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 Magic Bunny ! FINITO

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MessageSujet: Magic Bunny ! FINITO   Lun 8 Aoû 2016 - 21:09

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Dolly

I'm not lazy I was up all night fighting evil by moonlight !

  • ÂgeVingt ans
  • OrigineCoréenne de par ses parents adoptifs, sinon française (orpheline)
  • sexeFéminin
  • OrientationUne héroïne ne pense pas à ça.
  • GroupeAegis
  • métierMagical Girl, gameuse pro ayant sa chaine youtube, eSportive, hackeuse.
  • Niveau socialMoyen
  • RaceLapin lunaire (mythique)
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caractère

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Dolly n’est que sucre et douceur. Ses rires sont cristallins, son pied mignon, ses regards emplis de gourmandise. Ses paroles se savourent du bout de la langue, ses manières font fondre ses interlocuteurs, son sourire se déguste avec tendresse. Dolly n’est qu’espièglerie et malice enfantine. Ses taquineries vous amusent, ses moqueries vous divertissent, ses fourberies vous égaient. Ses facéties vous dérident, ses farces vous occupent, ses plaisanteries vous ravie. Dolly n’est que joie, gaieté, et allégresse. Le temps semble s’arrêter en sa présence. Elle le suspend le plus simplement du monde du bout des doigts, et vous fait revenir en enfance. Les problèmes qui peuvent vous nuire ne semblent plus que de moindres importances. Elle vous libère des normes imposées par la société. Parce que Dolly n’est que légèreté et insouciance. Rien ne peut entraver ses mouvements emplis de frivolité, et de fantaisie.

Dolly vous charme au son de sa voix, elle vous coupe du monde extérieur, vous endort, et vous ballade.  Vous en redemandez, parce que la compagnie de Dolly est dès plus agréable. Cela ne vous gêne aucunement, Dolly à vos yeux n’est qu’une enfant. Un chérubin que vous vous devez de protéger. Elle vous semble si fragile, si délicate, tellement frêle en somme. Elle qui se fait si distraite, si étourdie, qui jamais ne regarde où elle va. Comme si le monde allait faire attention à sa petite personne. Dolly se repose sur vous, sans honte aucune, elle vous fait endosser le rôle de parent sans se soucier le moins du monde de vos envies. Dolly  dépend de vous, et cela est dans la logique même des choses. Bien que dans les premiers temps elle vous agacera, voir vous handicapera, vous ne pourrez sans une méchanceté certaine vous débarrassez d’elle.

Parce que Dolly n’est que gentillesse, une attention sans pareille envers vous. Elle se souciera de chacun de vos problèmes, prendra de vos nouvelles en tout temps, et remarquera chaque détails qui vous est propre. Dolly aime tout savoir sur tout le monde, elle apprécie chaque nouveaux ragots, et met un point d'honneur à se tenir au courant des dernières nouvelles. Sa curiosité n’a aucune limite, elle en devient la plupart du temps déplacée, inappropriée, dérangeante. Dolly n’arrive pas à se contenir, ses actions ont toujours pour origine une idée fugace qui aurait dû être abandonnée. Ses idées saugrenues autant que les vôtres l’enchante toujours un peu trop. Dolly n’est qu’excès, elle se fatigue autant qu’elle vous fatigue.

Dolly incarne la démesure et l'inconscience, sa liberté devant prévoir sur tout. La concernant nous ne pouvons appeler cela du courage car la réflexion ne trouve sa place à ses côtés. Dolly agit sur le moment laissant son émotionnel contrôler le moindre de ses gestes. Dolly en devient alors égoïste, égoïste car elle n'hésitera aucunement à vous embarquer dans ses mésaventures, se souciant de son besoin d'adrénaline avant le bien être de votre personne. Le sachant peut-être, elle ne l'avouera pas, même sous la torture. Sa fierté occupe une grande place dans son être. Elle déteste avoir tord, et avant tout qu'on le lui fasse remarquer. Si vous avez un temps soit peu de légitimité vous aurez la chance d'obtenir de sa part une sorte de grognement en guise de réponse, ne le prenait pas mal, elle vient d'acquiescer vos dires, à sa manière. Son entêtement en devient ridicule, de toute manière quand les mots ne suffisent plus elle fuit ou bien devient violente, ne sachant autrement se défendre. N'allez pas croire non plus que vous avez à faire à une brute sans cervelle, ses sentiments prennent juste le pas sur sa raison.

