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 Lilly, un démon du passé

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MessageSujet: Lilly, un démon du passé    Jeu 22 Oct 2015 - 4:18
Lilly Windmill

Bonjour je m’appelle Lilly Windmill, j'ai 21ans et je suis française. Je suis un(e) infectée et suis croisé(e) avec un loup garou. Je suis attiré(e) par les femmes comme les hommes.

On me reconnais facilement car j'ai les cheveux gris, des yeux jaunes, et des oreilles et une très longue queue de loup, que j'essaie de cacher. Je suis une habitante des rues, et j’exerce le métier de libératrice pour mes semblables, si on peu appeler ça un métier.








“ Physique ”

Jeune fille aux courbes élégantes, Lilly a des attributs féminins certains, bien qu'elle déteste les mettre en valeur. Du haut de ses un mètre soixante-dix, et de sa carrure assez faiblarde, on ne soupçonnerait pas qu'une force de la nature se cache sous ce petit corps. Une tignasse grise complètement décoiffée, une veste noire à capuche repliée sur sa tête, un t-shirt grisâtre, une jupe noire par dessus un leggin rouge... Telle est l'apparence que Lilly montre aux autres dans la vie de tous les jours.

Elle aurait l'air d'une simple adolescente un peu garçon manqué si deux oreilles de louves ne dépassaient pas de sa courte chevelure, ainsi qu'une queue animale bien trop longue dépassant sous sa jupe, trainant à ses pieds si elle la laissait faire. Ces attributs animaux, elle en était fière... Ce qui n'était pas le cas de tout le monde bien sûr. Pour éviter les insultes, les regards pesants, ou même les agressions, Lilly avait donc choisi de les cacher, usant sa capuche pour couvrir ses oreilles, et sa jupe pour cacher sa queue enroulée.

Mais ça, ce n'est que ce que l'on voit d'un premier coup d'oeil en l'apercevant dans la rue. Quand on parle avec elle, on remarque des traits bien caractéristiques qui viennent s'ajouter à tout ça. Sur son visage d'ange à la peau très pâle et incapable de vieillir sont inscrits de grands yeux jaunes très expressifs, et une bouche de laquelle ressortent parfois des crocs bien plus longs que ceux d'un être humain. Si l'on descend un peu son regard... Non, ne vous laissez pas hypnotiser par ses formes et descendez encore un peu, on remarque également que ses fines mains se terminent par des ongles longs, naturellement pointus, mais surtout très solide, suffisamment pour lacérer la chair de quiconque oserait la provoquer une fois de trop.


Mais cette jeune fille aux airs innocents n'est pas la seule facette que vous pourrez observer chez elle. En effet, Lilly est le sujet d'une expérience, l'une des premières hybrides créées, et en tant que tel, elle est née avec de nombreux défauts plus importants que sa queue trop longue ou ces canines disproportionnées. Lilly est également née avec une bête en elle, bête qui ne prend le contrôle de sa personne que lorsqu'elle se trouve en grand danger, devant une mort imminente. Dans ces moments, la jeune Lilly voit ses traits déformés, ses membres grandir, et sa fourure grise l'envahir, pour prendre la forme d'une bête mi-humaine, mi-loup, à la mâchoire puissante et aux griffes mortelles, ses yeux jaunes perçant les plus épaisses obscurités à la recherche de proies.

“ Caractère ”

Impulsive, colérique, parfois assez froide, souvent renfermée... Ce sont les impressions qu'elle donne la plupart du temps, au premier abord. Mais finalement, ce sont sa mine refrognée et ses manières un peu bourrues qui donnent cette impression.

En réalité, Lilly est une fille plutôt agréable, qui aime parler aux autres et faire de nouvelles rencontres. Ça ne l'empêche pas d'avoir des principes qui lui sont encore très chers. Elle ne respecte que les personnes qui la traitent comme leur égale, et non comme à un esclave, et enverra méchamment balader quiconque la rabaissera ou osera l'insulter ou la provoquer.

Si vous parvenez à percer cette carapace, Lilly vous montrera son plus bel éclat, illuminant son visage de doux sourires, qu'elle ne montre qu'à ses amis. Mais ce mur est depuis quelques temps devenu aussi dur qu'un diamant. Elle qui commençait à reprendre espoir pour les relations entre hybrides et humains est depuis peu devenue bien plus craintive et sauvage qu'auparavent.

