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 They will look for me but will not find me ✗Cassiel

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ILERIS ASSASSIN
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MessageSujet: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Sam 27 Aoû 2016 - 0:06
Cassiel Adony
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ÂGE : Environ 50 ans.
SEXE : Masculin.
ORIENTATION : Altersexuel.
STATUT SOCIAL : Pauvre.
ORIGINE(S) : Scandinave.
MÉTIER : Esclavagiste, assassin. Metteur en scène.
GROUPE : Ileris assassin.
RACE :  Paradisaeidae.
PHYSIQUE


C'est un homme tout simplement marqué par de nombreuses batailles. Son corps possède sûrement plus de cicatrices qu'une personne lambda pourrait collectionner dans toute sa vie. Mais chacune d'entre elles ont une certaine signification pour lui bien qu'il aurait aimé ne plus jamais en entendre parler ou tout simplement ne pas les recevoir. Et Cassiel ne se démarque pas que par son accoutrement plus qu'étrange, non, il dépasse le monde d'une tête au moins bien que sa taille ne soit pas franchement anormale. Souvent, il est obligé de baisser la tête pour pouvoir regarder une personne dans les yeux ; ça ne le dérange pas, mais ça intimide souvent l'autre. Il ne veut pas être remarqué mais il se condamne tout seul. Vous voyez le type de connard sans aucune logique ? C'est lui tout craché.

Il n'est pas un gringalet. Il n'est pas non plus une montagne de muscles. Il s'est adapté à ce qu'il est devenu aujourd'hui, taillant son corps de façon à ce qu'il soit agile mais fort. Il sait se cacher, peut-être pas aussi bien qu'un maigrichon, mais il sait surtout se battre, où mettre les pieds, où placer le poing pour casser des gueules. Il ne possède pas une force surhumaine mais l'entraînement lui a permis d'acquérir une certaine puissance sans qu'elle ne soit explosive pour autant. Ne lui faites aucunement confiance.

Un corps balafré, un visage marqué par l'âge et les souffrances, voilà ce qu'il est devenu ; Cassiel est un vieux toujours prêt à battre. De manière générale, il fait peur, on dirait un cyborg venu du dernier film de science fiction que tout le monde a vu (ou alors un cosplay de très mauvais goûts selon la merde dans les yeux de certains). Il est défiguré par la peur, par les batailles, par une explosion l'ayant soufflé loin de sa cible. Deux larges cicatrices viennent creuser la chair de son visage, une traversant son front jusqu'à sa joue droite, l'autre parcourant ses lèvres fines, abîmant sa barbe extrêmement mal rasée. Des blessures paraissant encore fraîches, qui peinent à cicatriser. Des marques qui resteront sur sa tête toute sa vie.

Un nez plutôt large, des pommettes saillantes, ce n'est pas facile d'apercevoir les traits de son visage sous son accoutrement. Parfois, derrière cette visière, on peut apercevoir ses yeux : deux prunelles au regard peu rassurant, de belles billes bleues assombries par l'âge et la détermination de renverser le système des humains au-dessus des hybrides. Sur son crâne trône fièrement une tignasse claire, des cheveux blancs, toujours mal coiffée, pour ne pas dire chaotique. Une coupe courte, quasi militaire, qu'il néglige et ce depuis de nombreuses années. Mais il n'hésite pas à aller les couper au moins une fois par mois afin de garder une longueur convenable. Cette couleur voyez-vous est dû à son âge qui, pourtant, n'est pas si avancé que cela.

En l'observant de plus près, bien qu'il ne laisse personne l'approcher, on finit par découvrir lentement mais sûrement son infection qui, au fil des jours, gagne du terrain pour son plus grand malheur. Il mute en monstre, des plumes apparaissant sur tout son corps tout en privilégiant la nuque, le dos et les coudes. Un de ses bras est manquant, il possède une prothèse à celui de droite qu'il cache comme il le peut sous ses vêtements. Ce bras manquant ne l'handicape pas du tout, ce serait peut-être même le contraire. Il se vêtit d'une veste aux teintes bleues et blanches, d'un pantalon sombre et des bottes de la même couleur ainsi que des gants rouges pour se protéger.

Mais Cassiel se cache pour ne pas qu'on le reconnaisse. Il aurait pu se dissimuler derrière un masque qui aurait pu lui couvrir tout le visage mais il a préféré porter une horrible sculpture lui coupant la respiration, serrant sa gorge. Mais rien ne lui empêche d'avoir l'air d'être comme tout le monde bien qu'il ait honte de son infection. Il n'est pas rare de le voir se cacher derrière divers vêtements chauds, chapeaux, bref, vous voyez le genre.
CARACTÈRE


Il est le mystère. Il se cache derrière un masque, autant physiquement que mentalement. Impossible à cerner, impossible à attraper et encore moins à piéger dans des filets. Il est celui qui saura contourner les pièges ou les remanier de façon à ce qu'ils soient ses alliés. Mais il n'est pas infaillible. Cassiel est une coquille creusée par d'innombrables entailles. C'est un homme qui peut se montrer faible d'esprit. Manipulable, fragile, il faut savoir se mettre dans son angle mort pour pouvoir l'atteindre sans grande difficulté. Et même s'il dit avoir les yeux partout, il possède comme tout le monde le point aveugle, sa faiblesse, son talon d'Achille.

Il est plutôt bon parleur, quoiqu'un peu trop franc. Cassiel ne mâche pas ses mots, il est la critique dont beaucoup se passeraient. Mais il fait cela pour rendre service. À étudier les autres, il a compris qu'en les caressant dans le sens du poil, il était facile de faire danser les autres comme des poupées. Heureusement, il ne se sert pas souvent de cet avantage, celui de détenir la connaissance. Il est prudent dans ses manières, préfère gagner la confiance. La patience est son alliée et pourrait attendre toute une vie pour s'approprier quelque chose s'il le fallait.

Mais le pauvre est une personne qui peut se montrer assez anxieux. Un rien peut le rendre mal à l'aise, et c'est pour cela qu'il décide de se cacher derrière un masque. Comme beaucoup, il s'est construit son propre monde, sa propre utopie. Pour lui, tout n'est que sang et malheur ; il n'y a pas de fin heureuse dans ce monde. Il déteste ceux qui pensent le contraire, ces optimistes toujours plus forts, s'élevant au point de ne plus voir ce qui se trouve à leurs pieds. En réalité, il les jalouse. Il aimerait tellement être comme eux, mais le retour à la normale lui est tout simplement impossible. Il n'est rien d'autre qu'un fataliste toujours prêt à imaginer les pires scénarios. D'un côté, il est apprécié pour son pessimisme. Le monde entier riant du malheur des autres, c'est en tuant le personnage principal de chaque histoire qu'il trouve son compte. Et il se fiche royalement de l'avis des autres. Voir leur visage choqué, l'incompréhension au bord des lèvres face à la mort tragique de l'autre, c'est ce qui l'attire.