Dolly reste avant tout une fille totalement perdue, qui n'arrive pas à gérer grand chose dans sa vie. Impulsive, colérique, à la limite de la bipolarité, elle réagit vite, et avec beaucoup trop de passion. Véritable tempête quand elle s'énerve, elle ne réalise souvent que bien trop tard les dégâts qu'elle a causé. Il en va de même pour son franc parler. Elle ne passera jamais par quatre chemins, vous parlant toujours avec une honnêteté assurément malsaine. Pour elle beaucoup trop de monde s'illusionnent sur ce qu'ils sont véritablement, alors c'est avec une joie à peine dissimulée qu'elle remet à sa place ses victimes attitrées. Vous l'aurez compris, Dolly à juste titre peut être qualifiée de sournoise et mesquine, qui ne fait alors pas forcement le mal pour faire le mal, mais plus par pur amusement. La taquinerie s'élève ainsi aux côtés de ses activités favorites. Elle ne pourra s'empêcher de vous poussez à bout. D'ailleurs elle s'acharne avec grand plaisir sur les faibles. Elle hait la faiblesse, sous toutes ses formes. Un chétif n'a pas d'excuses, mais incroyable fervente du shintoïsme elle le pratique en effet avec constance et ferveur. Elle croit ainsi à la réincarnation et ne va que rarement au bout de ses entreprises par peur d’accumuler trop de mauvaises énergies autour d’elle.
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physique

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Elle nous semblait belle Dolly avec ses pas chaloupés, sa crinière léonine et ses fossettes aux creux des joues. Elle souriait volontiers à la vie et ne se sentait point honteuse de rougir devant la magnificence de l’azur d’un ciel matinal. Néanmoins, elle n’appréciait guère éclore aux yeux de tous d’une manière aussi dénouée d’artifices, elle qui se voyait en effet souvent rosir à la moindre pointe d’humeur sans le moins du monde pouvoir contrôler cela. C'est que la demoiselle souhaitait mettre de la distance entre sa personne et le premier venu, les faux semblants et l'hypocrisie l'a forçant à vomir sa bile d'une façon si abjecte qu'elle pouvait en paraître mauvaise comme la peste.

Cependant non sans en être tout à fait vile, il est vrai qu’elle entretenait avec une attention malsaine son regard chafouin quand elle préparait un mauvais coup et sa moue boudeuse quand elle n’arrivait pas à obtenir ce que son caprice lui jugeait dû. Comme elle pouvait être agaçante à se croire au-dessus de l’habitus de classe, se jouant des normes sociétales et se drapant d’une irritante pseudo marginalité. Elle se plaisait à incarner pour le déplaisir de tous un César de seconde zone qui se permettait de juger autrui à la moindre bavure, le condamnant par suite sans compassion aucune à la fosse aux lions. Dolly ne voulait pas faire comme tout le monde, on le comprenait qu’assez vite en la côtoyant quelque peu.

Dolly l’impératrice se jouait de la raison, moquait la prudence, riait de la retenue. Elle refusait de savoir comment se tenir en public ou encore de prendre connaissance du code de politesse. La reine Dolly ne comprenait pas que l’on puisse concevoir de ces choses là, aussi futiles et dérangeantes qui entravent les mouvements d’autrui. Ainsi en sa royale présence on se retire l’idée même d’empêcher la belle d’arpenter les rues en se tordant d’une bien vulgaire manière. Son corps est sien elle le déclare toujours haut et fort quand on vient avec l’effronterie caractéristique des jaloux la gourmander à ce sujet. C’est en son droit de le montrer ou bien de le dissimuler quand elle seule le souhaite, c’est dans votre devoir de n’y trouver rien à redire. Admirez seulement et en silence.

Dolly rendait grâce au ciel chaque matin pour lui avoir fait don de courbes si avantageuses. Elle se plaisait à se prendre pour une poupée de chair du haut de son mètre cinquante-quatre et de ce fait surveillait son alimentation, globalement. Si l’on omet les sucreries, les fast-food et autres friandises que la miss ingurgitait régulièrement. A contrario de son poids qui lui s’inscrivait dans une constante exemplaire, peut-être que ses réguliers allés et retours à la salle de sport pour pratiquer le free fight y était pour quelque chose.

