vie, qui est un échec. Stanley, c'est la seule chose qu'il me reste, j'ai pas envie de la perdre non plus. La perte d'Etsuko m'a déjà assez affecté comme ça. J'ai pas envie qu'il se retrouve sans père. J'ai pas envie de finaliser la déception de mes parents. Je voue le reste de ma vie aux autres, je vaux plus un sou. Je me contente juste de vivre pour eux, je sais que je suis déjà foutu.

Si j'bois, si j'pleure, si je fais passer toutes mes émotions à travers l'alcool et les larmes, c'est pour une bonne raison. J'essaye parfois de me retenir, mais mon côté dépressif me bouffe la vie, mon manque d'émotion éloigne les gens, ce que je fais ressortir de ma personnalité les dégoûte et leur donne tout sauf envie de l'approcher. J'ai perdu ma confiance en moi, l'envie de sourire ou l'envie de rire. Personne peut rien y changer, sauf si la personne s'y met réellement, qu'elle me fait prendre conscience des choses. Il faudra s'y accrocher, je suis un dur à cuire. Je suis pessimiste, alors si on essaye d'être joyeux ou d'imaginer quelque chose pour un pauvre raté qui n'en a plus rien à foutre de ce qu'on lui dit, on doit le répéter plusieurs fois, me coller des claques sur le coin du nez sans avoir peur de représailles. J'ai le regard au fond de mon verre, rarement dans celui de mon interlocuteur.

Je tremble, j'ai peur de toucher à mon piano. Je me dis au fond de moi que le fantôme de ma défunte femme y réside, qu'elle m'entraînera au fond du trou puisque je n'y suis toujours pas. Elle m'a pourtant dit que je ne devais pas m'en faire. Que je l'oublierais et que j'avancerais. Je crois difficilement ce qu'on me dit. Les premières fois que j'ai retouché à cet instrument, j'ai senti une vague de froid dans mon corps. Comme si elle était encore là, qu'elle voulait encore me prendre la main et m'embrasser comme elle le faisait si bien. Cette femme savait s'y faire avec moi, elle a su s'y faire et me faire réagir alors que je me foutais de tout. Ça me fait encore chialer. Je suis sensible, pleurnichard, alcoolo.

Tous ces cons qui font grosse figure, qui essayent de se faire remarquer, je les apprécie pas vraiment. Les Humanis, je leur crache à la gueule. J'y prends même plaisir, mais j'en rigolerais pas. Ils sont à l'origine de toute cette merde quand bien même je suis pas concerné. Les Aegis, bande de fragiles. Ils ont rien de mieux à faire que se réfugier sous un nom pour lutter contre les fléaux que l'humanité a créé. Je n'arrive pas à m'intéresser à eux, quand bien même j'essaye ; ils sont beaucoup trop peureux. Les infectés, je les évite ; je veux pas devenir comme eux. Et puis il y a eux. Les Ileris. Ça fait pas longtemps qu'on sait qu'ils sont là et qu'ils font du grabuge dans toute notre vie. Je ne sais pas si je suis pour ou si je suis contre ce qu'ils font. Mais après tout, est-ce que j'en ai quelque chose à faire ?

J'traîne les pieds au sol, à vrai dire, je ne laisse plus vraiment rien paraître. Je suis de nouveau renfermé, mystérieux. Tolérant, mais pas trop. Détestable quand on me pourrit la vie. Est-ce que l'homme que je suis devenu ferait plaisir à ma femme, hein ? Je sais pas. Elle est plus là.

Elle reviendra plus jamais.
HISTOIRE
«Fils.» commence mon père. «Tu peux y arriver. Je crois en toi. Sors tes tripes à travers tes notes. Montre que tu peux le faire.» Je soupire, je regarde mon piano. J'ai peur, j'ai les mains qui tremblent, mais pourtant, je pose mes doigts fins sur les touches. Je tourne la tête pour regarder mon père, qui a l'air de ne pas vouloir changer de décision. «Papa, je vais pas réussir. J'y arrive plus. J'y arriverai plus jamais. Peu importe ce que tu essayes de me dire, même si tu me cries dessus ou que tu m'encourages, je ne pourrai plus jamais faire sortir un seul son de mon piano. C'est fini, papa.» Nouveau soupir, je baisse la tête. «Alors quoi, tu vas laisser la vie passer et foutre tes rêves au placard parce que t'as pas eu les couilles de les accomplir ? Laisser le temps tracer ta vie comme si t'étais l'un de ses chiens ? Crever à soixante ans après des années de malheur parce que t'as rien assumé ? Putain, Ryan, t'es plus un gosse ! T'as trente-et-une piges ! T'es père d'un p'tit garçon que tu vas laisser couler avec toi !» Les paroles de mon père faisaient mal, mais il n'avait pas tort. J'étais juste un échec, un putain d'échec qui n'a rien réussi à faire de sa vie parce qu'il a rien dans le crâne.