Montrant les dents lorsqu'un humain l'approche, allant jusqu'à se ruer sur ceux qui se montrent trop envahissants avant de s'enfuir, elle est désormais devenue une boule de nerfs à ne pas déranger par surprise. Paranoïaque, la louve redoublait maintenant de prudence lorsqu'elle sortait dans la rue, regardant sans cesse derrière elle si elle n'était pas suivie, ne lâchant pas ses pieds du regard pour ne pas croiser celui de quelqu'un, et n'ouvrant la bouche pour parler que lorsque c'était nécessaire.

Seuls ceux qu'elle considère toujours comme étant ses "frères hybrides" arrivent encore à l'aborder sans risquer un coup de griffe, et lui rendent parfois de légers sourires, lui faisant oublier l'espace d'un instant ce qu'elle avait subi.

Que lui était-il arrivé ? Comment s'était-elle retrouvée ici, enchaînée, humiliée, ses blessures et ses bleus uniquement masqués par sa capacité à guérir bien plus vite que le commun des mortels ? Comment avait-elle pu passer du rang de révolutionnaire, libératrice des hybrides, à celui de rat de laboratoire, avec lequel on prenait du plaisir entre deux expériences, parce qu'ils avaient selon eux rarement de sujets d'étude aussi bien foutus ? Pour expliquer cela, il fallait remonter à son histoire, à la façon dont elle était née... Non, plutôt créée, par celui qu'elle appelait encore son père, le docteur Windmill.

Après la mort de sa femme, le docteur Windmill était désespéré de ne pas avoir pu réaliser leur rêve à tous deux qui était de fonder une famille. Mais pour ne pas sombrer dans la folie ou la dépression, le chercheur se décida à se plonger corps et âme dans ses recherches, avec pour seul souhait de réaliser le rêve que l'amour de sa vie et lui avaient. En effet, les recherches du docteur Windmill concernaient un milieu assez tabou à l'époque : La création d'hybrides. Alors que ses confrères faisaient en secret des expériences pour transformer des êtres humains en hybrides, lui avait un sens de l'éthique plus poussé, et désirait donner naissance à un nouvel être vivant. Après des années, et sans se décourager, il finit par parvenir à donner naissance à cet être. Prenant forme dans un caisson d'incubation, une jeune fille aux attributs de louve, les yeux clos, flottant dans cet étrange liquide qui lui avait donné la vie. C'était la première fois que le docteur Windmill parvenait à aller aussi loin dans ses expériences.
Surveillant en permanence les signes vitaux de cet être si singulier sur ses écrans, le coeur du docteur était prêt à exploser, jusqu'à ce fameux jour, qui fut le plus beau de sa vie : Le jour où elle ouvrit les yeux. Ils s'étaient ouverts soudainement, d'un seul coup, ouvrant son regard sur le monde de la manière la plus brusque qui soit. Apeurée, la jeune fille s'était mise à regarder frénétiquement autour d'elle, alors que le liquide de son incubateur s'échappait doucement par les conduits. Dès que ses pieds eurent touché une matière solide, elle se recroquevilla dans le fond de la machine, repliée sur elle-même et tremblant comme une feuille. Ouvrant la porte de ce grand tube de verre, le docteur se mit à lui parler d'une voix douce et rassurante :
-N'aies pas peur, avait-il dit, je ne te ferai aucun mal. Je voulais juste te souhaiter la bienvenue dans ce monde.

L'émotion qui serrait sa gorge lui avait donné une voix peu assurée, et toute faiblarde... Mais ces quelques mots, Lilly s'en souvenait encore aujourd'hui. Ils étaient les premiers mots qu'elle avait entendu, et cette voix était celle de l'être qu'elle avait aimé le plus au monde.
-Comment te sens-tu ? Tu as froid ? Je vais te chercher de quoi te couvrir, je reviens vite.

Dès les premiers instants, il s'était occupé d'elle, et avait veillé à sa sécurité et à son bien être. Une fois cette jeune fille plus calme, il avait commencé à parler avec elle, pour finalement lui donner un nom : Lilly. Si sa femme était toujours en vie, il savait qu'elle voudrait appeler sa fille ainsi, car elle avait toujours aimé ce prénom.
Les dix années qui suivirent furent les plus agréables dans la vie de la jeune fille. Le docteur Windmill l'éleva comme sa propre fille, lui apprenant tout ce qu'un enfant devait apprendre en à peine quelques mois, pour qu'elle puisse se comporter comme les autres jeunes  de son âge... Ou en tout cas de l'âge qu'elle semblait avoir. Le jour de son premier anniversaire, et pour répondre au désir de sa fille de voir le monde hors de chez elle, le docteur lui offrit un téléphone, pour pouvoir rester en contact avec elle où qu'elle aille pour venir l'aider en cas de problème.