La sainte Dolly coiffait sa longue et soyeuse chevelure améthyste avec ferveur. Ainsi Dolly à juste titre n’hésitait aucunement à s’auto-proclamer artificielle au possible. Son paraître extérieur ne respectait pas les convenances ; elle affectionnait les paillettes à un point tel qu’elle s’en recouvrait le visage et les cheveux régulièrement, se parfumait outrageusement, mâchait un paquet de chewing-gums à la fraise toutes les vingt-quatre heures, s’appliquait des autocollants tous plus mignons les uns que les autres sur ses joues ou au coins de ses yeux écarlates, collectionnait les peluches, barrettes, chouchous et portes-clés, se colorait les cheveux à l’aide de craies arcs-en-ciel et en fin pratiquait le cosplay. En conclusion elle mettait un point d’honneur à ressembler à une licorne selon ses dires. Dolly sentait bon, brillait bien plus que Sirius et semblait sortir tout droit d’un magazine de lolita. On lui pardonnait de par son jeune âge et un sourire enjôleur qu’elle distribuait allègrement, mais elle ne voyait pas le bout de cette art de vivre et s’imaginait sérieusement rester ainsi encore longtemps.

Décadence est son maître mot. Dolly en fin de compte fixait ses propres règles pour tous les jeux qu’elle entreprenait. On ne pouvait alors avoir son mot à dire, ou du moins seulement si l’on proposait d’aller plus loin. Dolly n’avait pas de limites. Le danger en toute honnêteté l’excitait outre mesure, elle le savait et se contrôlait difficilement. Elle prenait donc le soin de réfléchir avant d’agir pour remédier à ce petit problème. Quand elle y pensait. Par «jeux» on entendait ; mesquinerie de tout type, humiliation, moquerie, manipulation, sabotage, destruction de bien ou de personne qu’elle juge mauvaises. Dolly tirait trop sur la corde. Elle usait par son extravagance, son non-sens des responsabilités, son immaturité irritante. Elle refusait de s’en rendre compte et s’enfermait dans un monde de chimères de toute pièce créée par elle. Elle avait cette incroyable tendance à réfuter l’irréfutable.
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histoire

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Dolly huit ans.

L'enfant ne serre pas la main du vieux bonhomme. Elle refuse une fois de plus sentir ses pauvres phalanges s’engloutir dans les méandres de sa main titanesque. Elle baisse la tête. Il a apprit avec le temps à comprendre son langage corporel et lui répond en tapotant légèrement du plat de sa paume le sommet de son crâne. Elle s’empresse alors de lui passer devant pour venir se lover au creux du monstre de crème qu’elle connaît à présent si bien. Il soupire et vient à son tour poser son séant sur le rubis du cuir de son fauteuil. Aujourd’hui il parlera plus qu’elle si il le faut, il a besoin de réponses.

« Dit moi donc Dolly comment te vois-tu physiquement parlant ? »

L’enfant ne veut pas répondre. Elle ne supporte plus tous ces adultes qui l’a ballade de-ci de-là sans raison apparente, pour leur bon vouloir et surtout par caprice. Aujourd’hui sa mère a péché, c’est seule qu’elle a jugé une énième fois qu’il serait bon pour son enfant de voir un spécialiste, parce que son enfant ne rentre pas dans la norme paraît-il. Parce que son enfant aussi adorable soit-elle l’inquiète, tout l’inquiète au quotidien, mais Dolly encore plus. Alors son enfant par amour pour elle subit ces interrogatoires stériles plusieurs fois par semaine. Elle répondra vite, Vite et bien et partira tout aussi rapidement sans demander son reste.

« Je ne suis pas jolie. Je ne me gaufre pas les cheveux ni ne me les discipline avec une brosse. Je ne porte pas de robes ou autres vêtements emplis de froufrous et fioritures. Je ne supporte pas les nœuds et bandeaux que je qualifie même d’oppresseurs cérébrales. Je n’atteins pas encore le mètre trente, pèse moins de vingts kilos et je me blesse pour un rien. J’ai les cheveux violets et les iris rouges. Je m’habille à la va vite, mais surtout n’importe comment. On ne sait jamais vraiment si je suis une fille ou un garçon aux cheveux longs et quand on me pose la question je réponds approximativement. Je reviens toujours chez moi trempée parce que je ne peux m’empêcher d’aller au moins une fois par jours nager. Pour finir l’on me dit régulièrement que je ne suis pas agréable à regarder car je fais négligée. »

L’enfant saute par-dessus le trône tout de beige vêtu et aussi vite que le lui permet ses maigres jambes elle sort de la pièce en claquant violemment la porte de chêne massif. Elle court encore et encore s’épuisant indéniablement à la tâche. Elle court, sue et s’essouffle au possible. Elle trébuche et s’étale sur les pavés de tout son petit long, mais elle se relève le nez en sang. Animal. Immondice. Hybride en somme. Que tu es laide à noyer ce trottoir de tes larmes amères, tu ne mérites pas te mettre ainsi à nue. Et ton cœur s’étiole.

