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 “elle hurla, dans son silence. Yaya

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MessageSujet: “elle hurla, dans son silence. Yaya   Dim 10 Avr 2016 - 2:30


Bonjour je m’appelle Yaya Lin, j'ai 22 ans et je suis chinoise. Je suis une civile et je suis attirée par les jolis minois.

On me reconnais facilement car je m'habille souvent en noir. Je suis bourgeoise, seule et j’exerce le métier de livreuse de pizzas et informatrice. Et bizarrement, on dit que je ressemble à Misaya Reiroukan de Fate/Prototype.








“ Physique ”

Elle lance un regard sur sa montre, fixant l'heure. Attendant près d'un arrêt de bus, retournant son regard vers les minutes d'attentes. 10 minutes. C'était long. Tout ça parce qu'elle avait encore manqué le PC3 à cause de ce feu qui passait toujours au rouge au mauvais moment. Elle remit une de ses mèches ébène de cheveu derrière son oreille. Ses beaux cheveux sentant  la madeleine, ils étaient lisses, comme toujours. Long et soyeux. D'un noir de jais rappelant ses origines. Ils étaient fins, comme des fils de couture. Toujours mis en demi-queue. Et elle avait ses délicates mèches tombants sur son front. Qui ne lé dérangeait jamais dans sa vue. Une vue procurée par ses petits yeux bruns, qu’elle aimait camoufler derrière des lentilles rouges. Elle mettait toujours de l’eye-liner, cherchant toujours à rendre ses yeux plus grands qu’il ne l’était. Elle voulait ressemblait à tout le monde, à sa façon. Elle sortit son téléphone de sa poche, à l'aide sa délicate main. Elle semblait si frêle, elle avait l'air d'une véritable poupée. Sa peau était pale, blanche comme la neige. On pourrait presque la briser rien qu'en la touchant. Elle était si fragile physique, si féroce intérieurement. Un paradoxe à elle seule entre son physique et sa psychique. Oxymore.

Elle tenait, de son autre main, son parapluie rouge. Malgré le fait que sa noire veste avait une capuche, elle préférait le parapluie. Ça la protégeait mieux, surtout qu’elle ne mettait presque des shorts. Il lui arrivait de mettre des jupes ou des robes, mais jamais de jeans : elle les avait en horreur. C’était désagréable à porter. Surtout quand ça nous faisait de drôles de plaques rouges sur le corps.

Parce que Yaya, elle était malade. Et son urticaire la bouffait. Ça la fatiguait, la détruisait, elle n’en pouvait plus de se gratter sans arrêt. L’enfer.

Le bus arriva. Elle monta dedans. Il était arrivé une minute plus tôt, elle allait pouvoir rentrer chez elle.

“ Caractère ”

Indiscernable, c’est un mystère à elle toute seule. Qui sait qui est véritablement cette personne des plus étrange qu’il soit. Elle est mystérieuse et ça se voit, elle est spéciale et ça se sent. Personne ne sait vraiment à quoi elle pense, cruelle et traitresse. On ne se refait pas, dira-t-elle en haussant les épaules à force de toujours aller vers le camp qui a l’avantage pour ne pas risquer sa peau. Yaya, c’est la femme lâche qui veut toujours sauver sa peau. Égoïste qui laisse les autres crever à sa place et calculatrice pour pouvoir tout contrôler. Si elle n’a pas le contrôle, elle prend la fuite et rage dans son coin en position latérale de sécurité. C’est une femme forte, une femme mystérieuse qui sait faire tomber les hommes de leurs grands chevaux pour arrêter cette vague de misogynie en prouvant qu’elle a du pouvoir (en vendant des pizzas, oui, elle a de l’espoir). Et cette femme, c’est juste une tarée d’informatrice qui cache ses choses louche derrière son métier livreuse. Elle le fait juste pour en savoir plus et pouvoir avoir le plus d’informations croustillantes possibles, ça prouve aussi son intelligence et son pouvoir sur les autres.

Hypocrite. Ça la définit bien à un point. Elle joue les héroïnes, les filles gentilles et si faciles alors que c’est la pire des créatures. Elle vous tente, vous attire dans ses filets pour mieux vous remettre à votre place. Refusant de n’être qu’un bout de viande, elle se venge. Elle est manipulatrice jusqu’au bout sans jamais s’arrêter.

Elle a des failles, évidemment. Des failles dure à percer, une barrière impossible à traverser. Elle cache ses sentiments en se refermant sur elle-même, personne ne saura à quoi elle pense et qui elle est réellement. Mystérieuse. Calculatrice, elle évite de trop se montrer ou esquive toutes questions vis –à-vis d’elle. Bien trop intelligente pour se faire avoir. Montrant une autre personnalité que la sienne.