Il est calculateur et aime planifier les choses. Assez méticuleux, son travail est reconnu pour ne pas être bâclé, et ce, même sous l'effet de la pression. Et Cassiel est également cruel. Que croyez-vous ? Il est un esclavagiste, celui qui arrache la liberté à l'être vivant, celui qui se nourrit des cris de ses victimes. Mais il sait montrer un bon fond et satisfaire ses victimes, les choyant un minimum, leur offrant un certain confort, les rassurant, leur disant qu'ils sont bien mieux à ses côtés que dans la rue à errer sans aucun but.

L'homme aux masques peut parfois être doté d'un calme qui pourrait en faire frissonner n'importe qui. Grâce à son masque, il sait passer outre les sentiments, ne montrant plus qu'une facette d'un mur qui semble n'être affecté que par un gros ouragan. Cassiel endure. Cassiel encaisse. Et son calme se fissure déjà. Ceux qui s'acharnent sur lui n'ont pas conscience de ce qu'il peut se cacher derrière cette barrière. Contradictoire, vous dites ? Et pas qu'un peu. En apprenant à le connaître – si seulement il vous laissait l'apprivoiser, beaucoup comprennent que ses goûts changent, tout comme son caractère. Chaque minute qui passe pourrait l'inciter à changer un peu plus, à s'adapter au monde cruel. Alors le voir fort puis faible, délicat puis violent, ce n'est vraiment pas rare. La peur l'a changé. Le traumatisme l'a bouleversé. Alors il se cherche tel un putain d'adolescent, se permettant d'enfreindre les règles, de ne pas respecter certaines normes.

Alors, dangereux ou simple amateur du dimanche ? Personne n'a jamais pu témoigner. Tous ceux qui ont osé se jeter sur lui de façon téméraire n'ont pas fait le poids. Mais certains ont réussi à l'affaiblir encore un peu, à le forcer à poser le genou par-terre. Et depuis, il s'est renforcé, tentant de combler les fissures, sans grand succès. Une chose est sûre : il ne faut pas être là lorsqu'il dévoile son vrai visage. Cassiel déteste être ridiculisé. Il est même assez pudique, quand on y pense, refusant de se montrer véritablement en public. Sans tous ses masques, il est un homme nu et comme les autres, un humain aussi pathétique qu'un autre, cet animal puant la cruauté et ne pensant qu'à sa gueule. Alors, au final, est-il si compliqué à cerner ? En écartant ce qui le caractérise, ce qu'il fait qu'il est comme le mouton noir au milieu de la laine blanche, il serait presque normal, se confondant dans la foule. Et l'homme sait être discret.

Et enfin, Cassiel est farceur. Les blagues, qu'elles soient joyeuses ou horribles l'amusent. Il est souffrant et cherche à rester un humain à travers des bouffonneries. Sans rires, sans pleurs, il ne serait plus qu'une bête immonde. L'ont dit que le rire est le propre de l'homme, alors, le jour où il ne fera plus risette, il serait anéanti.
Il aime également la musique. C'est un pratiquant du piano, composant parfois ses propres musiques. Initié au violon, ses notes sont malheureusement impossibles à supporter tant il ne sait pas se servir de son archet. Il aime également lire, réfléchir, beaucoup de choses hélas trop nombreuses à énumérer.
Mais il déteste les complications qu'on ne peut arranger. Les lieux trop encombrés ne lui plaisent pas non plus. C'est quelqu'un ayant besoin d'espace. Et il a horreur du "trop plein de quelque chose". Trop de ceci, de cela, cela lui donne des nausées.
HISTOIRE

RÉSUMÉ:
 

∠( ᐛ 」∠)_ _へ__(‾◡◝ )>

Cassiel n’a pas toujours été celui que l’on connaît aujourd’hui, ce qui est normal quand on y pense. Imaginez le né avec un masque devant le visage. Quelle horreur. Ah, et dire qu’il était adorable avant toutes ses emmerdes. L’enfant heureux que tout le monde rêverait d’avoir, qui ne cherche jamais les ennuis, qui cherche seulement à s’épanouir dans un monde de merde, cruel, où il ne faut penser qu’à sa gueule et peut-être à sa famille si celle-ci n’était pas un ramassis de pourriture. Heureusement pour lui, il naquit dans une famille sans histoire, une famille aimante. Fils unique au futur déjà dessiné, mais que bien sûr il ne suivra jamais au grand dam de ses parents. Il était très attendu, il était déjà aimé et choyé, il était le trésor qui faisait battre chaque jour le cœur de ses parents ; un véritable trésor, un cadeau des dieux tombé du ciel.

Il grandit ainsi dans un foyer aux revenus modeste dans un pays nordique, rien de bien méchant, mais rien à envier non plus. Comme tous les enfants de son âge, il allait à l’école, et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’a jamais été le petit punching-ball de la classe. Il était plutôt celui qui martyrisait les autres avec sa petite bande de peste, il était le chef de sa petite bande, celui qui aimait diriger, qui aimait faire des farces et qui se battait souvent avec ses ennemis dans la cour de récré. Il était celui qui faisait des coups de pute, qui cachait les cahiers du petit nerd de la classe, qui riait au nez de toutes les petites filles qui ne voulaient pas qu’un garçon les approche. Cassiel était une véritable petite merde, et ses parents, malgré les nombreux avertissements de ses professeurs au fil des années, ne voyaient en lui qu’un petit ange en quête de réconfort. Il était le petit garçon le plus heureux du quartier, celui qui aurait pu avoir une vie parfaite, sans trop d’emmerdes, sans trop de déceptions. Mais plus il accumulait les malédictions de tous les enfants qu’il a traînés dans la terre, embêté, bref avec qui il a été méchant, plus il faisait grossir cette boule de vengeance.

En dehors de l’école, quand il était seul, il écoutait les enfants parler à leurs parents, le sourire aux lèvres. Lui, ce qu’il voulait, c’était qu’on se souvienne de lui, qu’on parle de lui à son entourage. Et les parents, forts mécontents, allèrent se plaindre à d’autres parents, entamant une discussion plus que douteuse pendant que leurs enfants jouaient à la balle dans le parc à côté. Le petit garçon entendit une phrase qu’il ne comprit pas au début, mais qui se révéla tellement vraie de nombreuses années plus tard.