J'ai même commencé à le décevoir, lui et maman, alors que j'étais encore jeune. Je fais tout sauf les rendre fier. J'étais le gosse tout seul, celui qui reste dans son coin avec un bouquin, ou bien celui avec son cahier de partitions qu'il doit apprendre pour mieux maîtriser encore son instrument. Dès mon plus jeune âge, je suis tombé amoureux du piano, j'ai demandé à mes parents de me faire prendre des cours alors qu'on a toujours vécu dans une pauvreté constante. Je les rendais peut-être heureux grâce à cette décision, mais je délaissais tout pour mieux réussir dans mes projets personnels. Je détestais apprendre, approcher les autres, me familiariser avec eux. J'ai grandi dans le silence et dans les sons magiques du piano. Je n'ai jamais eu d'amis, je les éloignais toujours. C'était mon choix, je l'assume encore aujourd'hui, mais il y a bien des réalités que je ne veux pas affronter parce que je n'en ai pas envie ou que je ne me sentirai jamais prêt. «Ferme ta gueule. Juste, ferme ta gueule. J'ai pas envie de parler de ça. Dégage de chez moi, reviens jamais. Si c'est pour que tu me gueules dessus et que tu me répètes que je suis un échec cuisant et que t'aurais jamais dû me mettre au monde, tu prends tes cliques et tes claques et tu dégages. Je me répéterais pas. J'sais très bien que je serais jamais le fils que t'aurais voulu avoir.» J'ai des regrets et des larmes au fond de moi, je les laisserais jamais partir. C'est ce qui me fait encore vivre ces dernières années, parce que je me dis que je devrais peut-être tout faire sortir un jour. Quand, je sais pas.

J'ai continué encore et encore le piano, je voulais parfaire ma maîtrise, tenter ma chance quelque part, dans une troupe de jazz, dans un orchestre, quelque chose qui me ferait vivre de ma seule et unique passion dans ce monde de pourris. J'ai vécu, grandi à Paris, en France. Au début du nouveau millénaire, les hybrides ont fait leur apparition. Mes parents étaient tout à fait pour. Moi, je m'en foutais. J'en ai rien eu à foutre jusqu'à ce que j'arrive à la fin du lycée, avec mon baccalauréat en poche. J'ai pu respirer librement durant quelques mois avant qu'ils décident de passer à l'acte ; adopter un hybride pour leur porter compagnie, et pour qu'il veille sur moi. Et puis, j'ai eu peur. Je suis parti du domicile familial dès que j'ai pu, j'ai tout fui. J'ai juste emporté mes éternels cahiers de partition, le piano électronique qui me permettait de m'entraîner, les affaires importantes, et je ne suis jamais revenu auprès d'eux. «Ce que je dis est pourtant vrai. Tu ne grandiras jamais et tu continueras de penser à tes années auprès de ta défunte femme. C'est peut-être dur, mais tu dois l'accepter.»

Mes parents m'étouffaient. Ils voulaient décider de mon avenir, de mon futur. À force de grandir, j'ai mélangé apprentissage et cours, j'ai réussi à relever mes notes, et ils ont tout tracé pour moi. J'excellais en mathématiques, en sciences, en langues, ils ont voulu me pousser à faire du supérieur scientifique. De la médecine ou bien encore quelque chose dans le domaine de la physique. Ils me le répétaient, me l'imprimaient dans la tête, j'en bouffais tous les jours. Sauf que j'ai décidé moi-même. Ça leur a jamais plu. Quand je suis parti, j'ai rencontré une femme alors que j'étais à la faculté. Elle s'appelait Etsuko. Cette femme avait cinq ans de plus que moi, était encore en plein milieu de ses études. Elle faisait du droit, était originaire d'une famille aisée. C'était une belle amitié au début. Je passais du temps avec elle et elle me redonnait un certain goût à la vie. Et puis ; j'ai fait une rechute. J'ai quitté l'université, j'ai bu. J'ai commencé à faire des boulots à la con qui payaient à peine le SMIC. Et quand bien même je m'étais éloigné, elle revenait vers moi. Je l'aimais. Et elle m'aimait en retour. Ça a bien duré deux ans avant qu'on décidé de s'installer tous deux dans un appartement. Et puis ; je l'ai demandée en mariage.