Peu après ses dix ans, les informations annonçaient la vente des premiers hybrides sur la capitale. Curieuse, et impatiente de rencontrer ses semblables, Lilly sortait de plus en plus souvent pour essayer de rencontrer d'autres hybrides comme elle. Elle se sentait moins seule, mais cette bonne nouvelle ne lui attira malheureusement que des ennuis. Témoin des mauvais traitements employés contre les hybrides, puis elle même insultée et rabaissée par des humains mal intentionnés, la louve finit par se replier sur elle-même, ne sortant que rarement de chez son père, pour chercher une tranquilité qui ne fut que de courte durée.

En effet, un après-midi en apparence comme les autres, deux policiers étaient venus frapper à la porte de chez le docteur Windmill. Il était accusé de garder illégalement un hybride chez lui, après l'avoir volé dans une animalerie. Voulant écouter la conversation, Lilly fut surprise par l'un des deux inconnus, qui fit signe à son collègue d'aller l'attraper. Voulant protéger sa fille, le docteur s'interposa, bloquant le passage des deux hommes.
-Vous ne m'enlèverez pas ma fille ! s'était-il exclamé.

Lilly se souvint toute sa vie de la réaction des deux hommes... Ils s'étaient mis à rire, se moquant de cet homme face à eux qui considérait un hybride comme son enfant, avant de le pousser sur le côté pour avancer vers leur cible. Voyant son père tomber ainsi à terre, la louve s'était ruée vers eux, sans vraiment contrôler ses gestes. Elle avait plaqué l'un des hommes au sol en se jetant sur lui, commençant à grogner dessus. Ce simple geste avait amené son collègue à pointer son arme sur elle avant de presser la gachette, à la fois surpris et paniqué par cette réaction. Le bruit assourdissant du coup de feu s'en suivit, puis un calme plat régna... Pour protéger sa fille, le docteur Windmill s'était interposé, prenant le tir à sa place. Voyant le corps de son père tomber à nouveau, ensanglanté, le souffle de Lilly s'était coupé, et sa vue commençait à se brouiller... Ensuite, tout était très flou, sa mémoire ayant sans douté préféré effacer ces quelques minutes de sa vie. Quand elle était revenue à elle, la louve était entourée des deux cadavres des policiers, lacérés et démembrés, alors que son père respirait encore difficilement sur le sol. Horrifiée, elle se précipita vers lui, espérant pouvoir l'aider. Malheureusement la blessure semblait trop grave, et aucune ambulance n'arriverait à temps pour le sauver. A nouveau, les derières paroles du docteur allèrent pour sa fille. Les premiers et les derniers mots qu'elle avait entendus de la part de cet homme avaient été des messages d'amour et de bienveillance.
-Tu n'es plus en sécurité ici... Tu dois fuir, te cacher, et me laisser ici... Jamais je ne t'oublierai, ma fille. Je t'aime.


Fuyant ainsi sa seule demeure, la pauvre Lilly n'avait plus aucun endroit où aller. Vagabondant d'une rue à l'autre, vivant de larcins et de vols, la louve vécu une vie misérable pendant trois nouvelles années. Témoin impuissante de l'esclavagisme des hybrides, elle ne rêvait que d'une chose : pouvoir les aider.
C'est en essayant d'aider un jeune garçon mi-souris qui se faisait agresser par trois voyous qu'elle fut repéré par un haut-membre d'une organisation qui se faisait appeler les Oni. Arborant des masques de démons pour refléter l'image de ce que pensent les humains de leur race, ces hybrides menaient en secret une révolution pour la libération de leurs confrères. Voyant en ces membres une seconde famille, Lilly les avait rejoint, devenant rapidement l'un des membres les plus efficaces de l'organisation, se découvrant dans ces missions des pouvoirs de guérison insoupçonnés, pouvant guérir d'une blessure en quelques heures ou minutes alors que d'autres mettraient des semaines.
Pendant les années qui suivirent, Lilly fit de nouvelles rencontres, hybrides comme humaines, qui lui rendirent foi en ce monde. Elle commençait à croire que la bonne entente entre humains et hybride était finalement possible, et que l'espoir était permis. Mais malheureusement, sa vie allait prendre à nouveau un tournant dramatique.