« Rappelle-toi bien de cette phrase ma petite chérie : "Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre. " »

De quoi parlaient-ils donc ? Il n’empêche que cette phrase, qui sonnait innocemment bien aux yeux de Cassiel à cette époque, resta gravé dans sa mémoire toute sa vie. Pour lui, c’était un proverbe dont la véracité était douteuse, impossible à prouver, et encore moins à réaliser. Lui, qui se pensait toujours embêté par les autres, ce qui justifiait sa violence et surtout son envie de se faire remarquer, se trouvait plutôt de l’autre côté de la barrière. Toute son enfance fut ainsi bercée de batailles, de bagarres, de réussite et un peu d’échecs aussi. Il était bon à l’école, mais sûrement pas parfait, un sale gosse se cherchant, voulant être dans la lumière quitte à pousser les autres dans l’ombre, avoir une place bien au milieu du faisceau, bref, vous l’aurez compris.

Jamais il ne lui est arrivé d’emmerdes quand il était enfant, ses parents, eux, encaissaient encore et toujours plus de critiques sur leur enfant mal élevé, sans vraiment en avoir quelque chose à faire. Ils voulaient que leur fils soit heureux, voilà tout. Alors ils prenaient souvent sa défense, et lui en profitait, se cachant derrière des parents trop protecteurs. Ils avaient entre leurs bras un enfant turbulent, sans vraiment d’éducation, un gosse qu’on a trop laissé en liberté et dont on n'a jamais refusé les envies même les plus extrêmes, telles que la nouvelle console, les nouveaux jeux, les nouvelles tendances. Faire plaisir à sa progéniture, c’était l’objectif de ces deux parents, mais ils n’avaient pas pensé à limiter les dépenses, et avaient encore moins pensé à ce qu’allait pouvoir devenir leur jeune Cassiel.

Franchement, à part ces petites querelles d’enfant, il n’était jamais un véritable méchant. Combien de fois s’est-il excusé auprès de toutes les petites vies qu’il a marquées au fer rouge suite à son entrée au collège ? Il s’était même fait de véritables amis ainsi. Une amitié un peu bancale au début, dont l’ambiance était presque malsaine car la peur régnait constamment, mais qui finit par se stabiliser plus les jours passaient. Cette fois-ci, l’enfant ayant bien grandi s’était calmé, il était même en parfaite harmonie avec sa classe ; pas de bassesses, pas d’embrouilles, si ce n’est quelques froids pour des petites babioles. Il s’était même inscrit dans un cours de piano, où il pourrait évacuer toute sa rage, sa tristesse, sa solitude à travers des notes qu’il pouvait créer grâce à cet instrument qui lui empêcha de péter un boulon un bon nombre de fois.

Ses années au collège puis au lycée se passèrent donc à merveille, ou presque. Il avait comme beaucoup d’adolescents quelques problèmes, se cherchant, creusant comme un fou pour trouver sa propre personnalité. Il s’était passionné par la musique et le théâtre, et avait pris cette option au lycée. Ce qu’il aimait dans cet art vivant, c’était de pouvoir jouer un rôle, l’interpréter de la manière qu’il voulait. Ajouter un détail au personnage pour le personnaliser un peu et y laisser sa marque, graver de merveilleux souvenirs dans la mémoire de ses camarades, il était même plutôt bon pour jouer certains rôles. Et puis il pouvait se vêtir de costumes, se cacher derrière un masque, lui qui, à cette époque, était extrêmement timide malgré son caractère assez explosif.

Tous les soirs, il allait au théâtre le plus proche où il pouvait aller se détendre, pouvoir se cacher derrière un autre rôle, jouer le jeu, parler avec ses camarades. Chacune de leur conversation ne tournait qu’autour de leurs prochaines pièces voire même de leur avenir. Ce que Cassiel voulait, c’était de devenir le metteur en scène, le meilleur qu’il soit. Il était passionné par la mise en place du décor, des différents éléments, du choix des comédiens… Mais ce qu’il aimait surtout, c’était de pouvoir tout manipuler à sa sauce, demander à untel de se déplacer ici et pas là, les faire danser comme bon lui semblait. Les autres, eux, voulaient simplement devenir acteurs ou alors faire quelque chose qui n’avait rien à voir avec cet art vivant. Voir tous ces corps bouger, s’animer, donner vie au personnage… Ah, comme c’était beau. Lui qui, malgré sa vie assez calme, n’arrivait pas à trouver une activité qui pourrait le faire vivre, flotter, trouva finalement une activité qui lui permettra de s’épanouir en grandissant. Ils se retrouvaient parfois dans un bar, dans un endroit dont l’ambiance était carrément différente de la scène. Au moins, s’il voulait monter une pièce plus tard, il savait qui contacter ; sa petite bande de potes.

Mais ce n’est qu’une fois après avoir grandi que toutes les emmerdes commencèrent. Plus les jours passaient, plus la phrase qu’il avait entendu en étant plus petit se révélait être vraie. Il ne s’était pas excusé auprès de tout le monde, non, il avait laissé les plus fragiles dans leur merde, dans leur traumatisme. Il avait rencontré certains enfants devenus adultes, et il ne regrettait pas son choix de ne pas avoir cherché leur pardon. Les voir ainsi, à gâcher leur vie, c’était quelque chose qui le dégoûtait. Alors il continua sa vie sans vraiment se douter de ce qui allait lui arriver des années plus tard. Quelques accidents par-ci, d’autres emmerdes par-là, bref, une vie comme une autre, qui aurait cru que c’était le début d’une boule de neige qui allait grossir et grossir jusqu’à déclencher une véritable avalanche ?

À force de se faire traîner dans la poussière ainsi, rejeter sans aucune raison, cracher dessus, insulter, il se rappela lentement mais sûrement de ce proverbe. C’était donc ça, cette vengeance ? Mais, égoïste comme il pouvait l’être, il ne pensa pas une seule seconde que cela pouvait être le karma, ces enfants assis au bord de la rivière, attendant que son cadavre passe, flottant à la surface, satisfaisant ces pauvres traumatisés. Non, il pensait que le monde entier lui en voulait car il était trop bon, trop fort dans sa spécialité, son terrain de jeu, le théâtre. Les jaloux l’avaient donc maudit, et il était actuellement en train d’en payer les conséquences. Ah, mais qu’il était naïf. Maudit, peut-être, mais pas pour être bon, plutôt pour avoir gâché la vie de bon nombre d’enfants. Ce genre de maltraitance ne s’oublie pas, encore moins lorsqu’elles ont été faites lors de l’enfance. Et ça, il était trop aveugle pour s’en rappeler ; il avait tourné la page sur son passé, alors pourquoi viendrait-on l’embêter pour des bêtises d’enfants ? Pour lui, tout était pardonnable. Mais pas pour ces gens qu’il avait fait pleurer il y a des années.