Se fend.
Suinte.
Meurt.

Il n’y pas pire torture que le regard d’autrui.
 
Dolly dix ans.
 
« Aujourd’hui pas de séance hein ? »

L’enfant détourne la tête vivement. Elle se rapetisse un peu plus ramenant ses jambes à présent pliées près de sa poitrine. Il n’en tirerait rien, absolument rien. Alors il soupire. Il ne lui dira surement pas, mais il peine grandement à l’aider et ce depuis le début de leurs séances. Il ne perd pas espoir, il y arrivera. Du moins il essaye de se persuader au mieux.

« Je peux au moins parler avec Piotr ? Cela fait longtemps. »

Quand Dolly pince si fort ses lèvres pour qu’aucuns sons ne puissent en sortir Piotr apparaît. C’est un gentil garçon déjà adulte qui fera toujours tout pour protéger Dolly contre les méchants adultes. Ils se soutiennent tout deux mutuellement depuis de nombreuses années et ils ne pourraient l’un comme l’autre vivre séparément. Piotr est d’un physique bien simplet ; en effet sa tête se compose de l’index et du majeur de la main droite de Dolly et sa mâchoire du pouce de cette même main. Il parle d’une voie fluette et chantante. Toujours enjoué il adresse volontiers la parole à n’importe qui, sans se soucier des conséquences.

« Oui ! Oui professeur ! Parlons bien, parlons peu ! Je suis l’homme de la situation. Je suis votre homme. »

Il aime bien la voir jouer de la sorte, en changeant totalement de personnalité, cela l’amuse d’autant plus qu’il sait qu’elle dissocie la fiction de la réalité bien plus aisément que la plupart des adultes. Alors il rentre volontiers dans sa farce si cela peut leurs permettre de communiquer. Il s’assit donc près d’eux, sur la pelouse quelque peu mouillée de son jardin personnel. Ils ne les regarde pas directement sachant qu’il peut les mettre mal à l’aise sans forcement s’en rendre compte.

« L’on m’a parlé, je dirais plutôt que l’on s’est plaint à moi, de Dolly, de son comportement envers ses aînés. L’on m’a décrit une enfant impolie, hautaine, turbulente, fouteuse de troubles, insultante, insolente, capricieuse et j’en passe. Je n’ai pas reconnu Dolly dans ce portrait, d’où ma présence avec vous en cette fin de journée. Nous ne sommes point vu depuis un petit moment, alors Piotr toi qui a été le grand témoin de cette rixe sur le long terme peux tu peux me dire ce qui s’est réellement déroulé ? »

L’enfant gonfle bien fort ses joues et peine à contenir sa grosse colère. Ses sourcils si froncés qu’ils en paraissent plus faire qu’un lui donne un drôle d’air. Il remarque aussi que de son petit poing gauche serré excessivement fort découle quelques perles écarlates qui viennent s’éteindre sur les brins d’herbes. Il lui faut se contenir un peu plus.