Souriante, joyeuse, généreuse. Ce n’est qu’un mensonge. Elle tellement vide en réalité, tellement triste. Une coquille sans émotions, une coquille pleine d’ambitions. Une coquille vide qui veut se rebeller contre ce monde.  Une coquille animée par le sarcasme, continuant d’ironisée ses phrases. Directe et impassible. Vous faites face à un mur impossible à escalader, et quand on y rentre, il est plus horrible que la facette extérieure lâchant un doux sourire amer.

Effrayante et effrayée. Elle a ses peurs. La peur des autres, la peur d’elle-même, la peur de la mort, la peur d’être seule, la peur d’être enfermée. Les cauchemars, les histoires qui font peurs, les coïncidences, le bruit, les insectes. Tout ça est si captivant et si effrayant qu’elle ne supporterait pas être face à ça.

Yaya, elle ment comme elle respire. Elle n’est rien. Elle joue les grandes alors que ce n’est qu’une enfant qui n’avoue jamais rien, se cachant derrière un air niais. Yaya pense faire mal, elle est juste stupide est obstinée. Têtue comme une mule, refusant d’avoir tord.

Ce n’est qu’une gamine se prenant pour plus grande que quiconque, alors quelle bouffe juste des pizzas sur son canapé.

De bonne famille, buvant délicatement son thé, un journal dans l’autre main. Yaya avait la fortune, un métier de classe moyenne, et était tout sauf une fierté pour ses parents. Jetant à ses parents des paroles acerbes, ils la dégoutaient. Elle les ignorait. Elle prit son chemin. C’était tout sauf intéressant. Ça faisait déjà 2ans qu’elle avait quitté le nid familial. Elle était partie vivre seule. Elle avait passé son permis. L’a eu avec brio après tant d’effort. Abandonnant ses études, elle trouva un boulot en tant que livreuse de pizza. C’était à partir de là que sa vie commençait. Le reste n’importait que trop peu.

« Yaya, tu veux bien livrer une pizza à cette adresse ? C’est à Champerret, Gouvion Saint-Cyr ! »

Elle attrape cette pizza. Sors dehors, enfile son casque et y fonce. Ne répondant même pas à la question. C’était un automatisme, de faire ça. Un geste se répétant en boucle, un geste sans fin : ça ne se terminait jamais.

Un soupire.
Un rictus.
Toc toc, qui est là ?
La porte s’ouvre. Monsieur Tyler Prescott, vivant au numéro 16 dans cette étrange résidence du 17ème arrondissement.

« Bonjour. »
« Bonsoir. C’est le soir alors on dit bonsoir. » Roulement des yeux.
« Combien ? »
« Tiens. Ça fait 6€ s’il-te-plait. » Froideur.
Il lui offre un billet de 10. Faisant signe de garder la monnaie.
Elle s’en va, il ferme la porte.

Lendemain, même chose.
L’après-demain, même chose.
À croire qu’il ne bouffait que des pizzas.
Et elle, elle continuait de lui en ramener.
Toujours le même prix, toujours le même billet, la seule chose qui changeait était qu’il disait bonsoir.

— QUATRE JOURS PLUS TARD —
Encore la même chose. Que c’était chiant.

« Prescott, tu bouffes des pizzas tous les jours ou quoi ? »
« Non, j’en file aux voisins. »
« J’y aurais presque cru, avec ce ton. »
« Demande-leurs. »

Il achetait des pizzas pour les offrir à ses voisins, il était bizarre.

« Tu veux partager celle-là ? Tyler, enchanté. »
« Yaya, enchantée. »

Ils faisaient connaissances autour d’une pizza. Ça l’a dégouté, elle n’aimait pas rester seule ici, mais elle faisait un effort pour le meilleur client de la pizzeria.
Il était informaticiens, humain, et lui ressemblait un peu. Elle n’aimait pas se laisser marcher sur les pieds, lui non plus. Il voulait prouver sa valeur, elle aussi. Ça l’a dégouté de moins en moins.
C’en était devenue une étrange amitié.
Qui se passait uniquement autour d’une pizza.
Les jours passaient. Une fois toute les semaines ils recommençaient, c’était amusant.
Parfois devant un film, parfois devant rien du tout.
Pour une fois, elle s’entendait bien avec un homme qui ne doutait pas de sa valeur.

{partagez une pizza pour avoir des amis}







PSEUDO : Yaya. (aka Elly)
ÂGE : 16 yo.
COMMENT AS-TU TROUVER MASTERS & NEKOS ? : j'ai suivi la lumière !
PRÉSENCE : idk 5/10 peut-être.
AUTRE CHOSE : PIZZA.


Dernière édition par Yaya Lin le Dim 1 Mai 2016 - 12:17, édité 6 fois
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