Et plus le temps passait, plus il commençait à croire que plus personne ne voudrait de lui, pas même ses parents avec qui il s’était engueulé quelques heures plus tôt car il ne voulait pas rentrer chez eux le temps d’avoir un salaire stable et surtout convenable. Lui, ce qu’il voulait, c’était d’enfin pouvoir faire sa vie seul, sans parents, sans limites, avec personne derrière son cul pour venir l’enquiquiner avec des histoires de lessive, bref, des conneries dont il n’en avait strictement rien à faire. Cassiel savait qu’être sous le toit de ses parents impliquait de devoir faire des charges qui ne le concernaient même pas. Il s’était d’ailleurs acheté un petit appartement modeste mais qui pouvait très bien l’abriter et surtout lui permettre de vivre une vie paisible, en espérant que les problèmes se calment. Mais la malédiction n’allait sûrement pas s’arrêter là : les accidents commencèrent à devenir petit à petit de graves soucis,  un début de dépression, l’impression d’étouffer, enfin, rien de bien quoi. Pour lui, il n’était bon qu’à organiser de piètres petites pièces de théâtres bourrées de tristesse et de mort, ce qui se trouvait être assez vrai. Pour lui, il n’y avait plus aucun espoir, il n’en pouvait plus, il ne voulait plus vivre au milieu de cet art qu’il commençait à trouver inintéressant.

Un jour, l’homme se retrouva sur un toit de sa ville natale. Un ciel gris, de l’eau tombant sans jamais s’arrêter, un scénario parfait pour pouvoir en finir de cette vie aux problèmes qui ne se terminent jamais. Lui, qui aimait mettre en scène des actions, allait pouvoir profiter de ce décor pour se donner une mort qui ne serait pas paisible. Il était fou, impatient de ne plus avoir à subir sa vie, pressé de rejoindre les morts, trouver le repos éternel. Mais quelqu’un de téméraire s’était glissé dans le bâtiment et montait les escaliers le plus vite possible afin de rejoindre le suicidaire. Si la personne le pouvait, elle se serait téléportée pour tenter de calmer les envies extrêmes de l’homme. Il avait limite le pied dans le vide, il attendait que ça, avoir le courage de sauter du haut de ce putain de bâtiment. Mais la porte s’ouvrant d’un coup le fit frissonner, puis sursauter. Il se tourna, inquiet, ne comprenant pas la venue de cette femme, cette parfaite inconnue. Elle était là, devant lui, le regard rempli de compassion. Lui, il était prêt à se flinguer, et son ange gardien fit son apparition quelques secondes avant le drame. Sur le coup, il serra les poings, en colère, croyant à une mauvaise blague. Mais la femme s’avançait, lui parlait, tentait de le rassurer. Ils ne se connaissaient pas du tout, ils ne s’étaient même pas croisés dans la rue, mais la personne avait déjà traversé une période de ce genre. Et c’était seulement quelques instants avant de commettre l’irréparable qu’elle eut une révélation, qu’elle préféra surmonter tous ses problèmes et continuer sa vie comme elle le voulait.

Après de longues minutes à parler, à s’expliquer, Cassiel tomba dans ses bras faiblement. Il était bouleversé, réalisant peu à peu ce qu’il était sur le point de faire. Il se sentait complètement violé, comme si quelqu’un avait pris possession de son corps sans même qu’il ne s’en rende compte. Sous le choc, les larmes coulant le long de ses joues, se mêlant à la pluie, il fut emmené à l’hôpital grâce à cette femme qui lui avait sauvé la vie. Une inconnue qui s’était occupée de son cas, quelle valeur avait-elle aux yeux de l’homme ? Elle méritait plus que des remerciements, il lui devait la vie, il lui devait tout et n’importe quoi. Il dormait à longueur de journée, devant récupérer de ce traumatisme. Et la jeune femme, elle, lui rendait visite régulièrement, lui apportant toujours des fleurs et surtout beaucoup de réconfort. Chaque fois qu’il ouvrait les yeux, elle était là, devant son lit, à l’observer le sourire aux lèvres. Et elle revenait chaque jour, toujours prête à écouter les malheurs de l’homme. Parfois, ils se tenaient la main, d’autres fois ils restaient timides et n’osaient même pas se regarder. Son cœur ne battait plus que pour elle, et elle l’avait remarqué.

« Comment vas-tu aujourd’hui, mon cher ?
- Bien mieux, et tout ça grâce à vous… »

Voilà à quoi ressemblaient leurs conversations. Cassiel était complètement sous le charme. Il lui racontait encore et toujours ses aventures, ce qu’il avait fait en étant petit, sa passion pour le théâtre, pour les choses qui ne sont pas heureuses. Et il finit par lui avouer son attirance pour elle, qui, au fond, ressentait la même chose. Tous deux, malgré leur personnalité complètement opposée, se mariaient plutôt bien. Ils étaient attirés depuis le jour où leur chemin s’étaient croisés, et Cassiel avait trouvé en elle sa raison de vivre.

Il sortit finalement de l’hôpital, enfin libre, aux côtés de sa nouvelle femme. Sa seule et unique conquête, une relation qui dura de longues années. Cassiel, le metteur en scène et son ange, une simple vendeuse de vêtements. Elle savait coudre, elle adorait lui fabriquer des costumes, et lui s’amusait à créer des personnages lui ressemblant. Toujours purs, toujours souriants, mais qui finissaient très mal, qui mouraient souvent dans d’atroces souffrances. Mais elle voyait une sorte de beauté dans la mort de ces personnages, tout comme lui. Cela changeait des fins heureuses, du prince charmant et de sa princesse. Et plus les jours passaient, plus leur envie d’agrandir leur famille grandissait, telle une petite fleur se frayant un chemin pour pouvoir éclore au milieu d’un champ de bataille. Très vite, l’arrivée de leur enfant fut annoncée. Ils s’étaient mariés, maintenant, tout ce qui leur manquait, c’était leur future fille chérie. Mais un couple aussi heureux se devait de finir dans des circonstances terribles.