« Comment !? Ne me dit pas professeur qu’ils ont osé ! Ho, les filous ! Ils ont de la chance que je ne puisse de mon état les attraper, ils passeraient un sale quart d’heure je peux t’en assurer ! Tu veux savoir la vérité ? Moi je vais te la dire, la vérité dans ce qu’elle a de plus brute et de plus dur ! Les adultes sont si lâches ils me débectent. Enfin pas tous rassure toi prof’. Enfin soit je vais commencer ce récit et espérer que par suite tu rendes justice en notre nom. Sache tout d’abord que Dolly est fatiguée, fatiguée de devoir se comporter comme eux parce qu’elle leurs semble hors de la norme. Dolly est une enfant normale, mais quand elle leurs dit ils ne semblent pas vouloir l’écouter, pas le moins du monde, tu devrais voir ça prof’ cela en est risible. Alors pour remédier à ce problème Dolly prend l’exemple de Clotaire, le petit génie de sa classe. Rien n’y fait ils ne croient pas en ses dires et se mettent même d’accord pour la traiter de fainéante. Ils lui reprochent de ne pas exploiter son potentiel et de faire grande preuve d’immaturité. Il parle d’immaturité à une gamine, t’y crois toi ? Ils ne sont pas possibles. Et ils déblatèrent pendant des heures en essayant de lui rentrer dans le crâne de force des idées préconçues sur sa personne, avec comme crédo : « fais-nous confiance nous savons ce qui est le mieux pour une enfant comme toi, nous sommes adultes après tout, nous savons nous projeter dans l’avenir et bien que tu sois une hybride avec ton intellect tu iras loin si tu nous écoutes ». Dolly elle demande donc régulièrement des preuves de son soi-disant esprit supérieur. Le pire étant qu’ils en trouvent des preuves, qualifiées d’incontestables, remarque comme ils usent de superlatifs pour tenter de l’impressionner. La preuve qui revient le plus souvent est celle de son incroyable capacité à prédire les événements futurs ; elle appelle cela son sixième sens, eux son don pour le calcul de probabilités et son fantastique sens de l’analyse. Ils lui répètent en boucle qu’elle peut facilement à partir d’un problème arriver au chemin menant à la réponse rapidement, qu’elle repère le moindre des indices susceptibles de l’aider et qu’elle élimine très efficacement le superflus pour fournir en fin une réponse claire et compréhensible pour tous. Tu vois prof’ comment ils vont chercher loin pour avoir gain de cause ! Dolly a déjà déjoué leurs plans. Ils désirent secrètement lui pourrir son enfance, s’amuser de sa peine et de ses tracas pour combler leurs vies pitoyables et ratées. Elle répond donc à l’aggresif, tapant du pied, cognant contre les murs, tirant la langue, saccagent leurs instruments et exercices. Dolly elle sait bien que la solution réside autre part. Dolly cette fois-là elle sèche pour se sortir de cette situation contre-productive. Dans sa tête elle tourne en rond, repasse encore et encore les mêmes scénarios et n’arrive qu’à la conclusion suivante ; il lui faut obéir. Marche ou crève comme on dit. Dolly elle acceptera pas, sa liberté c’est tout ce qui lui reste à défendre. Enfin sa liberté, il lui reste à régler le problème de ses pulsions incontrôlables, mais là n’est pas le sujet de notre présente conversation. Dolly elle ne demande que ton aide, ton aide à toi. »

Ils restèrent à se fixer l’un l’autre, Piotr disparaissant discrètement. Elle pleure la première, lui, vînt accompagner ses sanglots par suite. Elle ne doit plus endurer cela, plus jamais. Personne ne mérite un tel traitement quel qu’il soit. Elle s’effondre dans ses puissants bras, qui l’enserrent instinctivement avec force.

« Je connais la vraie Dolly moi. La Dolly pleine de vie, qui sourit pour un rien sans se soucier de paraître idiote. Celle un peu tête en l’air qui n’a pas le sens des responsabilités. Toute maladroite, passant son temps à jouer à diverses jeux tous plus loufoques les uns que les autres. Se créant un véritable univers dont peu on la chance de pouvoir y entrer. Une enfant, une enfant incroyable qui surpasse de loin tous les enfants que je connaisse ! Mais une enfant qui prend tout à cœur et qui ne se contrôle que difficilement. Tu ne comprends que tout trop vite, et un peu trop bien pour ton âge, mais tu restes toi alors ne te prends pas la tête, ça passera. Je ne te laisserai pas être traitée comme un rat de laboratoire. »
 
Dolly quatorze ans.
 