Lors d'une opération massive prévue sur une grande animalerie, dans le but de tous les libérer, un de leurs membres avait donné l'information à la police, qui se trouvait déjà sur place à leur arrivée. Les minutes qui suivirent se transformèrent en carnage. Les membre des Oni, venus presque au complet, avaient commencé à paniquer et à tirer sur les forces de l'ordre, qui répliquèrent dans une sanglante fusillade. Les victimes furent nombreuses des deux côtés, et Lilly ne devait la vie qu'à ses talents de guérison. En quelques minutes, elle venait de voir nombre de ses amis se faire massacrer, et avait elle-même échappé de peu à la mort.
Après avoir été gardée quelques jours par la police, son transfert fut finalement demandé... Elle allait rejoindre un lieu dont elle ne savait rien. Comment pouvait-elle se douter que des hommes sans scrupules, profitant de son statut d'hybride qui ne lui donnait aucun droit, allaient venir la chercher pour la conduire à un laboratoire d'Humanis ?

Lilly était l'une des premières hybrides, créée de toute pièce, et cette information était parvenue à l'oreille d'un membre de cette organisation qui les haïssait. Ses talents de guérison, ses étranges transformations, et même son statut dit "d'Infecté" avaient rendu curieux leurs scientifiques. Cinq ans de calvaire s'en suivirent, durant lesquelles elle servit de rat de laboratoire, et assouvissait les pires fantasmes de ses bourreaux à leurs heures perdues. Elle n'avait pas été la seule transférée ici, parmi ses camarades, mais la seule à avoir survécu aux expériences répétées. Chaque jour, sa rage grandissait... Chaque jour, elle espérait voir la sortie un peu plus proche... Chaque jour, elle attendait l'instant où ses forces la regagneraient malgré les sédatifs qui coulaient en permanence dans ses veines, et où elle pourrait arracher ses chaînes pour massacrer tous ceux qui se trouvaient dans ce labo.
Peut-être pour répondre aux souhaits de Lilly, ou alors par un heureux coup du sort, ce jour là, son gardien reserra mal ses menottes après avoir abusé d'elle une fois de plus. Sa chance était arrivée. Elle put se défaire de ses chaînes une fois le gardien parti, et se tint difficilement sur ses jambes tremblantes, manquant de retomber par deux fois. Elle se dirigea vers la porte, qu'ils ne prenaient pas la peine de verrouiller puisqu'elle était normalement enchaînée, et s'enfuit par un couloir. Elle fut bien vite repérée et arrêtée par un agent de sécurité, mais il était hors de question qu'elle retourne dans cette geôle... Elle y était décidée : son calvaire se terminait aujourd'hui. La bête qui l'habitait semblait elle aussi résolue à s'enfuir, et sa transformation commença, prenant de court les hommes venus aider leur collègue. Un bain de sang s'en suivit, durant lequel la créature mit en pièce tout être se trouvant entre elle et la sortie, jusqu'à finalement la conduire tout droit vers sa liberté.

Désormais, Lilly avait à nouveau tout perdu... Elle errait en ville, sans but, craintive, méfiante, furieuse et sans aucune raison de vivre... Jusqu'à ce qu'elle retourne dans ce petit abri sur un toit, qu'elle s'était fait avec des cartons et des planches de bois. La vue y était toujours aussi agréable, et c'est ici qu'elle le retrouva... Ce téléphone, celui qui avait marqué les un ans de sa vie, le premier cadeau d'anniversaire que son père lui avait offert... Elle l'avait laissé ici pour qu'il ne lui arrive rien pendant le raid des Oni, et il l'avait attendue sagement ici. Toutes ces années de calvaire, et son père, même dans sa mort, parvint à lui faire esquisser un sourire. Cet objet n'avait l'air de rien, mais il comptait tellement pour elle, et il lui rendit espoir. Elle ne pouvait pas se laisser mourir, malgré les épreuves. Pour son père qui pensait à elle, elle se devait devait de continuer à vivre. Pour cet homme qui lui avait tout donné, elle allait tout reprendre à zéro.







PSEUDO : SuperNeko
ÂGE : 22ans
COMMENT AS-TU TROUVÉ MASTERS & NEKOS ? : Une amie m'avait conseillé la v1, Mélody m'a ramené vers la v2 après mon départ x)
PRÉSENCE : Toujours le nez sur l'ordi, je risque d'être présent très souvent.
AUTRE CHOSE : Bhu, je suis le chapô ! Non attend, il me faut un truck classe ! Euh... Euh... "It's show time!"
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