Sans même crier gare, la future mère ne put jamais mettre au monde un enfant en bonne santé. Son corps entier avait rejeté leur fille quelques mois avant l’accouchement, sans aucune raison. Leur cadeau du ciel s’était transformé en coup de fusil dans leurs cœurs. Et, pour couronner le tout, la pauvre femme n’allait pas survivre à une telle perte. Elle était sujette aux épilepsies, rien de bien grave en soit lorsqu’on savait s’en occuper, mais cette fois-ci, elle ne faisait pas une de ces crises ; non, c’était bien plus grave. C’était un AVC. Quelque chose venait de foudroyer la famille déjà déçue, et elle allait disparaître dans la nature comme s’il ne s’était jamais rien passé. C’était un soir frais, un soir qui allait faire couler de nombreuses larmes et chagriner une fois encore le pauvre Cassiel. Tout ce qu’il voulait, c’était de pouvoir fonder cette putain de famille, qu’est-ce qu’il avait fait, encore ? Sa malédiction était revenue et voulait emporter sa femme avec elle. Elle s’effondra dans les bras de son mari d’un coup alors qu’ils avaient entamé une danse guillerette avant d’aller se coucher. Au début, il pensait à une blague de la part de sa chérie, mais il s’avéra que c’était comme Molière lors de son ultime représentation du malade imaginaire. Dès l’instant où elle fut rattrapée par son homme, elle était morte.

Cassiel contacta immédiatement les urgences qui la prirent en charge immédiatement. Apparemment, il ne fallait pas perdre de temps pour ne pas la perdre ; mais personne ne savait que tenter de sauver son cadavre encore chaud était inutile. Et ce fut au tour de l’homme de prouver sa fidélité. Chaque jour, il passait quelques heures à ses côtés, sa femme maintenue en vie artificiellement. Il se voilait la face, il ne voulait pas admettre son départ. C’était beaucoup trop lourd à porter, et il lui fallait du temps avant de le réaliser et surtout avant de pouvoir tourner la page. Il lui était arrivé trop de mauvaises choses en si peu de temps, et des nuages sombres planaient au-dessus de sa tête. Chaque nuit, il priait pour elle, parfois, il dormait à ses côtés, puis s’en allait à l’aube pour revenir dès lors qu’il était disponible. Les médecins finirent par l’avertir, lui demander l’autorisation de la débrancher, de la laisser partir. Il n’y avait aucun moyen de la faire revenir, aucun moyen de ranimer son sourire. Elle était morte, et elle savait sûrement que son mari voudrait immédiatement la rejoindre. Alors Cassiel, hallucinant, se mit à l’entendre, une voix faible, le fruit de son imagination. Elle lui disait de ne pas commettre l’irréparable, de vivre pour elle. Et l’homme crut dur comme fer que c’était elle qui lui parlait ; au moins, cela put lui empêcher d’aller se flinguer pour de bon.

« Peu importe les problèmes, je surmonterai chaque obstacle pour toi, mon amour. »

Puis, dans un soupir, il se releva, la tête haute. Il pria une dernière fois à ses côtés, avant de devoir songer à commettre l’irréparable. Il n’allait pas se faire du mal, non, mais il lui fallait beaucoup de courage pour la suite. Il ne voulait pas qu’un autre tue sa femme. Il fallait qu’elle parte grâce aux mains de son mari. Même si elle n’était plus qu’un légume, elle demeurait l’amour de Cassiel. Il pouvait très bien la laisser aux mains de n’importe qui, mais seulement après s’être assuré personnellement de sa mort définitive. Debout devant la machine, il regardait les différents paramètres qui permettaient à ce corps d’avoir un minimum de conscience. Sa main s’arrêta à quelques centimètres de la prise, tremblante, poisseuse. Il allait tuer quelqu’un pour de bon, achever les souffrances de sa femme. Il débrancha ainsi la machine avant de se tourner pour être dos au corps maintenant inerte de son ange. Son corps tout entier tremblait, n’acceptant pas la vérité.
Puis il disparut dans la nature sans plus jamais se montrer.

Il n’assista pas à l’enterrement de sa femme, mais visitait parfois sa tombe. Elle était magnifique, parée de fleurs, choyée. De temps en temps, il s’agenouillait face à elle, lui racontant ses journées, la monotonie de sa vie. Et il savait qu’elle l’écoutait attentivement, à ses côtés. Elle était son ange gardien après tout. Et, même morte, elle veillait sur lui, le protégeant de tout ce qui pourrait le pousser à bout. Mais, accablé par la honte, il se cachait, sortant de moins en moins, uniquement pour les besoins vitaux et lorsqu’on faisait appel à lui. Il vivait ainsi reclus, complètement chamboulé, n’arrivant pas à se faire à la place désormais libre dans son lit, à l’assiette toujours vide face à lui, à ne plus entendre cette voix féminine chantonner une mélodie magnifique pendant les préparations.

Cassiel tomba ainsi dans un cercle vicieux très facilement. Le crime était devenu son quotidien, il rejoignit un groupe de petits criminels. Il était à l’époque très jeune, innocent, et surtout tellement fragilisé par la mort de sa femme. Quel âge avait-il, exactement ? Cela restera un mystère. Qu’est-ce qu’il voulait ? Tout simplement se détendre, pouvoir changer un peu sa vie monotone. Il s’était écarté du droit chemin et avait emprunté un sentier bien moins battu, plus épineux. Quand il joignit ces criminels, il accepta de renoncer à toute identité, à toute son ancienne vie, ne devenant plus qu'un simple soldat. Un numéro. Un nom de code : Husky. Au début, les délits restaient petits, sans grande conséquence. Des vols, des petits sabotages, on aurait dit un petit groupe de blagueurs, des petits voyous du dimanche. Mais le chef, lui, cherchait à bouleverser tout le monde. Il manipulait la bande et le pauvre Cassiel, les appâtant dans un piège qui allait peut-être leur coûter la vie. Ce que le grand manitou voulait, c’était de se venger de cette vie de merde.

Cassiel s'entraîna chaque jour, chaque nuit. Il se levait très tôt, il enchaînait les échecs pour n'avoir que très peu de réussite. Il enchaînait les petites mission, les petits délits, les crimes parfaits ; jamais il ne laissait de traces, et si la police arrivait à remonter jusqu'à lui, ils n'auraient alors que son nom de code. Un loup sanguinaire déguisé sous les traits d'un chien, voilà ce qu'était ce nouveau soldat. Il tuait de sang froid, il ne jurait que par son chef, par son groupe. S'il était satisfait, alors l'homme aussi.

Un soir, tous se rassemblèrent. Le chef sortit de l'ombre et commença son discours. Il voulait faire exploser un bâtiment, celui de la personne lui ayant gâché sa vie, un immeuble assez bien surveillé. Mais ils allaient devoir frapper en pleine nuit. Une autre nuit. Tous quittèrent la ville tôt le matin pour se mettre en route vers là où se trouvait leur cible. Ils traquèrent la future victime toute la journée, admirant ses mœurs, sa richesse, et son air hautain leur donnaient envie de lui faire exploser la gueule en public.