« Maman ne parle jamais beaucoup, elle préfère admirer l’horizon au loin à un point tel que je me dois de lui tenir moi-même bien fort la main pour qu’elle ne parte pas. Je fais aussi tout attention pour qu’elle ne bouscule pas les gens dans la rue ni ne percute un véhicule quand nous traversons la route. Maman m’a bien éduqué, grâce à elle je peux me promener seule en toute sécurité dans la ville. Elle me laisse souvent sortir en toute liberté pour s’assurer que je n’oublie pas les règles et si j’ai le malheur de revenir à la maison avec les genoux et les coudes éraflés elle ne me gourmande jamais. Voyez-vous c’est pour me permettre de me reprendre sans son aide et éviter que je réitère par suite. Maman m’éduque bien, il faut rappeler que je suis encore jeune et que j’ai encore tellement apprendre. Elle ne perd pas son temps comme certain parent à m’expliquer en long et en large le pourquoi du comment, elle me croit capable de tout assimiler sans plus d’aide que cela, elle nourrit de grands espoirs en moi. Je le crois aussi, mais un peu moins fort qu’elle. Je ne suis pas la plus intelligente des enfants donc j’ai un peu de mal, ça vous n’êtes guère obligé de le lui répéter par contre. Je fais de mon mieux pour ne pas la décevoir, donc évitez de réduire mes efforts je vous prie. Ainsi à votre question posée un peu plus tôt aux prémices de notre entretien je vous réponds : «oui, je suis bien venue par mes propres moyens et maman ne viendra pas, pas aujourd’hui». C’est intéressant à marquer sur votre carnet ça ? Décidément je nourrirai toujours pour vos gribouillages une curiosité certaine. »

L’enfant ne sait comment se tenir dans ce fauteuil de crème qui tente éperdument de la dévorer depuis tout à l’heure et avec la lampe de bureau qui l’irradie désagréablement de sa lumière écarlate elle se sent définitivement mal à l’aise. La pauvre ne sait plus où se mettre. C’est dire ô combien le bureau de ce psychologue ne convient pas aux plus jeunes. De plus il faut avouer qu’il ne fait pas beaucoup d’efforts pour l’aider à se mettre à son aise avec son regard sombre, ses longues moustaches d’ébènes et son imposant menton haut levé.

« Pour être tout à fait honnête je ne suis pas persuadée de l’utilité des séances, mais paraît-il que cela m’échappe à moi, petite fille de mon état. Vous savez quand je serai grande je vous dédommagerai, malgré votre amitié de longue date avec ma mère plus je grandie et plus je me refuse d’abuser de votre temps de la sorte. Je ne vous en parle pas parce que je désire inconsciemment que vous me dissuadez de m’endetter alors que mon future reste incertain. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à m’ôter cette idée de la tête, je dois dans le fond vous apprécier. Concernant mon père, que je ne le connaisse pas ne me dérange plus, je m’en suis fais une raison. De toute manière m’adopter était une décision de maman et il est tout à fait concevable qu’un homme puisse désirer une progéniture arrivé à un certain âge. Comme le fait de vouloir retourner dans son Pays. La France c'était son idée à elle, parce qu'il est plus simple d'adopter. Papa venait de loin, de Corée comme maman si je me souviens bien, Alors on peut dire que j’ai des origines coréennes. Enfin techniquement ce n’est pas vrai, vous le savez tout autant que moi. Au final sa décision est justifié, quand on réfléchit bien maman était égoïste, elle ne l’écoutait pas et toujours prenait les décisions pour deux. Il en a eu marre. Après tout si elle ne pouvait pas faire d'enfant c'était pas de sa faute ! Je l’imagine bien un beau soir alors que le ciel se présentait à lui sans nuage hésiter devant la porte de chez nous et finalement ne jamais faire tinter la clochette de l’entrée. On avait une petite cloche dorée qui produisait un agréable son quand la porte s’ouvrait pour nous avertir des nouveaux venus. Ce soir là elle préféra rester muette.»

Son visage s’assombrit. Elle se force à lui fournir des excuses pour un comporte qu’elle est la première à juger impardonnable. Le grand monsieur devant elle assouplit les traits de son visage marqué par le temps, ils savent tout deux qu’elle fait d’incroyables efforts. Pour une fois elle ne se contente pas de le dévisager d’une désagréable manière ou d’ironiser sur ses dires. Cependant il ne doit pas trop la forcer sinon elle risque de retrouver ses démons d’antan et de s’imposer un mutisme exemplaire, mais elle semble en cette fin d’après-midi habitée par une volonté capable de lui permettre de décrocher la lune.