J'ai pu reprendre des couleurs, et un soir où je rentrais de l'un de mes nombreux boulots sous-payés, dans ma pièce de répétition habituelle, j'ai trouvé un piano. Un vrai piano. Quelque chose qu'un pianiste doit avoir s'il continue ses rêves. Mon père était bien au courant que j'en avais, mais il s'en foutait. Au fil des années, il s'en est rendu compte et n'a plus rien dit. Etsuko était presque devenue ma seule raison de vivre avec cet instrument. Parfois, je la retrouvais assise près de la porte de ma salle personnelle, heureuse, encore en train de chanter à tue-tête ce que j'avais joué. J'ai commencé à la faire entrer à l'intérieur, elle passait le plus clair de son temps ici quand elle avait fini sa journée de cours. Nombre de fois où elle m'arrêtait, serrant sa main dans la mienne pour mieux m'embrasser et me faire comprendre qu'elle m'aimait quand bien même je décevais tout le monde. C'était la seule personne que je rendais heureuse. Elle était devenue Etsuko Schultz, ma femme, la femme que j'aime et que j'aimerai toujours après nous être mariés en petit comité. Je dormais mieux la nuit grâce à elle, quand elle était nichée dans mes bras. Quand je me réveillais, elle le sentait, elle voyait que je pleurais. Elle me baisait les joues pour essuyer ces larmes qui n'avaient rien à faire sur mon visage. C'est la femme la plus formidable que j'ai jamais rencontrée, et elle me le faisait bien comprendre.

Un jour, elle m'a annoncé qu'elle était enceinte. Enceinte de notre enfant à tous les deux. J'ai explosé de joie, je l'ai enlacée, embrassée, et cette fois, je pleurais de bonheur et non pas de tristesse. Elle l'a fait grandir dans son ventre durant neuf longs mois où on stressait tous les deux, mais où on s'amusait de ça. Entre les morceaux joués au piano pour nous détendre et les petites activités qui réussissaient enfin à me sortir, je pouvais enfin agir comme quelqu'un de civilisé. Elle qui avait réussi à finir ses études, elle profitait des mois de grossesse pour trouver un cabinet d'avocat où s'installer. Je l'ai aidée, et elle m'a aidé en retour, essayant de trouver des petits boulots, d'autre fois en me tendant des articles de journal, quand des groupes cherchaient un pianiste. C'était tout ce qu'il me fallait pour me décrocher un sourire. J'ai réussi à travailler quelques mois dans un piano-bar avant que celui-ci ne fasse faillite. C'était les plus beaux mois de ma vie. Je vivais d'une passion, la vie dont j'ai toujours rêvé. Etsuko a fini par accoucher durant l'un de ces mois-là, d'un petit garçon que nous avions tous les deux décidé d'appeler Stanley. Un second prénom japonais, et il vivait maintenant avec nous.

Deux ans plus tard, ma femme est morte à cause d'un malheur nommé cancer. Stan avait deux ans, j'en avais vingt-cinq. J'ai fini par sombrer dans la dépression et l'alcool alors que j'étais encore jeune, je noyais mes larmes dans cette boisson, ce nectar divin. J'essayais d'éduquer mon fils comme je le pouvais, quand bien même je n'étais plus qu'un chiffon bon à jeter, un ermite, un brisé de la vie. «Papa, elle est où maman ?» Il me posait souvent cette question. Je ne devais pas lui cacher la vérité, lui dire qu'elle reviendra un jour. «Si tu regardes bien le ciel, la nuit, tu peux apercevoir maman parmi toutes ces étoiles. C'est la plus brillante de toutes, une femme formidable que j'ai aimé de tout mon cœur.» Et je le serrais dans mes bras, cachant mes larmes et ma peine, mes regrets, rejetant tout ça pour mon propre bien, pour ne pas souffrir encore plus. J'étais un ivrogne, un raté. Je le serais pour toujours.

«Alors quoi ? Qu'est-ce que tu peux faire pour me sortir de ma merde, t'as une idée ? On est tous les deux pauvres et j'ai plus aucun rêve, j'ai plus personne à mes côtés. Je crois plus en rien. Etsuko était ma seule raison de vivre. Stan' est peut-être mon fils, mais il pourra jamais remplacer tout le bonheur que j'ai eu à ses côtés. Je me répéterai pas encore une fois, papa. Dégage de chez moi.» Il ne bouge pas. Je serre les poings, je fronce les sourcils, je respire lourdement. «Non, mon fils.» Et j'ai laissé la rage prendre le dessus. «DÉGAGE DE CHEZ MOI !» Et c'est tout ce qu'il a fallu pour qu'il déguerpisse en vitesse. Je vaux plus rien. J'espère que l'Incontestable me remariera pas, sinon je me rangerais du côté de ces hommes qui ne pensent qu'à désobéir, montrer qu'ils sont contre ce système. Pour le moment, je dois juste oublier, et ne jamais retoucher à mon piano.

Oublier pour toujours.


Dernière édition par Ryan Schultz le Lun 8 Mai 2017 - 17:39, édité 1 fois
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