La nuit tomba assez rapidement. Cassiel, encagoulé, attendait patiemment avec son petit groupe de pouvoir agir. Ils communiquaient grâce à quelques signes distinctifs, déposant des symboles grâce à des bombes de peinture. Tous se rejoignirent au point de rassemblement avant de se mettre à agir. En quelques minutes à peine, le bâtiment tout entier fut envahi par les flammes. Mais le groupe du jeune homme se trouvait proche de là où se trouvait le gaz. Et, évidemment, ce qui dut arriver arriva ; l’explosion souffla le groupe entier. Heureusement pour eux, ils étaient assez éloignés pour que leurs blessures ne soient pas mortelles. Cassiel, lui, perdit son bras droit sur le coup, la détonation lui ayant arraché une grosse partie de ce dernier. Au sol, à moitié sonné, il souffrait le martyr. Il voyait son bras calciné encore brûlant étalé au sol, et la traînée de sang. Il pouvait se faire passer pour un civil ayant été au mauvais endroit au mauvais moment. Usant de ses dernières forces, il jeta sa cagoule au loin avant de se traîner faiblement à un endroit plus approprié. Mais le sang coulait beaucoup trop, sa peau devint pâle, il tomba inerte un peu plus loin au bord de la route. Croyant à sa mort, il avait accepté cette dernière, osant penser ne plus jamais pouvoir se réveiller. Il ferma les yeux, attendant dans le froid, gisant sur ce sol glacé et teinté de liquide vital.

Mais il ouvrit les yeux beaucoup plus tard. Retour à la case départ ; un putain d’hôpital. Il souffrait le martyr, plusieurs os cassés et surtout un bras en moins, ce n’était pas rien. Personne ne l’avait soupçonné, même si tout le monde cherchait activement les auteurs de ce crime. Il vit défiler sur ce petit écran face à lui les noms de ses amis de fortune, reconnut quelques visages familiers. Tous allèrent en prison, probablement à vie. Leur chef avait disparu dans la nature, et plus personne n’en entendit parler. Et lui, il était cloué au lit, un lit dur dans une salle d’un blanc immaculé. Il voulut lever son bras droit, mais rien n’y faisait, il ne lui restait plus rien, si ce n’est un moignon dégueulasse et encore sanguinolent. En fermant les yeux, il crut un instant avoir encore l’usage de son bras, mais non, ce n’était pas qu’un mauvais rêve, c’était la réalité. Les médecins lui expliquèrent ce phénomène, et lui refusait d’y croire ; il se sentait agressé, comme s’ils savaient ce qu’il avait fait. Il avait peur, il était terrifié à l’idée de quitter l’hôpital et de finir en prison tout comme ses camarades. Il fallait qu’il s’en aille, et vite. Mais il n’avait pas la force de se relever, pas pour le moment.

De longues semaines passèrent, des jours et des nuits à souffrir, à hurler, à se battre pour reprendre des forces. On lui proposa de lui poser une prothèse, mais les coûts étaient beaucoup trop élevés. Il n’avait pas l’argent pour pouvoir se payer un bras, son métier ne lui rapportait pas assez. Il n'avait plus rien, maintenant. Il était affaibli, il était fatigué, et il savait que les autorités ont réussi à remonter sa trace. Il tentait de se cacher, de se déguiser, mais son bras manquant était plus que remarquable. Il fut capturé par un autre groupe de criminels qui voulaient l'enrôler de force. Bien évidemment, Cassiel refusa. Il ne voulait pas que tout cela recommence. Il ne voulait pas croire à cette promesse de lui offrir un nouveau bras. Il passa un long moment comme un animal, torturé, battu, dans l'espoir qu'il change d'avis. Mais cela n'allait pas faire pencher la balance de l'autre côté.

Tous ces jours à dormir peu, à manger peu, cela l'affaiblissait encore plus qu'il ne l'était déjà. Chaque jour, quelqu'un venait le voir pour s'assurer qu'il allait changer d'avis tôt ou tard ; mais jamais il ne céda. Son esprit était plus fort que n'importe quel moyen de torture. L'humiliation ne lui faisait plus rien, et il gardait toujours ce sourire mauvais sur les lèvres. Ils comptaient bien lui effacer celui-ci. Mais ils n'eurent jamais le temps de le faire : Cassiel put s'enfuir assez facilement en usant de patience et de persévérance.

Il dépensa toutes ses dernières économies pour pouvoir quitter ce pays et ainsi recommencer sa vie ailleurs, dans un pays qu’il espérait meilleur. Il voulait que tout le monde l’oublie, il voulait s'effacer, il voulait tout simplement devenir un fantôme du passé, une personne sans importance, qu’on se ferait plaisir à cracher sur sa tombe vide. Il arriva en France suite à la fuite de son pays, fatigué, anéantit, aux portes de la mort. Mais sa promesse à sa défunte femme lui donna assez de forces pour pouvoir errer dans les rues de Paris sans aucun but. Il rencontra quelques personnes qui, dans un élan de gentillesse, l’hébergèrent quelques jours le temps qu’il puisse se réorienter. Mais rien n’y faisait, il n’avait plus la force de tout reconstruire. Durant des mois, il vivait dans des logements de fortune, dans la peur, avec son bras en moins un véritable cadavre ambulant.

Néanmoins, il entendit parler de quelque chose, sûrement l’occasion à ne pas rater. Des scientifiques avaient besoin de cobayes afin de tester leurs avancées technologiques et payaient une somme astronomique, de quoi pouvoir repartir sur de bonnes bases et surtout pouvoir enfin se payer une véritable prothèse, un bijou de la technologie. Mais ce qu’il ne savait pas, c’était que cela allait dégénérer ; de toute façon, qui pensait que leur corps allait muter, qu’ils allaient devenir de véritables monstres ? Le futur n’était pas prévu, et il fallait bien commencer avec quelque chose. Vendre son corps à la science était alors la seule et unique solution, ce qui allait le sauver et lui permettre de ne plus vivre dans la peur, dans la tristesse.