« C’est comment en dehors dans le monde ? Maman à tant voyagé ! Elle venait d’une incroyable famille d’hommes de lettres et d’intellectuels, elle, n'a pas fait d'études mais papi lui laissait faire ce qu'elle voulait. Comme je meurs d’envie de les rencontrer, ils m’ont l’air incroyables. Ne déglutissez pas de la sorte voyons, vous pensez vraiment que j’ai beaucoup à raconter alors que je n’ai que quatorze ans ? Estimez-vous heureux que je vous parle agréablement, on verra ensuite si il me reste des forces pour fournir de plus amples efforts. Excusez-moi je crois bien m’être emportée. J’ai une bonne nouvelle pour vous d’ailleurs ! Je ne me fais plus remarquer en classe, enfin je ne veux pas dire que je m’éteins dans un coin, loin de là, mais je ne me fais plus rouspéter et j’évite les confrontations directe avec le maître. Je deviens plus subtile, comme vous m’avez dit de faire et m’éviter ainsi d’exploser. Je veux pas exploser. Peut-être le remarque-t-il, peut-être pas, en tout cas en agissant ainsi on s’évite bien des désagréments. Je suis contente. Maman ne doit plus se soucier de moi, enfin elle ne doit pas se faire de soucis pour moi. Dites, vous ne la trouvez pas un peu bizarre ? Un peu vague, un peu éteinte, la tête droit dans les nuages, le regard vitreux. Maman à beaucoup de coupures au niveau de ses poignets et avant-bras. Elle est maladroite de nature je le sais bien. Ça m’inquiète. Elle doit me tester. Me tester pour quoi ? Elle veut partir, comme papa. Papa aussi il agissait de cette manière avant son départ. Je sens quand ces choses là arrivent, je suis habituée à l’abandon maintenant, mais je suis pas une enfant malheureuse pour autant. Maman s’égare, comme beaucoup d’autres à présent que de son voile d’ignominie Il drape la ville toute entière. On s’occupe de moi, on me console et on m’offre plus d’amours qu’il ne m’en faut. Ils ont peurs que je sois triste, il redoute mes larmes et mes lamentations. Je les comprends je n’ai que dix ans. Alors je les rassure avec des sourires forcés, une joie de vivre feinte et une énergie débordante. Je ne suis pas heureuse et je n’ai pas le cœur à rire. Maman s’est éteinte depuis si longtemps déjà. Je l’accepte enfin, mais c’est cela le plus dur. »

...

Chère Dolly, paraît-il que tu as obtenu récemment ton baccalauréat. Félicitation, vraiment. Par contre apparemment tu arrêtes les études pour te consacrer à ta grande passion : les jeux-vidéos. C'est bien cela ? Tu sais je me fais vieux, donc je n'arrive plus à suivre. Je trouve ça dommage, pour une hybride, enfin excuse-moi d'utiliser le terme, mais tu n'es plus une enfant après tout. Donc je disais pour une hybride tu as eu un traitement de faveur. Tu as eu une famille d'adoption extraordinaire, crois moi. Tu as bien été la première hybride (excuse-moi encore) que j'ai reçu dans mon cabinet. Généralement on ne prend pas tant soin des petits comme vous (excuse moi encore). Je souhaiterai te voir, j'insiste, tu ne vas plus à l'école cela m'inquiète tu sais et puis j'ai cru comprendre que tu t'engageais politiquement. Fais attention à toi, et je t'en prie viens me voir. Ta mère n'est plus de ce monde et la demande d'adoption a été accepté, tu l'as accepté aussi, alors faisons ensemble le point. Je t'ai toujours considéré comme ma fille, depuis le premier jour. Ne pense plus à ceux qui ont pu te faire du mal, avance. Je sais bien que de nos jours les lettres se font rares, mais prend donc le temps de me répondre par écrit, je n'ai pas de portable ou d'ordinateur. Ne te sens pas abandonnée par la famille de ta mère, après tout elle seule à choisit de te recueillir donc comprend qu'ils n'aient point voulu te "reprendre". Cela me désole que vous, les hybrides soyez traités de la sorte, mais pour l'instant on ne peut rien y faire. Une fois majeure je te rendrai ta liberté, mais là tu as besoin de moi si tu ne veux pas tomber sur une mauvaise personne. Je suis un peu directe dans mes paroles, mais comprends que cela trahit mon anxiété vis à vis de ta situation présente.


Je t'aime de tout mon cœur.

hors jeu

parce qu'en général t'as une vie à côté

Surnom : Bouh !
Âge : 18 ans.
Comment as-tu trouvé Masters & Nekos ? : Partenariat mais je le connais depuis la dernière up. Il me fallait juste un peu de courage pour venir vous rejoindre !
Présence : 7/7, mais je préfère écrire 5/7 sait-on jamais.
Ton avatar, c'est : Reisen Udongein Inaba • Touhou Project
©linus pour Epicode


Dernière édition par Dolly le Mar 9 Aoû 2016 - 2:13, édité 26 fois
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