Cassiel observait les murs blancs ressemblants étrangement à ceux de l’hôpital. Il avait peur, il avait le trac, et il avait du mal à s’orienter. On lui avait dit d’attendre dans cette immense salle, il y avait d’autres personnes avec lui, mais personne n’osait prendre la parole, pas même lui. Son pied tapait nerveusement contre ce sol dur et froid, il ne portait rien d’autre qu’une simple tenue légère qui annonçait une prochaine opération. Tout cela ne sentait vraiment pas bon, mais il était prêt à tout pour avoir une certaine somme d’argent ; il s’était senti bien con de repartir avec rien du tout, si ce n’est un petit fond pour pouvoir se payer assez de nourriture pour pouvoir survivre. Il avait peur, il était nerveux, et sa mauvaise humeur avait contaminé les autres patients – ou plutôt cobayes. Il fut ensuite appelé, ils étaient prêts à faire des expériences sur lui.  Il se releva donc, regardant une dernière fois ses camarades de fortune, avant de disparaître dans une salle dont aucun son ne pouvait sortir. On le déposa sur cette table froide avant de l’aveugler par cette lumière artificielle. On lui demanda de fermer les yeux, de se laisser faire, que tout allait bien se passer. Il était désorienté, s’agitant jusqu’à recevoir une piqûre. Il ferma ensuite les yeux, lentement, avant de s’endormir.

Durant toute l’opération, il souffrait. Il pouvait sentir toutes ces piqûres, le scalpel lui ouvrir la peau, il avait l’impression d’être tué à petit feu, torturé, il avait l’impression qu’on lui injectait des corps étrangers dans le corps. Mais il ne pouvait ni hurler, ni supplier, il fallait qu’il endure cela. Il cauchemardait tout le long, la peur de l’inconnu l’ayant envahi. Les scientifiques voulaient faire de lui un hybride, cet être entre l’humain et l’animal, mais rien n’était sûr à cette époque. Il venait de gâcher sa vie, et probablement celle des autres plus tard. Mais il commençait à atteindre la trentaine, alors, qui en avait quelque chose à foutre de lui ? Bien évidemment, les tests ne semblaient pas concluants sur lui, comme sur beaucoup d’autres sujets. On le jeta presque à la porte après l’avoir payé. Il avait souffert, mais il possédait maintenant assez d’argent pour se faire confectionner sa propre prothèse. Il était heureux, surtout que les expériences ne semblaient pas avoir trop d’impact sur lui. La richesse lui montait au nez, il put enfin pouvoir goûter à une vie dont il n’avait jamais eu l’occasion de vivre. Et ça lui faisait tellement du bien putain. Il pouvait se reposer sans avoir peur qu’on le chasse le lendemain, il pouvait manger, boire, être propre, bref, une vie comme une autre. Une fin heureuse ? Oui, mais plus pour longtemps.

Les années passèrent, le metteur en scène commençait à ressentir les effets de ces expériences. Parfois, il se réveillait avec quelques plumes dans le lit. Au début, il ne s’en inquiétait pas, jusqu’à ce que ces plumes restent sur son corps. Il commençait à dégénérer, devenant un infecté. Cassiel apprit très vite qu’il n’était pas le seul, que la plupart de ces gens opérés étaient comme lui. Et, apparemment, ils étaient fuis comme la peste. Des plumes poussèrent sur son corps, des antennes plumeuses finirent par apparaître sur sa tête, sa tête blonde commençait lentement mais sûrement à se décolorer. En se regardant, il découvrit l’horreur qu’il était devenu, un véritable mutant, et l’infection semblait s’aggraver de jour en jour. Sa santé mentale commençait également à se dégrader sérieusement, lui qui était déjà fragilisé depuis la mort de sa femme. Sous la peur, il sombra de plus en plus vite, devenant instable, imprévisible. Il tentait de rester calme durant son travail, mais c’était tellement difficile, tellement insupportable. Il cherchait une raison à une telle mutation, même s’il le savait déjà. Il se voilait tout simplement la face. Et, progressivement, il se cachait à travers divers costumes, vêtements larges, justifiant son comportement étrange par des excuses pourries mais qui tenaient la route.

Il continua ensuite à mettre en scène différentes pièces sous le pseudonyme de Cassidy. Depuis sa reprise du boulot en France, il préférait se faire nommer ainsi afin de rester un minimum anonyme. Mais plus les années passaient, plus il avait du mal à cacher son infection. Ses collègues trouvaient cela bizarre, surtout que les hybrides n’étaient pas vraiment dévoilés à l’époque où il s’était présenté en tant que metteur en scène. Il ne voulait pas perdre son boulot, mais il était de plus en plus difficile de contrôler ses crises de panique, son caractère se dégradant. Et il commença également à mener une double vie, se cachant encore et toujours par peur d’être tué.

Puis vint ensuite l’apparition des Humanis. Ce groupe  d’humains enfoirés qui se pensaient plus haut placés que tout le monde. Cette nouvelle fit bouillir le sang de l’infecté. Vraiment, ils cherchaient à tuer les infectés, et à rabaisser les hybrides ? Quelle horreur. Mais d’un côté, il pouvait se faire de l’argent grâce à ces esclaves, mais n’en était-il pas un, au fond ? Après tout, il avait été payé pour devenir un hybride, mais il était devenu à la place un infecté. Mais il se fichait pas mal de l’avis des autres, il en avait même rien à faire pour être plus exact.

Une nuit, alors qu’il se frayait un chemin dans les ruelles presque vides, il fit la rencontre d’un humain pas comme les autres : un membre des Humanis. L’homme l’avait suivi et avait remarqué son comportement plus qu’étrange ainsi que ses attributs. Ce qu’il voulait ? Ramener Cassiel au centre de dressage où il pourrait être vendu. Bien évidemment, l’homme n’accepta pas la proposition.

« Allez, soit tu viens avec moi, soit je t’éclate la gueule.
- Vraiment ? »

Cassiel semblait insensible à ce genre de menace, même si, intérieurement, il flippait sa race. Son corps entier tremblait, mais il jouait avec les doigts griffus de son bras qui était tout sauf humain. Ses yeux bleus fixaient ceux émeraude de l’Humanis qui gardait son arme au bout des doigts. Puis il lui pointa le flingue devant la gueule, les sourcils froncés. Lui aussi avait peur de l’hybride.

« Fais pas l’con, regarde, je suis armé et toi t’es qu’un sale hybride sans défense. J’ai tous les pouvoirs sur toi ! »

L’hybride trembla. Il fut pris d’une violente crise qui lui fit mettre les genoux au sol, comme s’il se rendait. L’humain, lui, s’approcha, le flingue toujours pointé sur lui. Voir cet homme à terre, se tenant la tête, souffrant, le faisait sourire.

« Tu vois, quand tu veux, tu peux être docile. Tu n’as rien à faire ici. »

Il tendit ensuite la main, prêt à attraper Cassiel. Mais celui-ci riposta immédiatement, attrapant le pistolet, le jetant au loin. Maintenant, c’était enfin un combat équitable. Il lui tordit le bras, les yeux remplis de rage. Le sourire aux lèvres, il n’avait pas assez de force pour pouvoir le maîtriser mais il put le sonner un bref instant, le temps d’aller chercher le flingue fraîchement éloigné. L’humain, lui, se jeta sur l’hybride afin de le mettre au sol. Il le rua de coups, l’insultant de tous les noms. Et Cassiel, lui, gardait l’arme tout contre lui. Il se laissait faire, les larmes coulant le long de ses joues, le sang allant se mêler à ces gouttes salées. Puis un bruit sourd retentit ; il venait de lui tirer dessus, un coup fatal qui transforma cet humain trop violent en corps inerte. Le survivant se débarrassa immédiatement du corps, apeuré encore une fois, avant de prendre la fuite, de se cacher. Mais pourquoi avait-il peur ? Après tout, ce n’était que du self-défense.

Personne ne retrouva l’assassin, et puis, qu’importe, il n’était qu’une simple poussière au milieu du désert. De chez lui, il regardait l’horizon, l’air presque nostalgique. En baissant le regard vers ses mains, il pouvait encore voir le sang frais de cet homme qui faillit le tuer quelque temps plus tôt. Il en frissonna ; il avait… Aimé tuer cet homme.  Il l’avait entendu souffrir le martyr avant de rendre son dernier souffle. S’il le pouvait, il recommencerait. Mais il devait faire profil bas, car trop d’évènements en si peu de temps, cela pourrait paraître suspect. Il souhaitait que les infectés ne soient plus considérés comme de la peste à éradiquer. Il pouvait très bien se faire passer pour un hybride comme un autre, mais non, il savait que sa santé mentale qui ne faisait que se dégrader de jour en jour allait lever sa couverture. Il se mit ainsi à agir presque dans l’ombre, montant des pièces de théâtre avec de plus en plus de difficultés. Personne n’a jamais su qu’il était un infecté, il se cachait toute la journée derrière ces vêtements bouffants, des parures qui paraissaient normales dans son domaine de travail. Et puis, surtout, il commençait à jouer une double vie.

"Cassidy " le metteur en scène mystérieux, ce n’était pas assez pour lui. Il s’était construit une petite muraille impénétrable, se fit confectionner un masque. Le reste du temps, il passait sa vie masqué, déguisé. Vivant dans la ville souterraine, il était celui qui kidnappait un peu n’importe quoi pour en faire des esclaves et les revendre au marché noir. Mais plus le temps passait, plus il se montrait agressif, cruel voire même impatient. Il vivait dans la peur constante qu’on découvre son vrai visage et qu’on décide de le buter. Sa combinaison sombre, son masque de cuir, c’était devenu sa seconde peau. Il ne pouvait progressivement plus la quitter. Il aurait très bien pu se flinguer pour de bon, mais voir les autres souffrir à sa place lui donnait de l’espoir pour sa sale gueule. Il pensait pouvoir se sauver en retirant la liberté aux autres, en se servant du malheur des autres pour s’élever et fuir les problèmes.

Mais les Humanis faisaient encore et toujours plus parler d’eux, cette sale vermine qu’il aimerait éradiquer ou voir dans des cages, juste pour se délecter de leurs réactions. Leur montrer ce que ça fait d’être traité comme de la merde, c’était son rêve. Il entendit également parler des Aegis, ces gens qui voulaient plus ou moins aider les hybrides et les personnes comme Cassiel. Vraiment, c’était possible de le sauver ? Cassiel en riait beaucoup. Pour lui, il n’était plus rattrapable. Il voyait son corps entier changer, son mental se dégrader, bref, plus n’allait bien pour lui. Et la présence de sa femme semblait avoir disparue depuis un moment maintenant ; il était seul, maintenant. Pour lui, être esclavagiste, c’était comme se venger de tout le mal qu’on lui avait fait.
Humains, hybrides, Humanis, Aegis, ils étaient tous pareils à ses yeux. Il n'aurait alors aucun regret à les soumettre.

Le temps passait et plus ce besoin de vouloir tout faire péter se faisait ressentir. Cassiel ne resta pas insensible à cette ignoble envie de tout voir sauter ,de faire céder les Humanis sous ses mains. De voir l'humanité s'effondrer ; il était avide de pouvoir, il ne pouvait plus se contenter de se nourrir des faces que faisaient ses victimes. C'est ainsi qu'il rassemba un petit groupe, des gens qui pensaient comme lui, des hybrides exclusivement. Ils avaient réussi à gagner sa confiance, et lui était parvenu à leur implanter dans la tête cet idéalisme de voir l'humanité sous leurs pieds. C'est alors qu'ensemble, ils créèrent Ileris.

Il était temps que les choses changent.
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Dernière édition par Cassiel Adony le Sam 28 Jan 2017 - 17:50, édité 55 fois
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ILERIS ESPION
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Sam 27 Aoû 2016 - 16:40
Bienvenue


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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Sam 27 Aoû 2016 - 16:42
Rebienvenue !


Hey !  ~ 336600 ~
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HYBRIDE FEMELLE NEUTRE
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Sam 27 Aoû 2016 - 17:22
Je t'aime
Fais moi des gosses putain
T'es le plus beau
(Après Erwin, parce que Erwin, il a le booty d'enfer ♥ )


...


Dernière édition par Jannah Chang le Sam 27 Aoû 2016 - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Sam 27 Aoû 2016 - 19:20
T bo ptn.
Love de toi. ♥


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Dim 28 Aoû 2016 - 3:14
Merci :ohoh:

moi aussi j'vous aime ♥




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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Dim 28 Aoû 2016 - 4:07
Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Dim 28 Aoû 2016 - 4:17
Bienvenue
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ILERIS ASSASSIN
Featuring : Soldier 76 (Jack Morrison) - Overwatch
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Absence : Absent H24 !
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Mer 31 Aoû 2016 - 19:44
MERCI ∠( ᐛ 」∠)_




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MAITRE MECHANT
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Mer 31 Aoû 2016 - 20:15
Bienvenue ^^


© Merci à Jannah Chang pour l'avatar et à Yayoi pour la signe  ^^

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HYBRIDE FEMELLE NEUTRE
Featuring : Fareeha Amari (Pharah) • Overwatch
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MessageSujet: Re: They will look for me but will not find me ✗Cassiel   Mer 31 Aoû 2016 - 22:10
Bon tu connais déjà mon avis sur Cassiel.
C'est bo.
Mais vraiment.
Tu nous a encore sorti un personnage des plus intéressants et il prend vraiment aux tripes. T'as intérêt à nous faire des rps de folie parce qu'il peut tellement apporter ♥


“ Tu es valide(e) ”



Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption, et si tu cherches un toit fait une demande de lieux.
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...
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